AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

_______________________________________________________________________________

Partagez|
0

Un bol d'air frais [RP Solo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas


avatar

Capitaine
Troisième personnage


Journal de bord
Situation RP: Libre
En couple: Non
MessageSujet: Un bol d'air frais [RP Solo] Lun 14 Mar - 10:16

Après avoir dormi, Erik avait décidé d’aller prendre l’air pour se changer les idées. L’odeur des fleurs d’un début de printemps, de l’humidité des nuages qui menaçaient sans cesse de pleurer, le chant des oiseaux revenant de leur long voyage migratoire, ou encore ceux qui enfants heureux de retrouver une saison qu’ils chérissent : rien de mieux qu’un bout de nature intact pour retrouver la paix intérieure en ces temps troublés. Erik préférait cependant se promener à l’aube, car il la chérissait plus que quiconque.

Il avait quitté le monastère en signalant-par des gestes- son départ à une dizaine de moines tout au plus, dans l’espoir qu’aucun d’entre eux ne se posent de questions quant à ce qu’il comptait faire cet après-midi. Il avait même demandé par écrit au Frère Pierre de l’accompagner, bien qu’il se donne volontiers à la solitude d’habitude. Trop jeune pour voguer seul sur les routes de Fändir, le jeune homme avait finalement pris la bonne décision en le réclamant à ses côtés : pour une fois, il avait été responsable. En vérité, Erik n’aimait pas sortir, surtout lorsqu’il devait le faire seul et sans compagnon de route pour le protéger ou s’assurer qu’il ne tombera pas dans les pommes en chemin. Mais aujourd’hui, ce besoin de fraicheur et d’air pur était plus fort que tout, et il n’avait pu résister. La peur était certes présente, mais le besoin de liberté prenait le dessus. De toute manière, il avait un protecteur à ces côtés, et cela le rendait moins nerveux quant à ce qu’il pourrait lui arriver pendant sa petite promenade. Peut-être qu’il en faisait trop ? Peut-être qu’il était moins malade qu’il ne l’imaginait, et que le problème était plus d’ordre psychologique ? Il secoua vivement la tête, chassant ces hypothèses de son esprit. De toute manière, cela ne changeait rien au fait que William n’était plus à ces côtés, et que sa vie avait alors moins d’intérêt. Au lieu de prendre soin de lui, il préférait désormais prendre soin des gens dans le besoin qui se présentaient à la porte du monastère. Au moins, il avait un but qui lui permettait de ne pas sombrer dans le désespoir.

C’est donc à cheval qu’ils quittèrent tous les deux l’imposante bâtisse, laissant le vent soulever leurs imposantes chevelures. Pendant près d’une demi-heure, ils galopèrent à travers la campagne qui s’assombrissait de plus en plus. A la vitesse où ils allaient, on aurait pu croire qu’une meute de loups les pourchassait. Ils montèrent côtes, les descendirent par la suite, pour recommencer ce jeu qui semblait les amuser malgré sa simplicité. Ils croisèrent en chemin plusieurs voyageurs, les saluant humblement avant de reprendre la route, s’assurant tout d’abord qu’ils n’allaient pas dans le sens opposé de leur destination finale. Le jeune moine en apprentissage n’avait jamais souri de lui-même. Il venait de le faire, au moment où le Frère Pierre lui demanda si tout allait bien. Le jeune garçon se contenta de lui répondre par un hochement de tête. Lorsqu’Erik présenta les premiers signes de faiblesse, ils cessèrent leur jeu et s’abandonnèrent au silence que leur imposait la nature, si on ne tenait pas compte du chant agité des oiseaux.

Le grand silence des chemins et la solitude du paysage apaisaient quelque peu les craintes du jeune moine. Erik rêvassait, s’imaginant une vie de mutisme, désertée par toute forme de compagnons. Il se demandait alors si cela lui plairait vraiment, d’être seul au monde, hors société. Lorsqu’un enfant hurla, Erik sursauta et manqua de peu de tomber de sa monture. Le petit garçon s’approcha des moines et leur signala que le chef du village voisin avait demandé à tout le monde de rester chez soi, afin d’échapper à la tempête qui approchait. Ils regardèrent le ciel noir à l'horizon. Le gamin avait raison.

Erik et Pierre étaient bien trop loin du monastère pour rentrer dans l’heure. Ils allaient devoir galoper, et vite. Cependant, la fragile santé d’Erik allait poser de gros problèmes aux deux moines. Au bout de seulement quelques minutes de galop intensif, la fièvre d’Erik fit son apparition, obligeant les deux compagnons à ralentir. Le jeune moine voyait bien l’inquiétude sur le visage du Frère Pierre. Encore une fois, il n’était qu’un poids pour les hommes de Dieu les plus compétents. C’est au pas qu’ils reprirent la route, Erik respirant faiblement. Lorsque le vent commença à fortement souffler, et la pluie à tomber, Pierre décida de trouver un abri le plus vite possible. Ils ne purent trouver refuge que sous un arbre centenaire, espérant que l’orage ne viendra pas les déloger de leur unique abri. Le tonnerre gronda, Erik poussa un gémissement de terreur. Bizarrement, ce son fit sourire Pierre, qui prit l'enfant contre lui pour le rassurer. Effectivement, Pierre avait eu Erik comme élève lorsque ce dernier n’avait que six printemps.

Peut-être que finalement, les craintes d’Erik allait lui faire recouvrer la voix.
La pluie ne se calma pas, et l'orage se faisant de plus en plus fort, les deux moines furent forcés de reprendre la route. Ils voyagèrent donc au pas, se dirigeant avec lenteur vers le monastère. Erik jura silencieusement contre sa maladie.
Revenir en haut Aller en bas

Un bol d'air frais [RP Solo]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» présentation Bob Solo [Validée]
» Chasse de chasseur de renards (C, solo)
» Rompre la solitude (Solo acquisition Kuchiyose)
» Arrivé a Jadielle...Mouillé...(Solo) [TERMINÉ]
» Entrainement et agrandisement avant le combat d'arêne {solo}
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fändir :: FÄNDIR :: Le continent :: Les routes-