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Un son d'horreur [RP Solo]

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Capitaine
Troisième personnage


Journal de bord
Situation RP: Libre
En couple: Non
MessageSujet: Un son d'horreur [RP Solo] Jeu 24 Mar - 6:45



Le monastère d’Ulirac raisonnait des cris d’horreur. Les hurlements de blessés se faisaient entendre dans tout le bâtiment, empêchant les malades et les simples moines de trouver le repos tant mérité. De toute manière, qui serait capable de dormir en sachant ce qu’il venait de se passer non loin d’ici ? Les petits enfants pleuraient leurs parents décédés, les gémissements des blessés laissaient perplexe, notamment quand aux chances de survie de ces derniers. Nombreux étaient ceux qui réclamaient l’aide de Dieu ou d’une divinité dont les moines ne connaissaient pas le nom. Dans leurs délires, certains insultaient clairement la religion de ce lieu. Pourtant les moines affirmèrent que Dieu les pardonnera. Erik ne put alors s’empêcher d’en rire silencieusement. Cette scène frisait le ridicule, et le désespoir semblait également envahir le cœur des moines. Morts, blessés, des corps avaient été déposés dans l’une des grandes salles du monastère. Le sang entaché le sol habituellement blanc, la boue souillait les merveilles de ce lieu sacré. Erik était de ceux qui allaient devoir apporter son aide aux victimes de cette attaque de bandits. Un village entier avait été décimé.

Au milieu de tous ces cris, le jeune homme était perdu. Pourtant il prit vite de l’assurance, et s’efforça de dégager beaucoup de paix, de réconfort, et d’amour autour de lui. Aussi rapidement qu’une colombe, il fit la rencontre de l’ensemble des blessés et de leurs familles, examinant les plaies qui étaient soignables, rassurant les proches désespérés par un sourire, seule chose qu’il pouvait offrir. Il suivit les instructions de l’apothicaire et des moines les plus reconnus du Monastère. Il apprit en quelques heures à soigner les plaies, faire des pansements de fortune, préparer des remèdes ou encore des onguents. Il ne s’occupa cependant pas des opérations lourdes, trop insoutenables à l’œil selon le jeune moine en apprentissage. Erik avait donné sa part d’espoir et avait fait de son mieux. Il quitta donc la salle lorsqu’il fut certain que tous avaient été examinés ou consultés. Ceux qui seront sur pieds demain seront sûrement renvoyés chez eux au plus vite, afin de libérer de la place. Ces derniers n’avaient plus qu’à espérer qu’ils ne recroisent pas les hommes responsables de ce drame. L’espace d’un instant, Erik frissonna. Comment un tel massacre avait pu être commis en toute impunité ?

Le jeune homme voguait dans le cloître, lieu de réconfort à ses yeux. Il ne s’approcha pas du petit jardin, encore en proie à une tempête qui ne semblait pas vouloir s’arrêter. Pour la première fois depuis qu’il avait assisté les blessés, Erik songea à l’avenir. Il savait qu’il ne verrait jamais plus le monde comme il avait pu le voir avant ce drame, ou encore avant d’être séparé de son frère jumeau. La vie, bien moins joyeuse qu’elle semblait l’être, sera toujours empreinte de massacres, de crimes, de torture et de trahison. Et pourtant les gens reprenaient leur vie habituelle quelques jours après, semblant oublier qu’un jour un évènement avait à jamais secoué leur vie.

Le jeune homme se rendit alors compte qu’il avait oublié de veiller à ne pas être en retard au réfectoire. Le déjeuner devait sûrement déjà être achevé. Selon une règle bien stricte et établie depuis des années déjà, les retardataires se devaient de rester le ventre vide jusqu’au prochain repas de la journée. Le jeune homme hésita alors à aller réclamer de quoi manger au cuisinier, puis finalement s’y résolu. Il obtient un morceau de fromage et un bout de pain. C’était amplement suffisant pour aujourd’hui ; il devait après payer pour son retard. C’est encore dans le cloitre qu’il se régala de son maigre repas, écoutant la pluie marteler la pierre du bâtiment avec une lassitude certaine.
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Capitaine
Troisième personnage


Journal de bord
Situation RP: Libre
En couple: Non
MessageSujet: Un son d'horreur [RP Solo] Mar 5 Avr - 12:36

Dans ce cloitre aux sinistres teintes, il avait tout le temps de penser à son frère jumeau, laissant son imagination plutôt étonnante s’évader comme une hirondelle libre d’aller où elle le souhaite. Il mangeait les yeux fermés, ignorant les passages des moines, qui peu intéressés par le gamin, se hâtaient déjà de rejoindre le lieu de prière. Lui ne pensait qu’à leurs étreintes fraternels, à leurs jeux de boue où l’innocence n’était pas un mot tabou. Des moments qu’il aurait voulu savourer pour l’éternité. Mais le temps ne s’était jamais arrêté pour eux, et ils avaient grandi, se refusant malgré tout à devenir des jeunes enfants responsables. Cela avait causé leur séparation douloureuse, mais également forcée par le chef de famille. Se pouvait-il que William ait oublié ces instants magiques ? Qu’il ait décidé d’y renoncer pour toujours, de ne plus reconnaître l’existence son frère désormais devenu moine ? L’idée même qu’il puisse ne pas revenir vers lui lui était insupportable. William restait désespérément celui pour qui Erik aurait tout fait, même risquer sa propre vie. Il était son but dans la vie, son âme, son cœur, et son esprit. Il était le jumeau, l’ami d’enfance, le journal intime d’un garçon malade. Mais il l’avait perdu, un beau soir de printemps, alors qu’ils venaient tous deux de fêter leurs sixièmes années. Désormais Erik était tout à son Dieu, et survivait dans le but d’apporter le bonheur aux humains ayant la foi. Mais comment faire cela, lorsque les gestes et le regard sont les seuls armes d’un jeune garçon muet ? Comment parler avec l’agneau égaré, l’obliger à se confier sans craindre qu’il ne fuie devant l’enfant anormal ?

Erik se demanda alors si assister le frère Pierre dans l’accueil des visiteurs était une bonne chose. Malgré des efforts volontaires, il ne parvenait à se faire comprendre. Préférant par la suite ne pas recouvrer la voix, il renonçait finalement, au plus grand désespoir de son ami et professeur de toujours. Il se morfondait sans cesse dans le mutisme, laissant ses yeux exprimer ce qu’il ressentait, ce qu’il pensait. Mais tout cela pouvait souvent être interprété de travers, et c’est un regard plein d’incompréhension qu’on lui jetait le plus souvent. Pourtant il n’avait jamais rien fait contre cela. Qu’on le considère comme le dernier des incapables, ou comme le mignon petit moine du coin, cela lui importait peu, du moment qu’il vienne en aide aux personnes dans le besoin.

Le regard posé sur la pluie qui détruisait sans pitié le petit jardin des moines, Erik ne vit pas la journée passer. Quoi qu’il en soit, il était fou d’inquiétude pour son frère, qui jamais n’avait daigné lui donner des nouvelles. Il espéra alors que personne n’avait osé lui voler la vie, car il ne s’en remettrait pas. C’est sur ces pensées qu’il se leva enfin, laissant le pain restant pour les oiseaux abrités dans l’arbre le plus épais de ce lieu. Sans prendre de le temps de voir si ce repas aller les contenter, il marcha longuement, faisant le tour du cloitre, priant silencieusement, puis prenant régulièrement sa température pour s’assurer qu’il avait bien récupéré de la journée d’hier.

Il ne tenait pas vraiment à revoir l’abbé, qui avec autorité n’avait pas hésité à lui faire comprendre que son comportement irresponsable aurait pu le conduire à sa mort. Les supérieurs de ce monastère prenaient très au sérieux la maladie du jeune moine, et ne se gênaient d’ailleurs pas pour le couver comme un poussin à peine sorti de son œuf. Ils ne cessaient de lui dire qu’à force de ne pas prendre soin de sa santé, il allait mourir. Qu’il était peu prudent, et se conduisait comme un enfant. Enfant fragile, fatigué au moindre effort, il était maigre à faire horreur, et sa pâleur en inquiétait plus d’un, dont les apothicaires qui visitaient par moment le monastère. Erik n’avait que très peu vu l’apothicaire officiel de ce bâtiment, se refusant à ce que l’on prenne soin de lui. Il lui semblait plus sage de garder le silence, et de laisser son corps faire le travail. Seul.
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