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Pirates sur les quais [PV]

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Mousse
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP:
En couple:
MessageSujet: Pirates sur les quais [PV] Dim 24 Avr - 16:16

Voilà de nombreux jours qu'Aaron n'avait pas vu la terre, de nombreux jours à observer l'océan et sa vie. Le voyage avait été tranquille, le vent les avait porté rapidement, plus rapidement que prévu d'ailleurs, mais ce fut_là les seuls bons côtés de ce voyage. Leur place leur, à Aaron et Agle leur avait coûté plus que quelques pièces, ils faisaient temporairement parti de l'équipage et devaient remplir les tâches de l'équipage. La garde de nuit, le nettoyage du pont, la vigie, tous les rôles leur avaient été donnés, certains plus sympathiques que d'autres. Notre ami avait attrapé une isolation quand il jouait les vigies, avait refusé de manger en voyant comment le cuistot préparait les plats, avait eu les mains mangées par le sel lors du nettoyage du pont. Ici, tout se négociait, y compris la feuille de tabac qu'il mâchouillait, il avait perdu une nuit pour cette seule feuille. Pourtant, les choses avaient maintenant changé.

Le port de la capital était en vue, s'étalent de tous son long. Le trafique s'était intensifié au fur et à mesure des jours, c'était maintenant la guerre pour réussir à avoir un endroit où mouiller. Aaron se tenait sur l'avant du navire, se tenant d'une main à l'une des cordes de la voilure, mâchouillant lentement sa feuille de tabac. Agle n'était pas loin, mais il ne regardait pas le port. Il était obnubilé par les autres vaisseaux. Les deux hommes avaient, sans aucun doute une grande passion pour les bateaux et ce devait être là leur seul point commun. Agle se révélait brusque et dépourvu de diplomatie là où Aaron préférait les ruses. Agle assurait les muscle du groupe là où le jeune homme préférai réfléchir pour deux. Cela leur convenait, pour le moment.

Un vent léger soufflait en bordure du port, de gros nuages bien noirs s'approchaient, la tempête arrivait, elle les avait suivit depuis leur départ, mais le navire avait toujours su garder les devants, maintenant qu'il ne bougeait plus, le cumulus gagnait inévitablement du chemin. Les petites mèches de cheveux brunes d'Aaron flottaient tranquillement au rythme des rafales, son long manteaux noir était blanchit par le sel, paraissait usé. Un pied posé sur la rambarde, le jeune marin ne se sentait pas à l'aise. Il avait demandé aux corsaires de les déposer au premier endroit où ils s'arrêteraient, il n'avait pas pensé que ce serait la capitale. Les deux comparses étaient déjà venus ici, quand ils étaient marin, ils savaient que pour deux fugitifs, débarquer ici n'était pas une bonne idée, mais ce n'est pas comme s'ils avaient le choix. Le capitaine avait le sourire, comme s'il rigolait beaucoup de la mauvaise blague qu'il leur avait fait. En même temps, cela lui coûtait chère, d'avoir deux fugitifs, ennemies du gouverneur et de l'armée sur son bateau. Il voyait surement dans la situation un moyen de gagner quelques sous en avançant qu'il les avait capturé, des bourses seraient échangées contre Aaron et Agle et personne n'y verra rien à redire. Il fallait trouver un moyen de s'échapper de ce traquenard et vite. Notre ami tourna la tête quand il entendit le pas lourd de son ami s'approcher dans son dos. Le nubien avait les traits tirés en une moue fort désagréable à la vue, sa peau d'ébène reluisait au contact du soleil, la chaleur était étouffante, y compris pour le noir. Ce dernier s'arrêta à côté de son confrère, le dépassant d'une bonne tête et d'une bonne largeur d'épaule.

« Je ne pense pas que la capitale soit une bonne idée... »

« Moi non plus. »

« je ne pense pas que nous allier à des corsaires a été une bonne idée... »

« Moi non plus. »

« je ne pense pas qu'avoir laissé en vie ces deux enfoirés du gouvernement ait été une bonne idée... »

« je le conçois. »

« Alors qu'est ce qu'on fout là bordel ?! »

« Je puis t'assurer qu'arriver ici est tout sauf un enchantement, je puis t'assurer que le petit sourire du capitaine est tout sauf un enchantement, mais ce n'est pas comme si on avait le choix, on va devoir improviser, comme on l'a fait le soir de la désertion. »

« Tu parles de quelle partie de la désertion ? Celle où on a tué le second et le quartier maître ou celle où on a nagé comme des truites jusqu'à la plage, évitant les tires de mousquet venant du bateau ou encore la course poursuite dans la forêt pour semer nos poursuivant... A moins que tu ne parles du petit jeu dans la ville avec les deux crétins du gouvernement, oui, c'est sûr, ça en fait de l'impro, mais pour une fois, j'aimerai faire un truc simple, même si je dois tuer tous ces enfoirés qui nous ont tranquillement fait bosser comme des malades. »

« Il ne sert à rien de s'exciter, cela ne va pas nous permettre de rejoindre les quais sans problèmes. Nous partirons cette nuit, a la nage, comme d'habitude... »

« Oh oui, à la nage et on partira comment ? Tu sais comme moi qu'on nous enferme dans la cale... »

« Oui, on nous enferme avec le reste du matériel, on aura qu'à faire un trou. »


Aaron sourit de toutes ses dents, bien que ce ne soit que de l'amusement feint. Agle avait raison, la merde leur remontait jusqu'au cou et commençait même à leur rentrer dans la bouche. Le jeune homme observa encore quelques instants le port, leur bateau pourrait accoster demain matin normalement, cela leur laissait une nuit entière pour fuir, ce qui était amplement suffisant.

Les nuages terminèrent leur approche, la pluie était battante, les vents aussi, tous les bateaux resteraient à quai cette nuit. La mer était déchainée, le lourd navire tanguait largement, mais personne n'en fut surpris ou malade, heureusement d'ailleurs, dur d'être marin avec le mal de mer. Le vent soufflait tout aussi fort, agitant les voiles repliées, collant les vêtements d'Aaron et Agle à leur corps. Le capitaine avait eu la joyeuse idée de les mettre de nuit. Cela arrangeait en un sens les deux hommes, mais cela ne suffisait pas à équilibrer la balance vis-à-vis de la tempête. Essayez donc de fuir pour voir était clairement le message du commandant aux deux fugitifs. Il y avait de fortes chances pour que le capitaine les surveilles toutes une partie de la nuit et rigole tranquillement dans son coin.

Aaron et son confrère étaient chacun assit d'un côté du bateau. Le jeune homme s'était posé sur les marches menant au poste de pilotage, Agle à la proue, sur la rambarde, l'un des cordages de la voile en main. Ils étaient détrempés, grelottaient jusqu'au fond de leur âme, broyait du noir de manière continuelle. Ils étaient las, las de leur situation, las de fuir, las de se voir confier les tâches ingrates. Ils fuiront ce soir ou jamais. Agle se leva et alla rejoindre son compagnon pour batoiller sur leur plan d'action.

« Alors, comment on fait ? »

« Je réfléchis encore, on doit de toute façon partir ce soir, sinon, on terminera haut et court et cette perspective ne m'enchante guère. Avec la taille des vagues, prendre un canot serait suicidaire, on serait retourné avant d'avoir fait quinze pieds. On peut toujours essayer à la nage, on finira bien par atteindre les côtes, vu que le vent nous pousse là-bas, restera à éviter de se noyer, à éviter les bateaux, à sortir de l'eau, éviter les patrouilles, se trouver un coin pour sécher et trouver comment partir d'ici rapidement. »

« Un jeu d'enfant, qu'est ce qu'on attend ? »

« Rien... »


Aaron se leva, accompagné par le nubien. Tout deux montèrent sur le poste de pilotage, puis enjambèrent la rambarde. Un dernier regard autour d'eux, puis se fut le grand plongeons. La mer noire les happas, les absorba dans son eau froide et mouvementer, une véritable nappe de pétrole semblait se mouvoir autour du bateau. Les deux déserteurs eurent un petit pic d'angoisse, mais Aaron réussit à agripper son compagnon. A l'armée, on leur avait appris à combattre et mourir ensemble, le seul truc de bien songea le jeune homme. Les vagues étaient monstrueuses, rendant difficile le discernement entre le fond et le ciel. Les deux hommes jouèrent de chance pour se diriger à la nage vers le bon côté et la chance leur sourit, car se fut l'air glacial de la nuit qui les accueillit. Les gouttes martelaient fermement l'eau et le front des deux fugitifs. Ils prirent une goulée d'air avant d'être happé par une vague. Ils furent ballottés, dans le noir totale, seule les torches du port leur donnait la direction, quand ils réussissaient à ressortir de l'eau tournés vers le port. Aaron et Agle étaient bons nageur, mais dans ces conditions, le talent ne suffisait plus. Ils s'essoufflaient, rugissant mentalement contre le temps et leur malchance, crachant toute leur haine et leur air dans les vagues de plus en plus forte au fur et à mesure qu'ils s'approchaient du rivage. Ils finirent par atteindre les quais, le souffle court, les muscle tétanisés, le coeur menaçant d'exploser. Le bois mouillé glissait, empêchant les deux hommes de trouver une bonne prise, aider les vagues à les fracasser contre les piquets de soutien. Ils finirent par se hisser sur une barque avant de s'éclipser dans la nuit. Aucune patrouille en vue, tous avaient préférés fuirent la colère de l'océan au profit d'une tour de garde bien chaude. Aaron les enviait, Agle aussi, il le savait.

La nuit fut longue et éprouvante. Ils se régulièrement sous une petite arche, se protégeant mutuellement de la pluie et du froid. Tout deux tremblaient de froid et sûrement de peur. Comment ne pas avoir peur dans le noir totale, sans armes, à la merci des gardes et de la marine, voyant planer la corde au-dessus de leur tête à chaque seconde. La faim les tiraillait aussi, les menaçants de les vider de leurs faibles forces. Il leur faudrait se restaurer dès le lendemain pour survivre, se restaurer et se vêtir, à moins de trouver un moyen efficace pour faire sécher leurs vêtements. Le soleil se leva en même temps que les deux hommes. Ils ne pouvaient se permettre de rester immobiles. La pluie tombait toujours, cela leur allait très bien, leur air misérable pouvant passer pour le côté mouillé de la journée. C'est ainsi qu'ils se mirent à déambuler au milieu des quais.

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Capitaine
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MessageSujet: Re: Pirates sur les quais [PV] Dim 1 Mai - 19:13

Son souffle était court, son corps souple tendu par l'appréhension... Et l'excitation. Depuis combien de temps n'avait-elle pas commis un vol aussi audacieux que celui qu'elle préparait? Depuis combien de temps cette exaltation féroce, ce goût brûlant du risque l'avait abandonné?
Dans un frisson délicieux, elle sourit. Ce trait de caractère ne l'avait jamais quitté.

Sans un bruit, ombre parmi les autres dans l'obscurité des ruelles, elle se glissa jusqu'au portail de la cour. La pluie tombait avec fracas sur les pavés inégaux, inondant ses vêtements légers et roulant le long de son dos et de ses pieds nus sans qu'elle n'y prenne garde. Ses yeux jaune fouillèrent la pénombre qui lui rendit son regard, impavide. Dans l'un des petits baraquements qui se dressaient à intervalles réguliers sur les murs de la villa, des rires gras, avinés résonnaient fortement. Une lumière diffuse s'échappait de la minuscule fenêtre sans parvenir à dissiper la nuit qui régnait en maitre dans l'ombre des murs orgueilleux de la villa. Au contraire, son éclat faible ciselait les ombres, transformant piliers et arbustes en créatures impalpables aux contours improbables.

Elle sourit au silence et s'avança tranquillement dans la cour, se fondant parmi la pénombre omniprésente. Ses pieds nus se posaient sur les dalles inondées sans un bruit ni le moindre signe de déséquilibre. Après quelques années passées à naviguer au milieu des océans les moins calmes de la planète, lors des tempêtes où le moindre faux pas pouvait être mortel... Et bien, on apprenait vite à conserver ses appuis !
Elle suivit le mur jusqu'à une petite porte de bois clair et s'accroupit devant, sortant de la maigre sacoche qu'elle portait sur le dos un passe-partout que lui avait fourni Eléa. Lorsque l'on s'apprêtait à commettre un vol de cette importance, il était important d'avoir quelqu'un comme elle derrière soit pour éviter les erreurs...

Eléa n'était plus à proprement parler une noble – entendez par là qu'elle ne fréquentait plus guère la cour du gouverneur et ne participait pas vraiment aux réjouissances qui réunissaient le gratin – mais elle était à ne pas en douter LA personne à côtoyer pour quiconque souhaitait... disons des avantages pratiques qui donneraient des résultats. Contrairement à ce que songeait la plupart des architectes d'Assecia, un beau bateau était différent d'un bon bateau. Les pirates n'avaient que faire de dessins artistiquement gravés dans la coque lorsqu'ils l'abordaient. Au contraire, lorsqu'un navire transportait des nobles ou des marchandises précieuses, c'était plutôt la vitesse dont ils avaient besoin. Et dans ce domaine, Eléa était l'une des meilleures architectes navales... Ainsi qu'une créatrice très demandée de nouveaux modèles d'armes à feu inédites. En d'autres termes, c'était... une passionnée de la création dans son ensemble.
Aussi, lorsqu'elle lui avait demandé de voler les plans d'un nouveau type de navire chez l'un des nobles les plus influents de la cité... Athéna n'avait pas hésité un seul instant.

Elle avait plus ou moins menti par omission à Lauralya en disant qu'elle avait une « aide extérieur » qui lui permettrait de dérober la caisse de la villa sans parler des plans mais Eléa et son compagnon étaient un atout qu'elle répugnait à partager. De toute manière, la simple idée du regard moqueur d'Akuma lorsqu'il verrait Evariste l'avait découragée d'entreprendre la moindre présentation. Akuma n'était pas en lui même particulièrement noble ou tatillon mais se faire appeler « ma ptite caille » devant lui signifiait plusieurs années de raillerie dont elle préférait se passer...
Cela étant bien entendu l'argument le plus superficiel.

La jeune pirate entra tranquillement par la porte désormais ouverte et la tint entrebâillée le tant que les quatre matelots maussades qui l'accompagnaient puisse entrer. Lorsqu'elle leur avait ordonné de retirer leurs chaussures afin d'éviter que le tissu inondé laisse des traces partout sur le marbre pompeux des couloirs, elle avait clairement vu leurs visages s'allonger à l'idée de marcher pied nus dans la rue. Mais une fois dans la réserve, ils se redressèrent à la vue des tissus précieux soigneusement enroulés et des caisses empilées le long du mur. L'avidité qui se lisait dans leurs yeux la fit sourire.
Pas de pillage, rappela-t-elle, amusée malgré tout. Vous aurez bien plus si on ne se fait pas repérer, ne vous inquiétez pas.

Sans attendre leur réaction, elle ouvrit une seconde porte – plus ouvragée et sans serrure – et fit quelques pas dans le couloir. Comme elle l'avait prévu, tout était d'une richesse insultante, des tapis de velours rouge – dont le contact délicieux chatouillait ses pieds nus – aux lourdes tentures qui ceignaient les fenêtres. Une centaine de mètres plus loin, un splendide double escalier style baroque menait jusqu'à l'étage où l'éclat tranquille des rambardes luisait dans l'ombre. Deux petites bougies brûlaient timidement en bas et au sommet de l'édifice, sans parvenir à dissiper la pénombre ambiante. Malgré la richesse des lieux, il régnait une impression de solitude lasse. Ce n'était pas un endroit où vivre, seulement une place où parader.
Elle secoua la tête avec un soupir et fit signe aux pirates de se hâter. Eléa avait pu leur offrir des passe-partout et un plan de l'endroit mais elle ignorait les horaires des rondes, aussi devraient-ils faire avec...

Elle s'élança au petit trot vers l'escalier qu'elle franchit rapidement avant de s'engouffrer dans l'un des couloirs transversales. Les marins la suivaient en silence, à la fois impressionnés et avides, conscient que, bientôt, une bonne partie de cette richesse serait entre leurs mains.

Ils traversèrent une grande salle ornée de miroirs avant de suivre un autre couloir, plus étroit, qui menait à une petite chambre aux allures d'alcôve. Sans hésiter, Athéna sauta sur le lit à genoux et éventra d'un coup de dague énervé le tableau qui trônait au dessus de la couche avant de sourire. Derrière la toile déchirée, comme prévu, se trouvait un gros coffre de bois sombre à l'air très engageant. Et il y avait encore des gens pour croire que la cachette derrière le tableau valait encore !

Elle s'éloigna, descendant du lit pour s'approcher de la porte, puis jeta un coup d'oeil vers le couloir avant de se retourner vers les quatre pirates qui avaient retourné le coffre et manifestaient leur joie à la vue de tout cet or répandu devant eux. Elle émit un petit bruit de mécontentement.

Moins de bruit ! On n'est pas encore tiré d'affaire. Ne prenez que les pierres précieuses et les bijoux. L'or est secondaire, et plus lourd.

Ils durent sans doute l'écouter d'une oreille car ils visèrent en priorité les objets précieux mais lorsqu'ils se redressèrent enfin pour repartir, ils étaient tout de même bien plus chargé que la prudence le recommandait. Ils se tournèrent vers la porte, leurs yeux brillant d'expectative... Et rencontrèrent le regard jaune de la jeune femme qui jouait négligemment avec un couteau de lancer. L'arme n'était ni impressionnante ni particulièrement acérée et il aurait été mensonger de dire qu'elle jetait brillait entre ses doigts mais elle avait l'aspect patiné des choses qui ont souvent servi... Et l'expression d'Athéna laissait entendre qu'elle n'hésiterait pas un instant à s'en servir à l'instant.
Déstabilisés par son drôle de sourire, ils reculèrent légèrement, perplexes.

Je suis absolument sûre que vous êtes tous trois des matelots fidèles mais je tiens à m'en assurer. Alors que ce soit clair : si l'un d'entre vous n'est pas au point de rendez-vous à l'heure avec tout l'argent et qu'il n'est pas mort ou emprisonné... Et bien il regrettera que la Marine ne l'ai pas retrouvé avant moi.

Pas un murmure ne lui répondit. Elle avait une manière très claire de présenter les choses qui ne laissait pas place au doute. Après tout on ne devenait pas pirate en faisant preuve de confiance et de compassion. Et l'imprécision du châtiment qui les attendait en cas de trahison était des plus croustillant pour l'imagination.

Elle s'écarta finalement de la porte et s'inclina en un salut sarcastique, son large sourire moqueur découvrant légèrement ses canines.

Après vous mister, je couvre vos arrières.

Après une seconde de flottement, ils se ruèrent dans le couloir et franchirent les enfilades de salles et de galeries luxueuses au pas de course, encore alourdis par leur butin. La sortie se trouvait à l'étage du dessous, mais l'alerte ne tarderait pas à être donnée – l'intendant visitait régulièrement les réserves et était particulièrement minutieux. Or la porte ne pouvait pas être ouverte sans déplacer les ballots de tissus qui gênaient le battant. - et même à 5, ils ne pourraient pas repousser les petites patrouilles de « gardes particuliers » - à savoir la plus grosse bande de vicieux armés qu'on pouvait trouver dans une ville à peu près respectable comme celle là – qui arpentaient les couloirs. Mais peut être auraient-ils le temps de se séparer, et s'ils se risquaient à la poursuivre... Et bien, elle n'avait pas gagné sa réputation de coureuse de fond sans raison. Ce ne serait pas la première fois qu'on la pourchasserait sur les toits instables de maisons disparates – un jeu où elle était passée maitre.

Les cris commencèrent alors qu'ils arrivaient à l'escalier. Une porte secondaire qui donnait sur l'intérieur des murs d'enceinte claqua brutalement en s'ouvrant sur le passage d'une escouade manifestement pas très contente. Le gradé les avisa rapidement en haut de l'escalier et se mit à hurler mais il était déjà trop tard. Bien plus rapides que les gardes avinés, ils s'étaient déjà précipités dans l'enfilade de portes qui s'ouvrait à gauche de l'escalier.

Séparez vous ! Intima-t-elle aux matelots, un sourire dément aux lèvres. Je me charge de les occuper.

Bien trop heureux de lui obéir, ils se dispersèrent alors qu'elle ralentissait. Elle aurait bien sûr pu les semer dès maintenant ou se dissimuler dans l'une des pièces innombrables de la résidence, mais il fallait qu'ils la poursuivent pour permettre à ses hommes de s'échapper. Sans compter que les gardes n'étaient pas fous : quitte à choisir un pirate à poursuivre, lorsqu'on a le choix entre 4 gaillards musclés par des années de navigation et une jeune femme apparemment désarmée, n'importe quel soldat lucide tranchait rapidement. Le zèle c'est bien, garder sa peau, c'est mieux.

Ils débouchèrent dans la galerie alors qu'elle était à l'autre bout. Voyant à qui il avait à faire, le capitaine se détendit sensiblement, son cigare fatigué tanguant d'un bout à l'autre de ses lèvres. Une gamine ! C'était une prime vite gagnée, et il y avait même moyen de se faire de l'argent à côté si le patron ne l'abîmait pas trop...

Tiens, qu'est ce qu'on a là? Allez ma ptite, si tu te rend bien gentiment sans nous faire courir on s'arrangera pour que tu ne finisse pas avec une corde autours du cou ! On pourrait même te trouver un autre emploi qui sait...

Le couteau de lancer fusa, presque invisible dans la lumière sourde des lampes, tranchant net le cigare avant de s'enfoncer profondément dans la boiserie derrière lui. Athéna n'attendit pas de voir l'effet de son coup et fila en courant, atteignant rapidement une vitesse de croisière qui lui permettrait de ne pas être rattrapée de sitôt. Dans son dos, après une bordée de jurons peu agréables à l'oreille, un bruit de course retentit. A présent, elle était certaine que les autres ne seraient pas poursuivis.

Elle traversa à toute allure une autre galerie et bifurqua, apparemment au hasard, jusqu'à se retrouver dans un petit bureau couvert de paperasse. Elle fouilla désespérément dans les papiers avant de trouver ce qu'elle cherchait, consciencieusement rangé dans un tube de cuir guère plus grand que son avant bras. L'espace d'un instant, elle s'étonna que les plans d'un navire capable de faire autant de dégâts tiennent si peu de place mais les bruits de course se rapprochaient. Elle ne pouvait pas se permettre de rester plus longtemps.

Sans perdre son sang froid, elle jeta le rouleau de cuir dans sa sacoche et brisa la fenêtre la plus proche en y jetant une chaise. Se perchant avec précaution sur le rebord coupant, ses pieds nus trouvant comme par magie des endroits sans éclats, elle évalua la distance qui la séparait du toit suivant – heureusement légèrement plus bas – et s'élança.
Elle parvint à crocheter le bord du toit au dernier instant mais le choc avec le mur lui coupa le souffle. Grommelant à voix basse, elle se hissa sur les tuiles glissantes, inondées par la pluie battante, et se redressa, vacillante...

Une balle siffla à son oreille, percutant la cheminée en face et arrachant un bout de tuile. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Des armes à feu ! Ils avaient des pistolets ! Quel inconscient avait perturbé le scénario « gardes = hallebardes encombrantes et inefficaces à distance » ?! Eléa lui avait pourtant assuré que l'équipe de nuit était dépourvue de toute arme à distance !
Elle ne se retourna pas pour vérifier qui lui avait tiré dessus et le nombre d'armes. Propulsée par un instinct de survie aussi vieux que le monde, elle fila comme une flèche devant elle. Ne jamais regarder en arrière, voilà la devise de tout fuyard confirmé !
Son corps fonctionnait à plein régime, profitant de la moindre parcelle d'énergie pour accélérer encore et encore. La peur lui donnait des ailes. Pourquoi la ville n'était-elle pas pourvue de ce roulis permanent qui rendait l'usage des armes à feu presque inefficace sur les bateaux?! Elle n'avait aucune envie de mourir ainsi, pour une simple histoire d'imprévu !

Une deuxième balle siffla loin au dessus d'elle, se perdant dans l'immensité du ciel, mais elle fut suivie d'une troisième...
Personne ne court plus vite qu'une balle.
Athéna laissa échapper un cri alors que le petit bout de métal s'enfonçait violemment dans son épaule. Déséquilibrée par le choc, elle vacilla sur le bord du toit avant de chuter.

Elle ferma les yeux et rentra la tête dans les épaules, se raidissant en l'attente du choc, mais il ne fut pas aussi violent qu'elle l'attendait pour la simple raison qu'elle atterrit sur quelqu'un. Quelqu'un d'assez bien bâti malheureusement, et guère confortable. Un gémissement s'échappa de ses mâchoires serrées alors que son épaule blessée heurtait violemment le sol alors que le choc la projetait au sol ainsi que le passant malchanceux. Loin derrière, un cri de joie unanime retentit.

Sans attendre qu'une aide hypothétique tombe du ciel – quelle pouvait-elle être dans un endroit pareil? -, elle se redressa et bondit loin des deux silhouettes indistinctes (dont une, au sol, se relevait, manifestement mécontent), tirant de sa ceinture un autre couteau de lancer. Son épaule brûlait atrocement et elle sentait un filet de sang couler le long de son dos, imprégnant son t-shirt sombre déjà bien imbibé de pluie mais elle négligea la douleur pour se concentrer sur la menace immédiate. L'un d'eux surtout était un véritable colosse à la peau noire, et à voir la manière dont il l'observait, il risquait sans doute de vouloir lui faire regretter sa chute accidentelle. Elle jeta un coup d'œil à la ruelle qu'ils lui bloquaient, évaluant ses chances de s'en tirer avec les jambes flageolantes et un bras hors d'usage, et raffermit sa prise sur l'arme, un éclair de détermination luisant dans ses iris si étranges. Si toute l'aventure devait se terminer ici, ou dans les geôles d'une prison, elle ne partirait pas sans emporter le maximum de gardes avec elle.

Puis son regard se posa sur le second passant, s'arrêtant sur ces yeux sombres. Un rictus de perplexité remplaça un instant la peur mêlée de colère sur ses traits alors qu'un souvenir persistant tentait de percer de sa mémoire. Ce visage aux pommettes saillantes, marqué d'une cicatrice sur le front – probablement une balle – lui rappelait quelque chose. Un souvenir qui lui apparut sur le moment très important...

Aaron Deng.

Elle avait parlé machinalement alors qu'un nom se glissait de sa mémoire pour se coller sur le visage en face d'elle. Alors qu'elle réalisait d'où il lui venait, un sourire soulagé étira ses lèvres. Un déserteur meurtrier dans une ville aussi dangereuse que celle ci était pour l'instant un véritable soulagement. Elle ne doutait pas de sa réaction si elle lui proposait de trouver un endroit sûr où le cacher et le faire sortir de la ville en échange de son aide. Avec un peu de chance, Eléa parviendrait même à rafistoler son épaule à temps pour qu'elle conserve ses réflexes...
A condition de faire vite. Déjà des pas prudents retentissaient sur les toits alors que les soldats de rapprochaient, persuadés de l'avoir abattue. N'était-elle pas tombée d'un toit haut de plus de trois mètres? Touchée d'une balle de plus ! La chance presque insultante qui lui avait permis de rester en vie ne durerait pas.

Vous êtes des déserteurs, vous avez deux meurtres dans la Marine à votre actif, ce qui vous vaudra la corde si quelqu'un vous trouve, et ça qui risque fort d'arriver dans les prochaines minutes. Personnellement, je sais où trouver un... endroit sûr où personne ne viendra vous chercher, mais je suis incapable de le rejoindre sans aide à présent. Alors si le marché vous tente, décidez vous vite.

Elle avait lancé sa tirade sans une hésitation, tablant sur le fait que les informations d'Akuma étaient très souvent exactes, surtout lorsqu'elles étaient aussi importantes, mais elle disposait de trop peu d'éléments pour pouvoir réellement jouer à la devine. Alors que les pas se rapprochaient de plus en plus, ponctués de jurons que le bruit de la pluie battante atténuait, elle tourna la tête vers les toits puis reporta son regard jaune sur les deux hommes.

Si j'arrive en vie là bas, vous pourrez quitter la ville dans les deux prochains jours, je pourrais même demander à ce qu'on vous dépose là où vous le souhaitez, ajouta-t-elle, la tête penchée de côté, un sourire aux lèvres. Voire vous trouver un nouveau boulot si vous vous montrez à la hauteur.

Ses jambes vacillaient trop à présent. Elle était rapide et plus souple qu'un chat qu'on tente de saisir, mais de constitution assez faible et elle perdait trop de sang. La douleur lancinante de son épaule irradiait dans sa poitrine, la vidant de ses dernières forces. Avec le plus de dignité qu'elle put trouver, elle s'affala contre le mur, fixant les toits d'un regard calme et sortit un second couteau qu'elle tint de sa main blessée, en réserve, attendant l'apparition du premier garde.

Soit les deux hommes décidaient de l'aider, auquel cas ils parviendraient peut être à rejoindre la maison d'Akuma, soit ils partiraient et... la suite ne serait pas belle à voire. Et pas que pour elle.


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Mousse
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MessageSujet: Re: Pirates sur les quais [PV] Ven 6 Mai - 8:03

La pluie tombait drue... Elle n'a jamais cessé de tomber depuis la nuit de leur fuite. Les deux marins étaient lessivés, Aaron en avait marre, marre de fuir, marre d'être mouillé, marre de ne rien avoir pour se payer un petit réconfort, marre, tout simplement. Son morale était aussi émoussé que les pavés lissés par les nombreux passages. Il dégoulinait, une douche constante depuis plusieurs heures, rester sur le bateau aurait peut être été une meilleurs idée. Le capitaine devait les imaginer mort à l'heure actuelle. Le navire corsaire attendait toujours son tour, au loin, pour accoster. Foutre le feu à ce tas de bois aurait vraiment plus au déserteur, mais c'était sans compter cette satanée pluie. Un marin se devait d'aimer l'eau, mais là, c'était trop, il n'en pouvait plus. Cela faisait des heures qu'ils marchaient sans but, impossible de s'arrêter, ils étaient rechercher et Agle, avec sa peau d'ébène était facilement reconnaissable. Mais, toute cette poisse n'était que de début de leur aventure.

Les deux hommes marchaient le long d'un bâtiment pour se protéger de la pluie grâce à la faible avancé des toits... et faible était un doux mot, ils étaient toujours aussi mouiller, mais l'effet psychologique d'avoir l'impression d'être un peu protégé permettait à Aaron de pensée à autre chose que leur situation actuelle. Il revoyait le champ dans lequel il avait passé tant de temps quand il était plus jeune. C'était plus une plaine qu'un champ d'ailleurs, au bord d'une falaise, surplombée par un vieux moulin qui ne marchait plus depuis de nombreuses années. L'herbe y était verte et fraiche, constamment traversée par une petite brise maritime. Cette plaine n'existait certainement plus aujourd'hui. C'est là que sa mère avait fait construire sa maison avec son amant, c'est là qu'elle avait brûlé dans les flammes d'un enfer créé par Aaron, la plaine n'y avait pas survécu, le vieux moulin non plus. Le déserteur avait une espèce de regret pour avoir détruit un coin aussi beau, mais il n'avait pas eu le choix. Aujourd'hui il pleuvait, aussi bien dans son esprit que dans la rue.

Alors qu'Agle et Aaron marchaient tranquillement écoutant le rythme régulier de la pluie, quelque chose tomba du toi, sur Aaron qui plus est. Le jeune homme fut littéralement écraser et abasourdit. Agle eu pour premier réflexe de reculer d'un pas, il serai sans doute partit en courant si ça avait été un chat... oui, le grand nubien a peur des chat. Le géant regarda attentivement la jeune femme qui se relevait déjà, elle avait une grâce naturelle et s'extirpa bien vite du déserteur encore allongé sur le sol. Aaron lui, peinait à comprendre ce qui lui était tombé dessus, ça avait été la fois très dur et très mou, pas un vase, pas des ordures, juste un putain de cadavre se dit-il. Du sang avait taché sa veste et s'était écoulé à côté de son visage et ce n'était pas son sang. La chute lui avait pourtant ouvert le menton, mais il ne s'en était pas encore rendu compte. Il se redressa et regarda lui aussi la jeune femme. Il était plutôt furax, mais voyant la blessure, il se calma. Il se calma définitivement en voyant le petit cylindre de cuire qu'elle portait. Il en avait déjà vu de semblable de partout, mais surtout dans la marine. C'est là dedans qu'ils mettaient leur cartes. Agle explosa d'un faux rire, commencer à déblatérer des inutilités, mais Aaron ne l'écoutait que distraitement.

« Hey le Deng, t'as vu, il pleut des femmes dans la capitale, classe non ? … Oh, t'as le menton de coupé et ... »

« Silence ! »


La voix du jeune homme avait été cassante, de quoi trancher la gorge du nubien avec un simple mot. Agle la ferma, il connaissait ce ton, il savait que cela de servait à rien d'asticoter. Tout deux écoutèrent rapidement la jeune femme. Des coups de feu ? Ils en avaient peut être entendu, mais Aaron avait cru au tonnerre plus qu'autre chose. Voyant la blessure de la jeune femme, il savait que ce n'était plus le cas. Le martèlement sur le toit d'où était tombé la jeune femme se fit différent, ce n'était plus de grosses goutes d'eau qui tombaient dessus, mais des putain de bottes qui se déplaçaient précipitamment. Un petit cri de surprise suivit d'une chute étouffé fit comprendre aux deux déserteurs que la jeune femme était poursuivit et que l'un des poursuivant s'était lamentablement vautré. Outre la proposition fort alléchante de la voleuse, le fugitif avait la furieuse envie de voir ce qui se cachait dans ce rouleau. Il regarda rapidement le nubien et lui ordonna d'une voix ferme de créer une porte s'il le fallait. Cela fit sourire Agle qui, avec un peu d'élan, enfonça la porte du bâtiment à côté d'eux. Aaron était déjà a côté de la jeune femme, lui empoignant la main et l'entraînant à la suite du géant. Ce dernier était déjà en train de détruit une fenêtre de l'autre côté pour sortir. La course poursuite s'engagea. Plusieurs bruits sourd résonnante, un craquement aussi.

Une cheville, se dit le beau brun.

Le trio sortit du bâtiment, sous les yeux médusés du propriétaire. Il fut encore plus surpris quand il vit les mercenaires entrer et suivre les trois intrus. La jeune femme souffrait et semblait avoir du mal à se déplacer, elle ne tiendrait pas la distance songea le Deng, c'est donc logiquement et d'une voix ferme qu'il demanda au Nubien de la porter. Le géant ne laissa pas le choix à la jeune femme et c'est en mode sac à patate qu'il se déplacèrent sur les quais. Le rythme était effréné, les poursuivants de moins en moins nombreux, leur équipement était lourd et leur arme à feu inutile, les fugitif tournant le plus souvent possible pour ne pas leur offrir un angle de tire. Le cœur du beau brun battait la chamade. Plus perdu dans ses pensée que dans sa course, il prenait tout juste conscience que tuer les deux officier allait avoir beaucoup plus de répercutions que prévu. Elle le connaissait et l'avait reconnu du premier coup d'œil, Aaron en était stressé d'être aussi facilement reconnaissable. Néanmoins, il se reconnecta au moment présent quand Agle s'arrêta brusquement devant lui. Il faillit le percuter. Le nubien posa la jeune femme à terre et s'étira quelque peu. En face d'eux, l'un des mercenaire, arme pointé sur les fugitifs. Aaron espérait qu'il les avait retrouvé en errant au hasard dans le quartier, mais il en doutait.

« Rendez ce que vous avez volé ou je vous découpe en petit morceau. »

Aaron regarda rapidement le mercenaire, puis la jeune femme et enfin le rouleau. D'un coup de botte, il écrasa l'épaule blessé de la fugitif et récupéra le rouleau. Elle essayait déjà de le récupérer, mais le signe négatif que fit Aaron avec sa tête sembla la dissuader quelque peut. Le déserteur se retourna vers le mercenaire et lui dit d'une voix calme et confiante.

« je vais le lancer à tes pieds ! »

L'ancien marin avait du crier pour couvrir l'éclaire qui éclatait à se moment là. Agle avait un sourire figé sur son visage et s'était rapproché du mur. Un tas de gravats trônait à côté de lui. D'un geste fluide, Aaron lança le rouleau dans les airs. Le mercenaire suivit le bien des yeux, quittant momentanément les fugitifs du regard. Idiotie que ce réflexe, mais bien heureux était au moins deux des trois fugitifs. Agle tendit le bras et lança l'un des cailloux le plus vite possible. Le choc coupa le souffle à l'homme d'arme, le forçant à s'affaisser, ses genoux se dérobant sous lui. L voleuse courrait déjà récupérer son rouleau tandis que les deux déserteurs s'approchaient vivement du mercenaire. Quelques secondes plus tard, ils avaient un troisième meurtre à leur actif. Agle disparu dans une petite venelle, Aaron le suivit, faisant signe à leur nouvelle compagnon de suivre.

« Bon, je pense pouvoir affirmer que nous sommes intéressé par votre proposition. Nous ne sommes pas dans la capitale de notre plein gré, a dire vrai on est plutôt prisonnier de la ville pour le moment. » Les deux déserteurs se regardèrent puis fixèrent de nouveau la voleuse. « Il faudra néanmoins nous dire pourquoi vous êtes poursuivit par une bande d'hommes en armes, qui vous a dit qui j'étais et où est-ce que nous nous rendons. La pluie nous a assez taper sur le crane pour le moment... »

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MessageSujet: Re: Pirates sur les quais [PV] Sam 7 Mai - 21:53

La douleur qui brûlait son épaule la faisait grimacer intérieurement mais elle avait encore assez de bon sens pour ne pas trop montrer à quel point elle l'affaiblissait. Après tout, elle avait à faire à deux déserteurs pourchassés par la Marine qu'elle ne connaissait absolument pas malgré les rares détails retenus sur Aaron Deng. Ambitieux, fils d'un père disparu en mer et d'une mère partie avec son amant qu'il avait tué récement. Ces détails ne l'incitaient pas à avoir confiance dans leur réaction, bien que d'un autre côté, elle préférait quelqu'un prêt à se battre. Un idiot sentimental plein de considérations miséricordieuses sur la vie et la mort ne lui servirait certainement à rien.

Le grand noir de peau semblait plus locace que son compagnon. Eclatant d'un rire qui sonnait cependant faux alors que le second homme se relevait, du sang sur le menton, il se mit à plaisanter sur la situation avant d'être brutalement interrompu.
Elle s'était relevé d'un bond et éloignée mais malgré la pluie battante, elle perçut très bien le changement d'émotion chez celui qui semblait être le chef du duo. Colère, appaisement à la vue de sa blessure... Puis intérêt. Difficile de manquer le regard qu'il porta au tuyau de cuir sur son dos, mais il pouvait toujours espérer pour l'obtenir : elle ne s'était pas battue pour rien !

En tous cas, sa proposition dû les intéresser car le grand nubien enfonça violement la porte la plus proche avant de s'engouffrer dans le bâtiment. Sans plus attendre, Aaron la saisit par le bras - elle dut se retenir pour ne pas lâcher un grognement de douleur - et l'entraina à sa suite. Ils traversèrent tout l'appartement avant d'atterir dans la rue voisine. Derrière eux, des chocs sourds les informèrent de l'arrivée de leur poursuivants. De la mise hors jeu de l'un d'entre eux également : un craquement douloureux suivi d'un cri signala que tous n'étaient pas forcément doués pour l'atterissage.

Mais elle sentait ses forces la quitter à grande allure. Ses jambes tremblaient trop pour lui permettre de courir ainsi encore longtemps, ce dont le déserteur se rendit rapidement compte. D'une voix ferme il ordonna au Nubien - Agle? Egle? Drôle de nom - de la porter. Elle eut à peine le temps de reprendre son souffle que déjà ils avaient repris leur course, le porteur désigné la tenant sur les épaule à la manière peu flatteuse d'un sac à patates.
Le souffle coupé par les chocs successifs qu'engendraient chaque pas du géant, elle essaya de trouver une prise sur ses épaules mais en vain : le premier virage, pris trop brusquement, manqua de la déloger de son perchoir.

Inutile de vous préciser que la suite du voyage, tout en courbes et changements brutaux de direction, fut très douloureuse. Son épaule blessée cognait douloureusement contre la colonne vertébrale de son porteur et son sang continuait de couler. Mais elle s'accrochait à sa conscience avec détermination. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle se prenait une balle, même si généralement c'était des blessures superficielles. Une fois arrivée chez Akuma, Eléa saurait anesthésier la zone touchée. Elle ne connaissait personne qui la dépassait sur la connaissance du corps humain et des produits qui pouvaient le guérir ou le tuer - généralement les mêmes, seule la quantité changeait.

Soudain, les deux hommes s'arrêtèrent et Agle la déposa au sol. Alors qu'elle se retournait et se redressait pour voir ce dont il s'agissait, une voix qu'elle avait déjà entendu quelques minutes plus tôt retentit, provoquant chez elle un froncement de sourcil.

« Rendez ce que vous avez volé ou je vous découpe en petit morceau. »

La menace très classique et particulièrement inefficace : il ne pouvait pas tirer sans se faire tuer et, sous cette pluie battante, les deux hommes pourraient facilement lui régler son compte mais apparemment, ils en décidèrent autrement.
Une botte s'écrasa sur son épaule blessée, lui arrachant un cri de douleur et de protestation. Elle sentit plus qu'elle ne vit les mains d'Aaron saisir le tube de cuir et lui arracher.
Son regard jaune fulgura, furieux, à travers la pluie qui les inondais tous. Elle leva la main, non pas pour saisir la carte qu'elle se savait incapable d'arracher de force mais pour saisir la dague plus longue liée dans son dos. Le chemin du coeur passait par l'estomac. Si cet homme qu'elle n'avait jamais vu croyait pouvoir la livrer et s'en tirer tranquille, il se trompait lourdement.
Sa main saisissait le manche de l'arme quand son regard croisa celui de l'ancien Marine. Ses iris sombres étaient calmes malgré la menace et il se contenta d'une légère dénégation du bout des lèvres avant de se tourner vers le capitaine des mercenaires.
Etonnée, elle tourna la tête pour repérer le nubien et se calma en voyant qu'il se rapprochait du tas de décombre près de lui.
Ces deux hommes semblaient se comprendre. Elle n'avait pas confiance en eux - après tout elle ne les connaissait pas - mais avait elle vraiment le choix?

« je vais le lancer à tes pieds ! »

La suite se passa très vite. Aaron lança le tube de cuir en l'air, trop haut pour que le mercenaire puisse l'atteindre. Son regard suivit stupidement la trajectoire de ce qu'il convoitait, ratant ainsi celle - nettement plus importante - de la pierre qui s'enfonça soudainement dans son plexus. Elle entendit très clairement le craquement de l'os mais elle s'intéressait beaucoup plus aux plans qu'à son sort et alors qu'il se pliait en deux, elle bondit sur ses jambes malgré sa fatigue et fila jusqu'à là ou était tombé l'objet de son vol, le récupérant avec une possessivité marquée. Eléa l'aurait écorché si elle avait abandonné aussi facilement !

Elle se retourna à temps pour voir ses deux nouveaux compagnons s'engouffrer dans une ruelle. Elle les suivit, plus tranquille, et trouva un point où s'appuyer alors que les deux déserteurs l'observaient. Elle écouta tranquillement le petit discours d'Aaron et sourit en répondant.

«- Bon, je pense pouvoir affirmer que nous sommes intéressé par votre proposition. Nous ne sommes pas dans la capitale de notre plein gré, a dire vrai on est plutôt prisonnier de la ville pour le moment. Il faudra néanmoins nous dire pourquoi vous êtes poursuivit par une bande d'hommes en armes, qui vous a dit qui j'étais et où est-ce que nous nous rendons. La pluie nous a assez taper sur le crane pour le moment...
- Les deux premiers points pourront attendre que l'on soit à l'abri je pense, même si, au moins pour le premier, tu dois t'en douter. En revanche, je ne sais pas si... si ma source sera d'accord pour se dévoiler, tu devras lui demander en face. Quand à là où nous allons... C'est la maison d'un noble très connu, et d'un ami de longue date. Il trafique souvent avec les pirates et personne dans cette ville n'osera lui demander des comptes. Je vous le dis en face pour deux raisons : vous n'aurez pas à craindre qu'il vous trahisse... Et si vous vous avisez de le trahir, vous n'aurez pas assez de temps pour le regretter. Si vous voulez jouer à ce jeu, ce ne sera pas un petit groupe inefficace de Marines obtus qui vous cherchera.»


Elle était parfaitement sincère dans ses mots. Le monde était remplis d'imbéciles qui croyaient pouvoir jouer au plus malin avec un homme qui possédait l'appuis - plus ou moins forcé, je l'admet - des hommes les plus puissants. Après tout, tous ont un jour eut besoin de ses services pour une raison quelconque et souhaitent souvent que cela ne se sache pas.

Elle porta la main à son épaule et soupira en la retirant couverte de sang. Elle ne sentait même plus la blessure, et cela ne la réjouissait pas.
Finalement, elle réussit à se redresser et indiqua d'une main sûre le centre de la ville.

Ce n'est pas très loin. Quelques rues plus loin à vrai dire. Ne cherchez pas une villa pompeuse, il n'y a qu'une maison normale... enfin vu de l'extérieur.

~*[color=red]

Ils arrivèrent rapidement à la demeure désignée. Comme elle l'avait prédit, il s'agissait d'un endroit non pas pauvre ou abusivement décoré mais... banal, qui ne détonait pas dans ce quartier de bourgeois.

En revanche, cette impression disparut dès qu'ils entrèrent - par la porte de derrière, autant ne pas attirer l'attention - dans la maison en elle même...
Tout était à l'image du propriétaire : décoré à la manière asiatique, silencieux malgré le bruit encore infime de la ville qui se réveillait. Des panneaux de papiers servaient de murs, il n'y avait presque aucun meuble mais une profusion incroyable de plantes dont les couleurs vives se détachaient sur les teintes ambrés de l'endroit. Des tapis en demi-teintes couvraient le sol. Tout ici respirait l'aisance et le calme. Elle se sentait parfois un peu mal à l'aise dans cette ambiance qui semblait interdire tout emportement - difficile de nier que sa nature était trop passionnée pour qu'un endroit comme celui ci lui plaise - mais pour une fois, elle n'y accorda aucune importance.
Marchant comme si la maison lui appartenait, elle traversa deux pièces avant d'entrer dans une sorte de salon qui, exception à la règle, comportait le mobilier habituel : chaises, tables, commode et même une sorte de canapé d'un rouge écarlate où était confortablement installé un homme.

Moyennement grand, mince sans être maigre, d'une musculature... moyenne, il avait des cheveux noirs et lisses, très longs, retenus ensembles par une ficelle blanche. Son visage était... Banal. Si l'on avait eut à le décrire, on aurait sans doute cité l'origine asiatique clairement affichée, la richesse tranquille de la demeure mais il était difficile de se rappeler après coup de la personne en elle même. C'était comme si elle générait son propre champ d'invisibilité. Il était "comme tout le monde"... Sans que personne ne puisse décrire ce "tout le monde".
En les entendant arriver, il releva la tête et posa le livre qu'il semblait lire pour les observer. Il ne semblait pas surpris de leur arrivée et haussa simplement un sourcil en constatant la blessure de la pirate.

Aussitôt il bondit sur ses jambes et s'approcha d'eux, un sourire tranquille aux lèvres. Il écarta du bout des doigts la bretelle de son haut et hocha la tête avec une grimace en constatant la gravité de la blessure. Beaucoup de sang avait coulé, et la pluie n'avait pas suffi à effacer les marques. Sans un mot, il posa la main sans appuyer sur la peau couverte d'hématomes et prit enfin la parole.

Il semblerait que ça ne se soit pas passé comme prévu... Ne t'inquiète pas, Eléa a prévu cette possibilité. Elle arrivera bientôt... Qui est-ce?

Il s'était retourné vers les deux hommes sans animosité mais sans être amical pour autant. Il était... neutre. Sa question était une simple réclamation d'information, sans la moindre idée préconçue. Il n'y avait dans sa voix ni dégoût pour ceux qui dégoulinaient sur ses tapis ni peur face à leurs têtes d'hommes de combat. Athéna ne s'y trompa pas. Elle haussa les épaules en s'asseyant sur une des chaises.

Aaron Deng et... Je ne connais pas ton nom, désolée, fit elle avec un demi-sourire au géant à la peau sombre. Deux déserteurs de la Marine je crois. Je me suis fait toucher en quittant le palais et je suis tombée sur eux. Littéralement, ajouta-t-elle avec un demi-sourire. Je leur ai promis que nous les aiderions à quitter la ville s'ils me sortaient vivante de ce guêpier. Et que je répondrais à... quelques questions.

Il l'observa un instant, peut être un peu trop longtemps sans pour autant la rendre mal à l'aise puis hocha la tête et fit mine de s'incliner, moqueur.

Très bien. Je vais prévenir Eléa et chercher de quoi vous réparer tous les deux. Fais comme chez toi.

Puis il s'éloigna en direction d'un panneau de papier qu'il fit coulisser avant de se glisser dans un couloir plus petit. Le bruit de ses pas décrut rapidement.

Avec un léger soupir, Athéna s'assit sur l'une des chaises et observa les deux déserteurs.

Si vous avez des questions, c'est maintenant.

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Mousse
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MessageSujet: Re: Pirates sur les quais [PV] Dim 22 Mai - 20:51

Aaron et Agle avaient la mine franchement sinistre et ce n'était plus la faute de la pluie. Ils venaient de se casser le cul pour sauver la vie de cette femme et elle les menace en remerciement ? Les deux déserteur partageaient la même pensée, une furieuse envie de meurtre, personne ne les menaçaient et surtout pas quand ils étaient ensemble. Aaron se contrôla néanmoins, contrairement a son ami, dont la main fusa et s'écrasa dans le mur le plus proche. Le nubien montrait les crocs, manquait la salive et il passait pour un chien enragé. Les deux comparses avaient désertés, ter des officier, nager au milieu d'une tempête, tuer des mercenaire et sauver une femme tout ça pour se faire menacer la seconde d'après... de quoi mettre en rogne à peu près n'importe qui. Aaron étendit un bras devant son collègue et prit la parole. Sa voix étai froide, sans aucune intonation, sans aucun sentiment, juste mortellement froide.

« je pense que vous ne mesurez pas la portée de vos paroles. Mon ami et moi-même sommes traqués depuis plusieurs semaines, accusés de meurtre, au moins deux, bientôt cinq, sommes promis à la pendaison et avons passé la nuit sous la pluie après avoir rejoint le port à la nage pour ne pas être vendu par des corsaire. Il me semble que nous sommes maintenant plus dangereux que votre ami, dans cette situation précise car votre ami n'a aucunement connaissance de notre présence à vos côtés. Rien ne nous empêcherai de vous tuer, maintenant et de trouver une autre porte de sortie et vous savez tout comme moi qu'elles nombreuses. Menacez nous encore une fois et se rouleau sera votre dernière préoccupation. Rien ne nous empêche de le faire maintenant, mais cela me gêne vraiment de devoir tuer une femme, mon ami n'a par contre aucun scrupule et il ne m'écoutera pas une seconde fois. Maintenant avancer et conduisez nous à votre contact, qu'on en termine avec cette histoire. Nous trouverons une autre porte de sortie pour quitter cette ville, sans vous.

Pour ce qui est du rouleau, je me doute de ce qu'il contient, mais le doute n'est pas permis, je pense que vous le comprenez tout aussi bien que moi, surtout quand on se fait tirer dessus pour ce même rouleau... Ah et n'espérez pas que nous nous contenterons de simples remerciements en échange de notre aide, aussi petite eut elle été. »


la pluie tombait toujours, plaquant les cheveux du jeune homme sur son fin visage. Il fixait son interlocutrice sans cligner des yeux, voyant passer de temps à autre une goutte qui tombait de ses sourcils. Agle la fixait lui aussi, d'un regard noir, son crane nu laissant ruisseler l'eau. La jeune femme partie, s'engouffrant dans une rue, les deux hommes la suivirent, de loin, ruminant des pensées très peu sympathique vis à vis de leur guide et de son intelligence.

Le groupe ne tarda pas à arriver devant une maison d'allure simple. La jeune femme préféra utiliser la porte de derrière. Aaron sourit devant cette saugrenue idée... passer par la porte de derrière, c'est le meilleur moyen d'éveiller les soupçons de ceux qui ont vu sur ladite porte. Vous rentrez vous, par la porte de derrière quand vous vous rendez chez les gens ? Les deux hommes suivirent tout de même le mouvement, à défaut d'être très heureux, ils auraient au moins un toit sur la tête. Le groupe s'engouffra avidement dans la pièce.

« Enfin au sec » lança Agle dans un long soupire. Les deux hommes dégoulinaient sur les tapis, ce qui fit rire intérieurement Aaron, gâcher ainsi des tapis et donc de l'argent... Aaron n'avait jamais aimé les tapis, préférant passer ses journées dans les champs ou dans l'herbe ou encore sur les planches d'un bateau. Néanmoins les nerfs du fugitif se détendirent quelque peu, la salle avait quelque chose d'apaisant. Néanmoins, Aaron fut de nouveau contrarier en voyant leur « hôte », il n’avait pourtant rien fait de mal, mais sa banalité avait quelque chose de gênant, un homme trop simple à oublier un homme trop simple à ne pas remarquer, l’exemple parfait de l’enfoiré de service qui manipule tout le monde. Le fugitif jaugea avec méfiance le nouvel arrivant, malgré l’apparente neutralité du personnage. Agle semblait partager une partie de la parano de son compagnon, c’était bon signe, ça marche toujours mieux quand on est deux à taper sur la même personne.

Les présentations furent faites… rapidement, Agle murmura son prénom quand la jeune femme buta dessus. Aaron nota un moment d’observation un peu trop long, l’homme devait chercher une info utile dans sa mémoire ou quelque chose de ce style-là, un moyen de les faire jeter en prison par exemple. Le déserteur chassa cette idée de sa tête, la paranoïa était dangereuse bien que souvent salutaire dans ce type de situation. Le jeune homme passa machinalement sa main sur son menton, un tic quand il réfléchissait, l’homme venait de partir et cela lui rappela qu’il était légèrement blessé. Il regarda la jeune femme avec un petit sourire qu’il espérait amical, bien qu’il paraissait plus carnassier qu’autre chose.

« Quelques question est un doux euphémisme… Bref, passons, j’ai effectivement quelques question. » Aaron regarda son compère du coin de l’œil, ce dernier de cilla pas, les questions pouvaient donc être posées. Le jeune homme s’avança doucement de la jeune femme et se pencha au-dessus d’elle.

« Première petite question… d’où nous connaissez-vous ? Il me paraît très curieux que nous soyons déjà connu de partout et surtout de pouvoir être reconnu aussi vite… malgré l’allure d’Agle. »

Aaron recula lentement et c’est Agle qui prit la parole, apparaissant sur le côté droit de la jeune femme.

« Tu comprendras que cette question à son importance, petite. Pas qu’on pensait passer incognito, mais un peu quand même. » Sans attendre tout de suie la réponse, il enchaîna : « Deuxième question, il y a quoi dans ce cylindre ? Ca me paraît curieux qu’un simple cylindre attire autant de monde à se taper dessus… » Agle se recula et c’est Aaron qui s’avança « Quel est le moyen de sortit de cette ville ? Je sais que j’ai dit qu’on pourrait trouver ailleurs, mais si vous nous semblez fiable, il se pourrait qu’on vous accompagne pendant un temps… jusqu’à la prochaine ile en tout cas. » Les deux hommes faisaient un petit relais, l’haleine râpeuse et amer du nubien se succédant à celle plus fleurie du jeune homme. Leur petit manège, ils l’avaient appris à l’armée, une petite technique d’interrogatoire, à chaud, le but étant d’impressionner la victime sans avoir à lui couper un bras. Agle et Aaron marchaient plutôt bien comme binôme, l’un plutôt raffiné, peau blanche, presque noble, contrastait totalement avec le « barbare » noir comme prenait plaisir les officier à surnommer Agle. L’un impressionnant par la taille et la puissance, l’autre, craint pour son esprit, une belle paire sauf que, contrairement à Agle, Aaron aurait pu devenir rapidement officier.

Le flot de question finit par cesser, passant de nom du bateau au nom de la jeune femme, a une demande d’explication sur qui était Elea, bref, tout ce qui concernait la situation actuelle.

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MessageSujet: Pirates sur les quais [PV] Sam 28 Mai - 12:38

Une fois enfin au sec, à l'abris de tout, elle s'effondra sur un siège sans attendre qu'Akuma ne sorte. Alors que le bruit de ses pas s'éloignait, aussi discrets que le personnage, elle se tourna vers ses deux sauveteurs, attendant leurs questions qui, elle s'en doutait, risquaient fort d'être nombreuses et délicates. Ils avaient déjà mal prit son avertissement quand aux dangers que courraient les idiots vantards et les voleurs à venir ici, sans doute n'aimeraient-ils pas davantage les réponses qu'elle leur donnerait.

Le jeune homme qu'elle avait reconnu passa la main sur son menton et s'approcha, avant de se pencher sur elle avec un sourire qui se voulait sans doute amical, mais qui mettait bien trop en valeur les traits fins de son visdage, lui donnant plutôt l'expression d'un prédateur. Elle ne cilla pas alors qu'il s'approchait, peut être déjà trop fatiguée pour s'alarmer ou même conserver ses réflexes de méfiance habituels.

« Quelques question est un doux euphémisme… Bref, passons, j’ai effectivement quelques question. Première petite question… d’où nous connaissez-vous ? Il me paraît très curieux que nous soyons déjà connu de partout et surtout de pouvoir être reconnu aussi vite… malgré l’allure d’Agle. »

Elle ouvrit la bouche pour répondre, soulagée que les choses commençent aussi clairement, mais presque aussitôt, le brun s'éloigna, laissant la place à son compagnon noir qui se pencha à son tour vers elle pour continuer d'une voix plus rocailleuse.

«- Tu comprendras que cette question à son importance, petite. Pas qu’on pensait passer incognito, mais un peu quand même. Deuxième question, il y a quoi dans ce cylindre ? Ca me paraît curieux qu’un simple cylindre attire autant de monde à se taper dessus…
- Quel est le moyen de sortit de cette ville ? Je sais que j’ai dit qu’on pourrait trouver ailleurs, mais si vous nous semblez fiable, il se pourrait qu’on vous accompagne pendant un temps… jusqu’à la prochaine ile en tout cas. »


Elle se renfonça dans son siège et attendit paisiblement que le déluge d'interrogations cesse. Elle s'était déjà fait capturer plusieurs fois, et cette méthode d'interrogatoire lui était familière : il était facile de se fier à l'un lorsque l'autre vous effrayait, qu'il s'agisse d'Aaron ou d'Agle. Tous deux avaient un côté glaçant, que ce soit la force violente du grand nubien ou l'expression glacé et l'esprit acéré que l'on percevait derrière le sourire de son compagnon. Mais si cette technique était sans doute utile, appliquée à certaines personnes aisément impressionnable, elle n'avait pas grand effet sur la pirate, à la fois habituée à ce genre de pratique et à deux doigts de tomber dans les pommes.

Lorsqu'enfin ils se turent, elle resta silencieuse un instant avant de soupirer et de se caler plus profondément dans le fauteuil confortable qui se teintait de pourpre dans son dos. La chaleur de la maison l'engourdissait sans la réchauffer. Son corps se glaçait peu à peu mais elle fit un effort pour rester à peu près en éveil. Ramenant ses jambes à elle, elle cligna des yeux et hocha la tête.

Ca fait beaucoup de questions tout ça... Enfin on va commencer par le plus facile. Je m'appelle Athéna - considérez ça comme un surnom, j'ignore le nom que mes parents m'ont donné - et je suis un membre de l'équipage du Némesis. Si vous avez quitté la Marine depuis peu, vous avez dû en entendre parler : c'est le navire le plus rapide de la flotte ! ... Et il a récemment été volé par des pirates alors qu'il mouillait sur Ybella. J'ai proposé à mon Capitaine de descendre à terre pour récupérer le contenu des coffres d'un des nobles d'ici, mais en réalité, c'était surtout à la demande d'Eléa qui voulait récupérer le rouleau. Quand je vous ai parlé d'une issue, c'était celle qu'ils me réservaient, à savoir me faire sortir de la ville dans l'un de leurs convois - on ne fouille jamais leurs chariots, je vous expliquerais - puis rejoindre le point de rendez-vous où j'embarquerais sur le Némésis avec le pactole... Elle étouffa un baîllement et secoua la tête, tentant de rester éveillée malgré le froid qu'elle sentait aux extrémités de ses membres. Elle fixa finalement son regard sur Aaron, puis sur son compagnon. Bon écoutez, je suis trop fatiguée pour tout vous expliquer dès maintenant, mais sachez que vous êtes en sécurité ici. Eléa et Akuma sont deux nobles de l'arrière plan. Ils sont à la tête du plus grand réseau d'informateurs du globe, aucun noble du coin n'osera les attaquer pour nous récupérer, ils ont trop de dossiers qu'ils pourraient ressortir. Akuma ne tardera plus... Il vous expliquera tout, vous pouvez avoir confiance, il ne vous trahira pas... C'est d'ailleurs ce que je voulais vous expliquer tout à l'heure, même si vous avez pris ça pour une menace : je ne vous connais pas, je ne sais pas si vous êtes le genre d'hommes à faire... des bêtises. Vous serez en sécurité ici, même le gouvernement ne viendra pas vous y chercher... Mais ne cherchez pas à détruire ce qu'il vous montrera. Demandez lui de vous montrer les livres...

Ses paupières papillonnaient. Son épaule était si engourdie qu'elle ne percevait même plus la douleur. Elle laissa sa tête retomber en arrière, s'appuyant contre le dossier, le regard dans le vague. Puis soudain elle sourit alors que des pas précipités se faisaient entendre, de plus en plus près. Elle tourna la tête, faisant un effort pour se redresser, et sourit à Eléa qui arrivait, inquiète. La grimace de la jeune aristocrate lui arracha un sourire.

- C'est si horrible que ça? Ne réponds pas, c'était une question rhétorique ! Enfin j'ai récupéré tes fichus plans, et deux déserteurs de la Marine au passage. Ils m'ont aidé à m'en sortir, j'aimerais que vous leur disiez la vérité et que vous les aidiez à sortir d'ici avec moi... Sans coup fourré ajouta-t-elle avec un regard appuyé en direction d'Akuma qui venait d'apparaitre, un épais volume sous le bras.
- Ne t'inquiète pas pour eux, on s'en occupera, rigola la jeune femme nommée Eléa, manifestement amusée par la remarque de la pirate avant de redevenir plus sérieuse. Ca n'a pas l'air particulièrement grave, mais cette fois, il va falloir que tu te calme pendant un moment. n'essaye pas de jouer aux accrobates pendant... Oh, deux semaines au moins. L'arme ne devait pas être très puissante, la balle n'a pas traversé l'omoplate, ça guérira vite.
- Deux semaines ?! Je suis chargée des manoeuvres "aériennes" et des cartes je te signale ! Je passe mon temps dans les voiles ou à la vigie, tu crois quand même pas que je vais prendre deux semaines de vacances ! Lauralya va m'écorcher, et je n'imagine même pas combien de temps je vais devoir supporter les moqueries d'Evariste !
- Si tu préfère que je te ligote à ce fauteuil pendant un mois, c'est faisable.


La jeune femme grommella mais elle manquait d'énergie pour se disputer et elle savait de toute manière pertinamment qu'en matière de soin, la jeune aristocrate était de première force. Si elle pouvait discuter son avis, mieux valait de toute manière le suivre. Finalement, elle hocha la tête et se leva, vacillant légèrement.

Très bien. Je t'attends dans la grande salle, en bas, c'est ça?

Sans attendre de réponse, elle se dirigea vers un autre panneau de papier, qu'elle ouvrit avant de s'y glisser, s'éloignant dans le couloir dissimulé, ombre chinoise imperceptible sur les dessins esquissés.
Eléa soupira et se retourna vers les deux hommes qui n'avaient pas bougé, les détaillant calmement avec une sorte de sourire d'excuse pour les avoir ignorés jusqu'alors.

A l'inverse d'Akuma qui ne paraissait pas très heureux de la remarque d'Athéna et qui les observait en silence, l'air trop neutre pour l'être réellement, Eléa ne semblait pas méfiante à leur égard, et son sourire semblait sincère.
C'était une femme qui correspondait en tout points aux canons de beauté de la cour : plutôt petite, la silhouette fine et élancée, la peau pâle contrastée par ses cheveux sombres qui cascadaient jusqu'au creux de ses reins, son visage fin, illuminé par deux grands yeux à la teinte d'obsidienne avait cependant un éclat d'assurance et d'intelligence déterminée qui ne convenait pas au classique habituel de la poupée innocente. Elle avait cela de ressemblant avec Akuma que, si son visage était difficile à oublier, elle semblait facilement pouvoir changer l'impression que les gens avaient d'elle.

Avisant soudain le sang qui maculait le cou du brun, elle s'approcha de quelques pas et s'arrêta devant Aaron, avançant la main pour effleurer la coupure qui balafrait son menton. Ses sourcils se plissèrent alors qu'elle se tournait vers Agle sans repérer de blessure d'un premier coup d'oeil. Une ombre de soulagement passa sur son visage, puis elle recula en indiquant le passage qu'avait employé Athéna

On dirait que votre aide ne s'est pas limité à l'amener ici. Je vous remercie de l'avoir aidé à revenir, je ne pense pas qu'on aurait pu intervenir à temps... Suivez moi si vous voulez que je m'occupe de votre coupure, ça serait dommage de laisser une cicatrice, fit elle avec un demi-sourire, comme amusée par une blague qu'elle serait la seule à connaitre. On s'arrangera pour que le gouvernement vous oublie pour un temps. Ils rappelleront sans doute les Marines qui vous recherchent jusqu'à ce qu'ils entendent de nouveau parler de vous... Je crois qu'Athéna a prévu un peu plus que juste vous accompagner jusqu'à la prochaine île... Enfin vous verrez.

Elle fit à son tour coulisser le panneau de papier, révélant un couloir illuminé par quelques lampes qui ne diffusaient que la lumière suffisante pour savoir où on posait les pieds. Il descendait en pente douce pendant une dizaine de mètres jusqu'à un tournant plus éclairé. Elle s'y avança, les invitant d'un geste à venir alors qu'Akuma, réprobateur, lui donnait le registre qu'il tenait et s'éloignait dans une autre pièce.

En bas, le couloir débouchait sur une place bien plus grande, qui dépassait sans doute de loin la superficie de la maison toute entière. Deux autres escaliers, plus discrets, étaient également visibles. Un observateur attentif aurait pu trouver que la largeur de la salle englobait assez bien la largeur de la maison et celle de la rue, voire un peu plus encore, ce qui donnait à penser que la demeure d'apparence modeste s'édendait bien plus loin que les palaces pompeux des autres nobles.
Ici, il n'y avait plus aucune trace de l'atmosphère asiatique de la partie "tout public" : Le sol était dallé de pierre blanche, et si le fait que la salle soit souterraine obligeait à une certaine obscurité, on avait apparemment résolu le problème en plaçant plusieurs miroirs, de manière à ce que la lumière chiche des lampes inonde la salle tout entière. Plusieurs rateliers d'armes diverses se trouvaient sous clé dans des niches creusés dans le calcaire, fermées par des grilles. Un coin de la pièce était manifestement sensé être isolé par un rideau, mais il était pour l'instant ouvert, dévoilant d'un côté plusieurs tables de bois et des armoires couvertes de fioles diverses ainsi que d'outils sans doute réservés aux opérations mais dont les formes biscornues auraient fait peur à n'importe quel pirate un peu méfiant et de l'autre plusieurs couchettes pour l'instant inoccupées. Le reste de la salle était manifestement une sorte de grande salle à vivre qui aurait connu des personnalités fortes et quelques bagarres, mais tout était d'une propreté méticuleuse.

Eléa se dirigea du pas de l'habituée vers la partie dissimulée par le rideau et s'approcha d'Athéna qui s'était assise sur la table et nettoyait à l'aide d'un chiffon imbibé d'un liquide jaunâtre son épaule ensanglantée. Elle leva la tête en entendant les pas des arrivants et tendit le bras à temps pour rattraper le livre que lui avait lancé la jeune aristocrate.

- Tiens, c'est ce que tu voulais leur montrer, non? Akuma ne veut pas qu'ils sachent où se trouve la salle des registre.
- Parano, comme d'habitude...
Soupira-t-elle en ouvrant le livre à la première page et en lissant le parchemin soyeux du bout des doigts avant de se tourner vers les deux hommes. Elle retourna le livre afin qu'ils puissent observer le dessin, plutôt ressemblant, qui couvrait la page de gauche. Bon, si vous voulez savoir comment j'ai reconnu Aaron, voilà la réponse. Akuma rassemble des renseignements sur tout ceux qui ont une histoire un peu spéciale ou qui l'intéressent, il en fait des dossiers, il cherche tout sur eux, puis il conserve les renseignements dans des livres comme celui là. Quand quelque chose d'important se passe, il est le premier au courant, il connait tout ceux qui sont impliqués... Bref il sait tout. Ca lui permet de se protéger de tout le monde, et de créer des endroits comme ici où les gens qu'il protège peuvent se mettre à l'abri le temps que la tempête passe. Il y a quelques mois, je suis allée jeter un coup d'oeil à sa réserve et j'ai ouvert le premier livre... Tu t'appelle Aaron, dans l'ordre alphabêtique tu es le premier, donc c'est sur toi que je suis tombée. Le reste n'est du qu'au hasard.

Se doutant qu'il ne réagirait pas forcément bien en apprenant qu'une bonne partie de ses actes étaient consignés dans le livre elle le ramena à elle et attendit sa réaction. Derrière elle, Eléa farfouillait dans les étagères surchargées.

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