AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|
0

La belle et la bête [PV]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas


avatar

Capitaine
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP: Occupé
En couple: Non
MessageSujet: La belle et la bête [PV] Sam 21 Jan - 16:28

Sa rencontre avec Roxanne lui avait fait redécouvrir les plaisirs d’une amitié, bien qu’elle fût de courte durée. Seule dans cette ville, elle était certaine de ne pas s’en sortir, aussi forte soit-elle dans le maniement des armes. Glénia était une destination de choix. Ville dont la réputation n’est plus à refaire, elle est souvent délaissée par le Gouvernement au profit de la capitale, Assecia. Là-bas, elle pourrait procéder sans que personne ne vienne compromettre ses plans. Mais pour cela, il lui fallait accepter de faire preuve de patience, Glénia étant à l’opposé même d’Assecia. La patience : une qualité que sont loin de posséder les pirates de Fändir.

Affalée sur le comptoir, Sigrid buvait cul-sec un énième verre de rhum, réclamant toujours plus au gérant de la taverne, étonné de rencontrer entre ses murs une donzelle aussi assoiffée. Son attitude ne passait pas inaperçue et rapidement elle fût la victime de moqueries de la part d’un groupe d’amis, situés à l’autre bout de la pièce. Elle était pourtant facilement entrée, sa robe couverte de sueur et de boue lui permettant de se faire passer pour la basique femme d’un pêcheur du coin. Mais son odeur, largement couverte par les parfums offerts par Diego Jaminez, ne cessait de titiller le nez d’un Corsaire, installé quant à lui à une table avoisinant le comptoir. Que dire de son cou blanc, des bijoux d’or et de ses cheveux élégamment coiffés ? La poitrine généreuse, mise en valeur par le décolleté, acheva l’homme. Il se leva et s’approcha en ricanant, laissant apparaître d’horribles dents noires.

- Jolie cocotte, ça te…
-La ferme !
lui cracha-t-elle à la figure, sans même daigner le regarder. Casse-toi où tu regretteras de ne pas avoir passé ta dernière nuit en compagnie d’une catin.

Piqué au vif, il s’accouda au comptoir en mettant en avant sa haute-taille et ses muscles saillants. Il était évident que la jeune femme venait de l’humilier devant son équipage et ainsi d’attiser sa colère, tout autant que son désir. Aussi devait-il remonter dans l’estime des autres, par tous les moyens. Sigrid quant à elle, avait vécu suffisamment longtemps parmi les pirates pour connaître leurs intentions vis-à-vis des femmes seules. Et après tout, corsaires ou pirates, quelle différence, si ce n’est que les corsaires sont tenus en laisse comme des toutous par le Gouverneur Sadovski ?

- Toujours pas intéressée ? J’peux payer très cher tu sais.
- C’pas parce que t’as des muscles que tu as de quoi me satisfaire dans le pantalon.


L’équipage se mit à rire de vive voix, faisant ainsi sourire Sigrid, légèrement secouée par la quantité d’alcool qu’elle avait ingurgité depuis son arrivée ici. Cet alcool fût d’ailleurs ce qui l’empêcha de voir le Capitaine Corsaire sortir de sa ceinture une dague ceinte de pierres précieuses.


Dernière édition par Sigrid Solta le Dim 29 Jan - 16:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Mousse
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP:
En couple:
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Sam 21 Jan - 17:02

A peine sorti du bureau du gouverneur, Dante se décida à quitter la ville, pour une fois. Si le grand patron avait été là, sa requête aurait surement pris des jours à être examinée. Vu qu'il était loin, elle prendrait au bas mot une semaine. Une semaine de vacances ... Il ne pouvait même plus se rappeler de la dernière fois qu'il en avait eu. Et d'ailleurs, il n'en voulait pas. Il choisit de se mettre en chasse, comme à son habitude, et quitta donc la capitale dans ce but bien précis. Trouver de nouvelles proies, rajouter quelques tricornes à sa collection.

Avec cette idée en tête, il débarqua dans une taverne, avant de partir d'Assécia, pour faire le plein de provisions. La scène qu'il surprit lui fit élargir le sourire perpétuel qu'il arborait. Un homme accoudé au comptoir semblait sur le point de sortir une dague, son visage montrait énormément de haine et un brin de honte, d'après ce qu'il pouvait apercevoir. Non loin de là, un groupe semblait s'amuser de la scène et acclamaient à tour de rôle l'homme et la femme. Parce qu'il y avait une femme, au comptoir elle aussi. Sans même s'interroger sur les raisons de ce raffut, Dante s'approcha à grands pas, ayant dégainé l'un de ses pistolets et son autre main caressant la garde de sa rapière.

A son approche, un des hommes attablés se leva et s'approcha de lui, le sabre à la main.

- Eh ! Tu te mêles de tes affaires et tu ...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une balle tirée par Dante lui traversa le genou, le forçant à s'écrouler dans un cri. Ce-dernier ne s'occupa pas de lui un seul instant, il n'avait même pas tourné le regard vers lui avant de tirer, il se rapprochait toujours de l'homme au comptoir. Arrivé à destination, il dégaina sa rapière dont il pointa la lame sous la gorge de son adversaire improvisé.

- Pirate ?
- Qu ... Quoi ? T'es qui toi ?
- PIRATE ?
- Non ! Corsaire ! T'es qui enfoiré ?


D'un coup, le regard rempli de haine - ou plutôt l'oeil rempli de haine - de Dante se calma, son sourire se fit plus calme. Il s'inclina un peu et reprit.

- Oh, toutes mes excuses. Bien que les corsaires soient le même genre de chiens que les pirates, je ne suis pas autorisé à m'attaquer à ceux-ci, donc vous avez la vie sauve ! Vous pouvez reprendre vos occupations.

Il se retourna ensuite pour se diriger vers une table vide, désertée par la clientèle après le coup de feu, tandis qu'il se faisait rattraper par l'homme.

- Eh ! Ca va pas non ? Tu crois que tu peux t'amener, tirer sur un de mes hommes, me menacer et te barrer comme si de rien n'était ? Tu vas payer, chien.

Sa dague en main, il tenta un coup frontal, mal habile, lent et prévisible. Dante haussa les épaules. En quelques instants, usant de sa rapidité puisque sa force n'était pas son atout dominant, il esquiva le coup et, appuyant sur le bon endroit du coude de l'homme, le lui brisa. Il planta ensuite sa rapière à l'arrière de son genou, l'immobilisant totalement.

- Au moins, les pirates savent se battre, eux ... Jamais vu de combat aussi facile. La prochaine fois, trouve autre chose qu'un cure-dent pour t'attaquer à un officier de la marine ...


Sur ces mots, il s'assit à la table précédemment repérée et commanda à boire.

_________________
Signature trop large
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Matelot
Second personnage


Journal de bord
Situation RP:
En couple:
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Sam 21 Jan - 17:55

C'est en se frottant les yeux que Volpe observa Sigrid depuis la porte de l'immonde gargote. La retrouver n'avait pas été une mince affaire puisqu'elle avait déjà quitté la demeure Jaminez depuis un petit moment quand il en été sorti, une nouvelle tunique enfilée et coiffé proprement. Enfin, jusqu'à ce qu'il croise quelques commerçants ayant assisté à une scène entre une femme qui correspondait à la description qu'il leur avait donné et un matelot plutôt efféminé qu'elle avait embrassé. Il fallait croire qu'elle se comportait avec Diego comme avec n'importe qui. Les narines de Volpe frémirent à cette pensée et il regarda la jeune femme s'enfiler un nouveau verre de rhum. Il comprenait qu'elle ait été pirate, elle avait une sacrée descente, il devait bien lui accorder cela. Croisant les bras sur sa poitrine, il l'observait du coin de l'oeil, essayant de paraître détaché, mais sa présence même dans un endroit comme celui ci compromettait l'aspect "discrétion" de sa surveillance. Il serait bien allé la récupérer, mais la pensée d'une autre sanction musclée de la part de son maître le retint de céder à cette facilité. D'autant plus qu'ivre, Sigrid risquait de lâcher des informations qui ne manquerait pas d'intéresser ledit maître.

Avec un soupir résigné, Volpe ferma ses yeux fatigué et se concentra sur le brouhaha incessant de la taverne avant de les rouvrir, son attention attirée vers un des hommes qui ne cessaient d'interpeller la jeune femme et qui tira une dague de sa ceinture. Se redressant brusquement, il porta la main à la garde de son arme mais avant qu'il ait eu à intervenir, un homme avait détruit le genou du gaillard et semblait s'en amuser. Pas très rassuré par cette intervention imprévue, Volpe se readossa au chambranle de la porte, sans lâcher la garde de sa lame. Si les choses tournaient mal, il serait obligé de prendre part à une bagarre, et dans l'état où il se trouvait, sans parler de la discrétion dont il était sensé faire preuve, ses chances de réussite seraient absolument nulles. Et la dernière chose qu'il souhaitait, c'était décevoir son maître une nouvelle fois.
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Capitaine
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP: Occupé
En couple: Non
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Sam 21 Jan - 23:15

Le coup de feu tiré par le nouveau venu la fit sursauter. Le contenu de son verre, un rhum peu coûteux, termina sa route sur le précieux tissu de sa robe, souillé préalablement par la sueur et la boue. Indignée d’avoir perdu son breuvage, dans lequel elle espérait noyer ses craintes, elle se retourna vivement. Les gémissements du capitaine corsaire la forcèrent à calmer son cœur et surtout à se taire, sous peine de subir le même interrogatoire musclé. Elle aperçut dans la main du grognard, un splendide poignard, mais ce dernier lui était désormais inutile, la pointe de l’épée du visiteur l’obligeant à ne faire aucun mouvement brusque envers sa personne. Venait-elle d’échapper à une mort certaine ? Fort possible, et ce non pas grâce à son ingéniosité, mais plutôt à grâce à l’intervention miraculaire d’un officier de la Marine, si l’on en croit les vêtements qu’il porte. Vexée d’être dépendante de ce type, elle arbora une moue boudeuse, tout en le détaillant d’un air dédaigneux.

Et quel officier celui-là ! Son œil, les expressions de son visage même, tout était de glace. Son uniforme, impeccable, lui donnait envie de vomir. Sa démarche, sûre, faisait de lui un chef, un homme que l’on se devait de respecter. Sigrid sourit. Enfin quelqu’un qui pourrait défier, outre mesure, les talents de l’Impératrice même. Et à en croire ses questions, il haïssait bien plus que quiconque les pirates. Et qu’en était-il des pirates ayant rendu les armes ? Curieuse, elle aurait bien tenté sa chance en partageant son expérience avec lui, dans l’espoir de s’en faire un allié. Mais trop nombreux étaient ceux qui jugeaient le pirate sur ses actions passées. Lorsque le coude du capitaine craqua sous la pression du geste de l’Officier, elle s’affala à nouveau au comptoir, lassée. Bon dieu que ça devait faire mal ! Les cris de ce type étaient insupportables ! Elle pria pour qu’on le sorte d’ici au plus vite, elle commençait à avoir sérieusement mal à la tête avec tout ce bruit.

Elle réclama au gérant un nouveau verre, mais il refusa.

-C’quoi vot’ problème ?
-Vous n’avez plus de quoi me payer dans votre jolie petite bourse, dame. Et si vous continuez comme ça, vous ne rentrerez pas chez vous sans être la victime d’un de mes clients. C’est que vous êtes plutôt bien faite malgré votre âge. Juste là où il faut !
- Ces commerçants…tous les mêmes, lâcha-t-elle en quittant le comptoir.

Immédiatement elle se dirigea vers l’inconnu. Bien qu’il ait attiré l’attention, personne n’osait parler de lui, ni même le regarder. Plantée devant sa table, elle le toisa. Plutôt mignon et pas musclé le p’tit gars, mais visiblement agile et expérimenté dans l’art de l’épée. Consciente qu’elle avait perdu bien de ses qualités depuis son départ de l’Impériale, Sigrid ne jugea pas nécessaire de le défier, comme elle l’aurait fait avec n’importe qui d’autre à l’époque. Elle se contenta plutôt de réclamer ce qu’il lui revenait de droit, son langage n’étant pas très compréhensible, en cause les verres précédents :

- Vous m’devez un verre de rhum. Vous êtes bien mignon mais à cause de vous j’viens de perdre mon seul plaisir de la journée. Et j’me fiche que vous soyez gradé ! D’toute manière ce soir j’vais mourir ! Ou être enfermée ! Ou torturée ! Ou p’t’être être humiliée aussi ! Ouais…sûrement…Peut rien m’arriver d’pire.
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Mousse
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP:
En couple:
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Sam 21 Jan - 23:34

Récupérant sa rapière, après s'être assuré que l'homme ne lui voulait plus aucun mal, en souriant toujours aussi froidement, Dante salua de nouveau le corsaire et sa bande pour retourner s'asseoir à la table, dos au mur, au cas où. Commandant un alcool assez léger - après tout il devait garder ses réflexes au maximum si le groupe de corsaires décidait de se venger - il assista à une nouvelle scène. Une femme se présentait à lui, se plaignant apparemment - il ne l'écoutait qu'à peine -, étalant ses états d'âme, geignant ... Dante s'amusait particulièrement de la vue du capitaine corsaire rampant jusqu'à sa table, rejoignant son sous-fifre blessé lui-aussi.

Après plusieurs minutes de bavardage incessant et assez difficilement supportable, le marin haussa les épaules et dressa sa main devant la jeune femme, tentant de la faire taire.

- Excusez moi, jeune dame, mais vos malheurs m'intéressent à peu près autant que l'état de l'homme que je viens de blesser. C'est à dire pas du tout, au cas où vous êtes lente d'esprit. De plus, si j'ai renversé votre verre, je pense que je vous ai évité bien pire ... Bien entendu, mon intention n'était pas de vous sauver cependant on ne peut nier que mes actions ont causé, involontairement j'insiste, votre sauvetage. Ces gens ne vous auraient peut-être pas tuée, mais ils se seraient sans doute amusés à tour de rôle avec vous dans une ruelle sombre et sentant l'urine. Mais j'exagère, rien ne m'indique que la ruelle aurait effectivement senti l'urine.

Il se leva ensuite, s'approchant à nouveau du groupe de corsaires pour trancher d'un coup de rapière la cordelette retenant la bourse du capitaine pour la lui prendre, la lançant ensuite à la jeune femme.

- Mais puisque vous ne comptez apparemment pas me laisser en paix, voici de quoi vous dédommager. A votre place je serais déjà heureuse de n'avoir touché que cette bourse là ...


Puis, se retournant vers les corsaires.

- Et ne vous plaignez pas, vous êtes plus fautifs que moi.

Il retourna s'asseoir, pour la troisième fois - ce qui commençait doucement à l'énerver par ailleurs - alors qu'aucun des hommes, trop estomaqués, n'avait eu le temps de réagir.

- Et si je peux me permettre un dernier conseil, si vous ne voulez pas finir morte plus tôt que prévu, arrêtez de boire ET de m'importuner. Cela pourrait mettre un terme définitif à votre existence apparemment bien ennuyeuse. Nous avons fini ?

_________________
Signature trop large
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Capitaine
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP: Occupé
En couple: Non
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Dim 22 Jan - 13:09

Sans même dire un mot, Sigrid emprunta un tabouret à la table voisine et s’installa juste en face de son interlocuteur, son dû déposé préalablement dans le creux de ses seins, là où peu auront le cran de venir le chercher. Légèrement nerveuse cependant, malgré qu’elle fasse habituellement preuve d’une assurance démesurée, elle saisit son mouchoir en dentelle et le tritura de part en part, la tâche n’étant pas aisée lorsque l’on porte des gants de soie douce. Gants par ailleurs indispensables : sous le précieux tissu, là où naît le poignet, Sigrid porte un tatouage pirate dont elle ne parvient pas à se débarrasser, quelle que soit la méthode utilisée pour cela. Il est et restera selon elle, le symbole de ses crimes passés. Mais également un véritable handicap lorsque l’on désire survivre dans la capitale même de Fändir.

- Merci pour l’argent.

Elle soupira. Ce type était vraiment quelqu’un d’inabordable. Et pourtant, bien qu’embêtante, elle était parvenue à obtenir de lui une bourse qui contenait de quoi lui permettre de commander une dizaine de boissons supplémentaires. Etait-il plus gentil qu’il le laissait croire ? Agissait-il aussi froidement avec les autres pour une raison bien précise ? Bien consciente qu’il avait attisé sa curiosité, elle renonça au rhum et le fixa intensément, cherchant désespérément au plus profond de lui le secret qu’il pouvait bien renfermer. Son regard s’arrêta sur l’œil doré. Elle avait le triste sentiment qu’il pouvait l’abattre simplement en la regardant. Elle fût alors prise de sueurs froides. Bon sang ! Elle se trouvait devant l’un des hommes les plus dangereux qui soit !

-Officier. Vous êtes Officier, c’est bien cela que vous avez dit tout à l’heure ? Serait-ce ces hommes, qui ont animé les flammes de votre regard ? Ou bien l’habituelle rancœur qui habite les hommes d’armes ? Le Gouverneur Winston possède les mêmes. Mais la couleur de ses yeux le rend bien plus abordable, il faut dire. Vous, vous êtes flippant.

Elle ne put retenir un sourire, fière d’avoir eu le culot de poser les questions qu’elle gardait pour elle depuis l’intrusion de cet homme dans la taverne. Elle se savait vulnérable. Mais cette vulnérabilité était probablement ce qui pouvait la sauver. Elle ne savait pas grand chose sur les manières du Gouvernement, mais tuer une femme, rencontrée par hasard dans une taverne, n’était sûrement pas l’une de leurs habitudes. On peut aisément dire que c’est plutôt un truc de pirate.

- Je sais très bien ce que ces hommes avaient derrière la tête. De toute manière, ils ne pensent tout qu’à cela. Corsaires ou pirates, quelle différence, hein ? Dès qu’ils peuvent s’en enfiler une ils sont là ! Blitz Regar était le premier à s’en donner à cœur joie. Un brave type, mais qui s’fait plaisir. J’ai entendu dire qu’il vous donnait du fil à retordre celui-là. Le plus drôle c’est qu’vous cherchez au mauvais endroit. Vous l’croyez assez faible d’esprit pour rester sur Assecia ? Il est peut-être fort mais pas suicidaire le mignon !

Une vive douleur au ventre la fit gémir. Encore cette foutue blessure de guerre qui se manifestait. Sept ans déjà et toujours des heures et des heures à essayer désespérément de calmer la douleur. Epuisée par sa journée et sonnée par l’alcool, elle s’affala sur la table en fixant bêtement le rigolo en face d’elle.
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Mousse
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP:
En couple:
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Dim 22 Jan - 13:55

Dante soupira en la voyant s'asseoir. Visiblement, il ne s'en était pas encore débarrassé. Il avait cru, bêtement, qu'une bourse aussi chargée lui permettrait de finir sa cuite et de s'effondrer dans un coin, le laissant ainsi tranquille, c'était raté. Il tentait de l'ignorer, se concentrant sur son verre et une possible contre-attaque des corsaires mais il ne put s'empêcher d'entendre sa question et de répondre, plus pour lui-même que pour elle d'ailleurs. Il pensait simplement à voix haute.

- Les hommes auraient animé les flammes de mon regard ... ? C'est possible ... Nait-on démon ou le devient-on ? C'est une question métaphysique et je ne suis sans doute pas le mieux placé pour y répondre, je suis au premier plan, mon opinion ne serait pas objective ... Je sais que tous ceux de ma famille étaient assez monstrueux mais aucun ne l'était autant que moi ... Et puis, ils m'aimaient bien, eux. Moi je ne les aimais que lorsqu'ils se balançaient au bout de leur corde, c'était drôle d'ailleurs. Je vois encore leurs regards où se mêlaient la haine, le remord, la pitié et la peur ... Un mélange que je n'ai plus vu depuis lors ... Il faudrait que je tente de recréer ces émotions ... Un jour.

A mesure qu'il parlait, son sourire s'élargissait, il se rappelait de l'exécution de sa famille à laquelle il avait assisté en première ligne, le même sourire aux lèvres. Alors qu'il rêvassait et qu'il se plongeait entièrement dans ses souvenirs, d'autres paroles attirèrent son attention. Blitz Regar. Il connaissait le nom et le visage de tous les pirates dont la tête était mise à prix, tous sans exception. Il avait pour habitude, chaque jour, de passer les listes officielles en revue et de les imprimer dans son esprit. Ce petit exercice avait d'ailleurs développé sa mémoire.

Il se leva, d'un bond, dégainant sa rapière dans un geste rapide, il voulut porter la pointe de sa lame sous la gorge de la femme mais retint son geste au dernier moment. Pouvait-il vraiment la menace et la torturer pour lui soutirer des informations comme il en avait l'intention ? Après tout, elle ne semblait pas être une pirate. Elle avait cité le gouverneur plus tôt, lui semblait-il. Si une pirate avait pu rencontrer le gouverneur et s'en sortir vivante, c'est qu'il était temps de le remplacer.

Il réfléchissait. S'il la tuait, la torturait ou la menaçait, il pouvait perdre son grade et, donc, ses facilités pour chasser les pirates. Dante pesa le pour et le contre et décida, finalement, de rengainer son arme, se contentant de lancer un regard bien plus sombre encore dans la direction de la jeune femme. Son sourire était complètement effacé. Il avait eu une poussée de rage et n'avait pas pu se "soulager", celle-ci se maintenait donc et le consumait petit à petit. Il fallait vite qu'il passe à autre chose sinon il ne pourrait s'empêcher de massacrer quiconque se tiendrait à portée.

Il décida de commander d'autres verres, un alcool un peu plus fort, gageant que son effet surpasserait sa colère actuelle. Entre deux verres, il reprit la parole.

- Vous connaissez donc cet homme. Où est-il, que fait-il, comment le connaissez-vous ?

_________________
Signature trop large
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Capitaine
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP: Occupé
En couple: Non
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Dim 22 Jan - 22:06

L’inconnu, qui n’avait pas daigné donner son nom depuis le début de leur conversation, se leva brusquement, dégainant sa rapière à une vitesse qui dépassait l’entendement. Sigrid, surprise par ce geste agressif, posa immédiatement sa main au niveau de sa cuisse, dans l’espoir d’y saisir son poignard. Mais sa robe, alourdie par l’humidité et la boue, ne lui permit pas. Fort heureusement, l’homme avait arrêté son geste et s’était rassis comme si de rien n’était, réclamant au passage plusieurs verres d’un alcool fort, mais semble-t-il goûteux.
Elle allait rouspéter, mais il commença une sorte d’interrogatoire. Surprise par toutes ses questions qui pouvaient causer sa perte, Sigrid recracha malencontreusement le contenu de sa bouche en plein sur le visage de son interlocuteur. Quelle idiote ! Elle aurait dû s’en douter ! L’alcool la rendait bien imprudente ! Comment justifier qu’elle sache autant de choses sur Blitz Regar ? Quel mensonge inventer pour ne pas être la prochaine sur la liste des condamnés ?

Son regard la déstabilisa. Elle chercha autour d’elle du secours, un moyen de s’enfuir peut-être. Une ombre familière attira son regard, à l’entrée de la taverne. Mais trop inquiète du sort qui allait lui être réservé, elle n’eut pas le temps de la reconnaître. Il lui fallait répondre de suite, sans quoi cet homme serait bien capable de croire qu’elle lui cachait des choses. Entre temps elle se leva et commença à nettoyer le visage avec des gestes maladroits.

- J’ai été l’une de ses victimes ! lâcha-t-elle sans vraiment réfléchir.

Victime ? Difficile à croire lorsque l’on sait que Blitz laisse très rarement ses proies en vie, notamment après un viol, mais Sigrid était à court d’idées. Cependant cela ne suffisait pas pour justifier qu’elle le connaisse si bien. Alors, en se donnant l'air d'une femme sûre d'elle, elle enchaîna son récit.

- C’était aussi un ami d’enfance. Parfaitement sain d’esprit, gentil et droit. Mais du jour au lendemain, il est devenu glacial et acteur des vices les plus terrifiants. Si…si je le connais si bien, même aujourd’hui, c’est aussi parce qu’un autre ami à moi est chasseur de primes. Je le rencontre souvent au marché, en fin de semaine. Alors il me parle de ses cibles favorites, sans oublier aucun détail. Blitz est l’une de ces cibles. Il m’a dit que ce bandit aurait rejoint l’équipage de l’Impériale. Je suppose que ce nom vous évoque quelque chose, n’est-ce pas…n’est-ce pas cher…Hum, quel est votre nom ? Bref, passons. Il est bien connu que l’Impériale est souvent introuvable. Alors si vous ne trouvez pas l’Impériale, comment pourrez-vous trouver Blitz ?

Une succession de mensonges bien ficelés, elle l’espérait. Une fois le visage nettoyé, elle s’installa sur les cuisses de l’Officier et lui offrit un sourire aguicheur. Qui sait, peut-être est-ce là sa faiblesse ? Elle le fixa plus intensément encore et une triste idée lui vint à l’esprit. *Et s’il aimait plutôt les hommes ?*. Elle tira la langue de dégoût. Ce type lui donnait vraiment de drôles d'idées et la poussait à des actes bien peu communs. Quoi qu'il en soit, elle devait absolument le détourner de la conversation, sans quoi elle pourrait bien commettre une erreur qui lui serait fatale.

- Le saviez-vous ? Vous êtes plutôt mignon pour quelqu'un qui passe son temps à se battre. D'habitude vos compagnons sont couverts de cicatrices et puent la sueur. Elle porta son doigt au bandeau qui couvrait l'un des yeux de l'Officier. Je suis rassurée de voir que vous n'êtes pas invincible malgré tout...


Dernière édition par Sigrid Solta le Lun 23 Jan - 14:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Mousse
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP:
En couple:
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Dim 22 Jan - 22:33

A la giclée d'alcool qu'il reçut en pleine face, toute la colère de Dante remonta d'un coup. Il eut beaucoup de mal à en pas céder à ses pulsions et la découper en tranches fines qu'il donnerait à dévorer aux corsaires qui ne les quittaient pas des yeux. Trembla de colère et de frustration à la fois - ce qui pouvait ou terrifier ou faire rire, au choix - il l'écoutait tout de même. Tout ce qui avait trait aux pirates l'intéressait et il ne laissait échapper aucune miette du discours.

Une victime ? Après tout, vu ce qui venait de se passer devant lui, cela ne semblait pas improbable. Elle ne semblait pas plus terrifiée que cela à l'idée de se faire violer donc, soit elle y était habituée, soit elle savait qu'elle aurait pu y échapper. Or, une femme seule contre un groupe de corsaires avait peu de chance de survie, Dante opta donc pour la première solution. Dans tous les cas, si Blitz était bien sur l'Impériale, sa chasse ne serait pas aisée.

Il sursauta alors qu'elle se posait sur sa cuisse, étant ainsi ramené à la réalité. Qu'espérait-elle faire ? Etait-elle en train d'essayer de le charmer ? Après tout, si elle était effectivement habituée aux viols au point que cela ne l'effraie même plus, elle avait surement développé une sorte d'attirance envers les hommes violents. De ce fait, Dante devenait une sorte de ... Fantasme réel pour elle. Il n'était cependant pas d'humeur.

Soudainement, il s'aperçut que l'alcool reçu précédemment avait rendu son bandeau moite et celui-ci commençait à devenir transparent. Comme l'un de ses avantages en combat était cet oeil caché et ce faux angle mort, il devait à tout prix le cacher et changer ses bandages. Il leva la main, la posa un peu en dessous du cou de la jeune femme, lentement, puis la poussa d'un coup pour qu'elle s'écroule sur le sol. Il se leva ensuite pour se diriger vers les toilettes et se changer, sans lui adresser aucun mot.

Décidément, la situation commençait largement à le dépasser. Il ne pouvait pas tuer ces corsaires qui pourtant rêvaient sans doute de revanche. Il ne pouvait pas tuer cette femme qui l'exaspérait au plus haut point et semblait même l'attirer, ce qui n'allait pas arranger ses soucis. Et, finalement, l'un de ses secrets était sur le point d'être dévoilé. Dante avait l'habitude d'avoir un contrôle complet sur tout ce qui se passait autour de lui, ce soudain manque de contrôle le déstabilisait complètement.

_________________
Signature trop large
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Capitaine
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP: Occupé
En couple: Non
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Mar 24 Jan - 10:19

Ah les hommes ! Quelle belle bande d’ingrats ! Pas un nom ! Pas un seul geste pour la remercier de toutes les informations qu’elle venait de lui fournir ! Rien, si ce n’est la jeter comme une vulgaire chaussette dont l’odeur vous révulse ! Et la belle bande de babouins à l’autre bout de la salle, en train de rire comme si sa chute était l’œuvre d’un artiste de cirque ! Elle leur collerait bien la raclée de leur vie si leur nombre n’était pas aussi grand ! Les regards qu’ils lui lancèrent la forcèrent à se relever et à se mettre sur ses gardes. Certes la scène les amusait, mais ils voyaient également là une occasion de lui faire payer son arrogance de tout à l’heure.

Humiliée et surtout vexée, Sigrid fût partagée entre l’idée de quitter la taverne au plus vite, pour rejoindre Glénia, et celle de retrouver l’inconnu, pour obtenir de lui ce qu’elle ne pourra obtenir de ses propres moyens : la vengeance. Blitz, alias Kross, n’était certes pas celui qui lui avait causé du tort ; mais il fallait bien commencer par quelque chose pour atteindre les plus hauts rangs de l’Impériale et par cela l’Impératrice même. Malheureusement pour elle, une tête de mule en puissance avait visiblement décidé de lui fausser compagnie en allant se réfugier dans les latrines. Cette situation était bien loin de pouvoir s’inscrire dans une Romance. C’était même répugnant. Prenant son courage à deux mains, elle saisit les pans de sa robe et prit le chemin des latrines.

Elle le trouva seul avec ses pensées, mais pas pour longtemps. Un gros bonhomme pointa son nez, étonné de voir une dame ici. Sans plus de manières, Sigrid ferma violemment la porte avec le talon, cette dernière s’écrasant magnifiquement dans le visage même du monsieur. Un cri plaintif lui parvint. Fort heureusement, il n’insista pas et alla retrouver sa place. Ou peut-être chercher son bonheur ailleurs. Elle sourit en l’imaginant rejoindre les femmes à côté et tendit l’oreille, au cas où.

Bien décidée à obtenir de lui un minimum de considération, elle n’hésita pas une seconde à s’approcher, veillant tout de même à ce qu’il ne soit pas tenté de lui trancher la gorge.

- Dites-moi. Vous jetez ainsi toutes les femmes qui se présentent à vous, ou bien suis-je trop répugnante pour attirer votre attention ? Peut-être préférez-vous les filles de comtes, les duchesses et les princesses ?

Elle s’installa sur une caisse en bois, jouant de ses jambes comme une enfant perchée dans un arbre. Ainsi assise, elle se retrouvait à la tête hauteur que son interlocuteur. Cette soudaine hauteur lui fit étonnement de bien. Il lui semblait pouvoir voir le monde. Celui des latrines dans le cas présent, mais c’était mieux que rien.

- Je veux la mort de Blitz. Je veux le voir souffrir sous la lame d’un officier ou au bout d’une corde. Qu’à jamais il se souvienne de mon sourire lorsque je le regarderai se vider de son sang ! Ça doit être aussi jouissif que les nuits passées dans les bras d’un homme qui ne demande rien d’autre que d’être comblé. Non je me fourvoie ! Ce spectacle n’égale rien d’autre et de ça au moins, on ne s'en lasse pas. Me rendriez-vous ce service ?
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Mousse
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP:
En couple:
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Mar 24 Jan - 14:23

Dante ne s'attendait surement pas à ce qu'elle le suive jusque dans ce lieu, mais cela lui donnait de nouvelles informations sur elle. Elle n'avait pas l'attitude d'une femme de pêcheur ou de paysan mais encore moins d'une dame de la haute. Elle n'avait pas peur des hommes ni d'être mal vue. Elle avait un tempérament ... De guerrière. Qui était-elle ? L'option pirate était toujours à proscrire au vu des révélations précédentes, mais il gardait cette idée dans un coin de son esprit. Elle n'était sans doute pas marin non plus, sinon elle l'aurait connu, au moins de réputation, et ne se serait jamais approchée de lui.

Cependant, là, elle l'ennuyait. Il hésitait. Il devait changer son bandeau au cas où un nouveau combat se déclenchait entre les corsaires et lui mais il ne voulait pas le changer face à elle. Si trop de monde était au courant de son "piège", il se retournerait très vite contre lui. N'ayant pas le choix, il retira son bandeau trempé et son deuxième oeil devint visible pendant un court instant, le temps qu'il change son cache. Si son visage était l'expression de la douceur même, traits fins, sourire perpétuel, cheveux longs et lisses, son oeil droit contrastait complètement, montrant une froideur ou parfois une hargne sans pareille. Ce n'était que plus vrai encore pour le gauche. Puisque Dante gardait ses bandages même pour dormir, celui-ci ne voyait presque jamais les rayons du soleil et cela se ressentait. L'oeil était pâle, terne malgré les divers vaisseaux sanguins qui avaient lâché et l'injectaient de sang. Il était aussi humide, la morsure du soleil lui arrachant des larmes, pas de douleur mais une simple conséquence biologique. Cet oeil était sans conteste l'attribut physique le plus terrifiant de Dante.

Après avoir remis son bandage, il s'approcha à pas lents de la jeune femme. Souriant toujours, il attrapa une de ses mèches de cheveux, jouant un peu avec elle, avant de planter son regard dans le sien, leur nez se frottant presque tellement ils étaient proches. Il parla d'une voix quasi glaciale, insistant sur chaque syllabe.

- Qui êtes vous vraiment ... ? Je m'occuperai de Blitz lorsque le moment viendra, je m'occuperai d'eux tous, l'impératrice, Kane, même leur famille. Mais ce n'est pas pour vous rendre service que je le ferai, simplement parce que c'est ce qu'Il attend de moi, de nous tous. Cependant, s'il est à bord de l'impériale, je ne pourrai rien faire pour l'instant ... A moins que vous m'ayez menti ? Vous jouez un jeu dangereux ... Je ne peux vous tuer tant que je n'ai pas de preuve que vous êtes une ennemie mais ... Si personne ne découvre que c'est moi ... Les accidents, ça peut toujours arriver, jeune dame, gardez cela en mémoire.

Il s'arrêta soudain, tendant l'oreille. Des bruits de pas, nombreux, se rapprochant. Les corsaires ? Dans un endroit aussi exigu ... Malgré leur incompétence, Dante ne suffirait sans doute pas. Il fallait trouver autre chose, détourner leur attention, faire diversion. Une idée germa dans son esprit. Il sortit sa rapière et la glissa sous la gorge de la femme, murmurant :

- Je n'ai pas le choix ...

Au dernier moment, il glissa sa main entre la lame et la gorge, découpant sa propre chair, éclaboussant de sang la gorge intacte. Il ne cria pas, ne grogna pas, son regard ne laissa transparaître aucune douleur. Il se dépêcha de bander sa main et de la glisser dans une poche de son uniforme pour la camoufler.

- Jouez le jeu et ne mouftez pas ou je vous laisse à votre sort. Fermez les yeux.


Il la fit ensuite tomber et la retourna pour l'attraper par la nuque, la transportant tel un cadavre, tenant dans la même main sa rapière tâchée de sang. Il sortit ensuite des latrines, croisant le groupe de corsaires qui, les yeux écarquillés, le regardaient se balader avec le corps de la femme, morte.

- C'était une pirate. Je les déteste.


Il passa à côté d'eux, aucun ne fit le moindre mouvement, et sortit de la taverne pour s'engouffrer dans une ruelle, s'assurant que personne ne les suivait. Il lança alors le corps de la jeune femme par terre et s'assit, analysant sa blessure.

- Dites moi ce que vous savez vraiment, maintenant.

_________________
Signature trop large
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Capitaine
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP: Occupé
En couple: Non
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Mer 25 Jan - 21:29

Charmée par les gestes doux de l’Officier, Sigrid était persuadée de l’avoir attrapé dans ses filets. Mais l’homme se montra bien moins coopératif qu’elle ne l’avait espérée et la jeune dame, profondément vexée, eut l'idée de se montrer plus dure avec lui, dans le but de le mettre à ses pieds.
Songeuse, elle devint moins attentive et ne pressentit ni l’arrivée furtive de l’équipage corsaires, ni le geste incongru qu’allait accomplir sa proie ! Sans qu’elle ait le temps de faire quoi que ce soit, il la menaça de son épée, lui chuchota à l’oreille des mots incompréhensibles puis s’entailla violemment la main pour finalement étaler le sang chaud dans son cou et sur ses vêtements. L’ancienne pirate eut un haut le cœur terrible mais n’eut d’autres choix que celui d’abdiquer en se faisant passer pour morte. Elle ne connaissait pas les réelles intentions de l’acteur principal de cette scène mais n'allait pas tarder à le savoir ! A peine sortie des latrines, elle entendit les voix des membres de l'équipage corsaire et prit conscience qu’elle venait d’échapper de justesse à une bande de babouins affamés et avides de sang !

Une fois dans la rue, l’officier la jeta au sol sans la moindre délicatesse, comme le ferait un paysan avec son sac de blé. Sigrid tremblait de part en part : elle avait cru voir sa dernière heure arriver. Elle mit du temps à se remettre de tout cela et à la question qu’il lui posa, elle ne répondit que très tardivement. Avant cela, elle recula contre un mur en se traînant, fixant son tortionnaire d’un air méfiant. Les rôles étaient inversés, visiblement. Elle qui croyait pouvoir le manipuler à sa guise, elle s’était lourdement trompée ! Ce type insistait beaucoup trop pour connaître sa véritable identité et les secrets qu’elle lui dissimulait avec acharnement. Etait-il prudent de s’entêter dans le mensonge ? Ce jeu était probablement bien moins dangereux que celui de lui révéler sa nature profonde.

- J’vous ai tout dit ! Vous m’croyez pas c’est ça ? Et puis me jeter comme si j’étais qu’une vulgaire catin ! Vous m’prenez pour qui ?! Moins que rien ! Bougre ! S’pèce de merdasse ! hurla-t-elle au milieu de la ruelle, dépourvue de tout passant.

La « merdasse » saignait. Sigrid se souvint alors qu’elle était elle-même couverte de sang et porta sa main à son cou. Présent en grande quantité, il allait lui être difficile de s’en débarrasser. Pourtant, avec entêtement, elle tenta de l’enlever, se salissant plus encore en n'épargnant ni ses poignets, ni ses avant-bras. Il coulait même jusque dans son décolleté. Bien qu’elle ait été à la source de plusieurs massacres sanglants, cette situation la mettait mal-à-l’aise. Elle n’avait jamais porté autant de sang sur elle…si ce n’est le jour où Grégor, ancien chef des pirates, l’avait transpercé de son épée en tuant sur le coup l’enfant qu’elle attendait depuis six mois déjà. Instinctivement elle porta ses mains à son ventre et se plia en deux, semblant souffrir d’une douleur inhabituelle.

- Qu’est-ce…que…vous êtes malade ! Qu’est-ce qu’il vous a pris de faire ça ?! Nan mais vous entailler la main ! Vous n’aviez pas d’autres idées ?! Vous ne croyez pas qu’il est déjà assez difficile de survivre aux plaies de guerre ?! Faut en plus que vous vous blessiez vous-même ? Faut vraiment qu'j'parte de cette ville de fous !
Bon sang je vais vomir…

Revenir en haut Aller en bas


avatar

Mousse
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP:
En couple:
MessageSujet: La belle et la bête [PV] Dim 29 Jan - 16:10

Dante soupira. Une nouvelle fois, rien ne se passait comme prévu ou même logiquement. Il la sauvait - bien entendu ce n'était pas pour le principe de la sauver mais simplement parce qu'elle pouvait lui être utile - et, normalement, elle aurait dû lui en être au moins reconnaissant. Au lieu de ça, elle criait - d'une voix aigüe et assez insupportable -, geignant, gémissait, en bref, elle ressemblait à un chat à qui un petit garçon sadique tirerait sans cesse la queue, provoquant ces miaulements qui, à eux seuls, représentaient une plus grande menace pour Dante que l'équipage entier de l'Impériale. Comme si cela ne suffisait pas, elle semblait, à ses dires, sur le point de vomir. Déjà que sa main et ses oreilles le faisaient souffrir, elle menaçait de faire subir le même sort à son nez. Il serait bientôt privé de trois de ses sens alors qu'il l'avait sauvée, non seulement d'un viol collectif et sans doute brutal, mais aussi d'une mort atroce. Il commençait à ne plus vraiment comprendre la situation ni pourquoi tout cela lui arrivait d'un seul coup.

Haussant les épaules, il sortit sa main blessée et une balle de pistolet qu'il éventra, couvrant sa blessure de poudre. Il l'alluma ensuite, brûlant et aidant sa peau à cicatriser. Il tiqua un peu, si le coup d'épée ne l'avait pas vraiment fait réagir, car il y était habitué, ce coup-là ne le laissait pas de marbre.

Pour penser à autre chose, il laissa vagabonder son regard dans la ruelle, bien qu'elle n'avait rien de spécialement intéressant. Il fut attiré par quelques taches au sol. Son sang, qu'il avait fait couler depuis la taverne. Il sortit donc de la ruelle et suivit du regard la trace qui pouvait facilement mener les corsaires jusqu'à eux, dans cette ruelle où ils seraient acculés. Il laissa échapper un nouveau soupir et revint vers elle.

- Bon. Je suis Dante Akuma, officier de la marine comme dit précédemment, sans cesse à la recherche de nouvelles proies, pirates - au cas où vous n'auriez pas compris - à ... Torturer, tuer, démembrer, éviscérer ... Pas forcément dans cet ordre. Je ne suis normalement pas autorisé à attaquer des corsaires, à moins bien sûr qu'ils n'attaquent en premier. Ce qui sera très probablement le cas si nous restons ici où ils peuvent nous trouver d'une seconde à l'autre sauf que j'ai une main en moins et qu'ils auront l'avantage numérique de leur côté, nous ne pourrons pas non plus fuir parce que nous aurons un mur derrière nous et si vous vous mettez à vomir je crains que vous ne me serez pas d'un grand secours. Donc, en résumé, on bouge, vite. Quand je dis on c'est vous et moi si vous ne mettez pas plus de trente secondes à vous remettre debout et à me suivre. Dans le cas inverse, on voudra dire moi uniquement et je vous conseille de commencer à vomir directement, avec un peu de chance l'odeur les dégoutera, les empêchera de vous monter dessus en file - ou tous en même temps - et ils se contenteront de vous tuer. Votre choix.

_________________
Signature trop large
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Capitaine
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP: Occupé
En couple: Non
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Jeu 2 Fév - 22:11

- Officier ? Officier Akuma ? Il me semble avoir déjà entendu ce nom quelque part…mais où donc ?

*Voilà un prénom qui s’accorde bien avec le caractère de son porteur. Akuma…Akuma…bon sang, ça ne me revient pas ! *

Des cris lui parvinrent, l’obligeant à mettre de côté son extraordinaire curiosité. Ils étaient faibles mais indiquaient clairement qu’une masse de personnes était en approche, telle une meute de loup. L’Officier ne perdit de pas de temps pour la mettre en garde contre les corsaires, qui avaient cru un instant à peine à sa ruse de tout à l’heure. Bien que Sigrid aime les jeux d’amour, se faire violer par une bande de babouins l’écœurait au plus haut point. Elle avait même déjà tué les personnes qui s’y étaient essayées, en veillant à les faire souffrir avant de porter le coup fatal.

Mais elle se sentait trop faible, bien trop en tout cas pour s’engager dans une chasse à l’homme où elle jouerait le rôle de la proie. Pourtant Dante était prêt à l’abandonner si elle ne faisait pas l’effort de se lever par elle-même. Elle ne put s’empêcher de réprimer une moue boudeuse, vexée par le si peu de gentillesse dont il était capable de faire preuve à son égard. Cet imbécile changeait d’humeur aussi vite que de chemise. Et dire qu’elle avait songé un instant à l’attirer dans son lit !

- Vous êtes bien drôle vous ! Ce n’est pas comme si c’était votre petite personne qui se retrouvait avec mon sang sur elle ! Et qu’est-ce qu’il pue le votre ! lâcha-t-elle en mimant le dégoût. Elle entama très vite sur un autre sujet, dans l’unique but peut-être de le faire culpabiliser. Vous êtes vraiment officier, comme vous le prétendez ?! Vous laisseriez une femme se faire prendre par ces types ? Tss ! En réalité vous n’êtes qu’un petit prétentieux, c’est cela ? Vous vantez des talents que vous ne possédez pas ! Irresponsable et si peu courageux ! C’est lamentable !

Croyez-le ou non, les paroles que prononça Sigrid ne s’accordèrent pas du tout avec l’étrange action qui suivit. La dame ne se fit tout simplement pas prier pour se lever et détala aussi vite qu’un lapin. Elle délaissa tout bonnement l’Officier et se sépara dans ce même temps de ses chaussures, qui encombraient une course déjà difficile à cause de ses jupons et du corset qui l’empêchait de respirer. Elle retrouva pourtant ses capacités d’antan. Ses foulées se firent plus rapides, son souffle s’adapta à la situation ! Elle prit les virages sans cogner personne et eut même l’audace d’arrête un attelage pour traverser la grande avenue. Une fois de l’autre côté, elle reprit son souffle, surveillant autour d’elle si aucun des types de tout à l’heure n’était dans les parages. Dante lui, avait disparu.

- Quel crétin ! En plus il ne suit pas le rythme ! Bon…où est ce foutu port, que je prenne le prochain bateau pour Glenia ? Ce n’est sûrement ce satané Diego, ni même cet imbécile de Volpe qui me retiendront, quand bien même dois-je les affronter aux poings ! hurla-t-elle sans faire attention à la foule qui la regardait avec curiosité.
Revenir en haut Aller en bas


avatar

Matelot
Second personnage


Journal de bord
Situation RP:
En couple:
MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV] Dim 5 Fév - 16:18

C'était une véritable catastrophe.
Si il avait été dans son état normal, il aurait appris à cet officier qu'on ne mettait pas impunément la main sur un curiosité appartenant à son maître. Mais elle devenait de plus en plus une curiosité pour lui aussi et il avait hésité. Un peu trop. Cette tentation aurait pu lui coûter très cher quand Sigrid et l'officier avaient réussi à la faire passer pour morte. Il y avait cru. il avait cru qu'il avait failli à sa tâche. Mais cela n'avait été que comédie et il était maintenant tiraillé entre le soulagement qu'elle soit bien en vie et la honte de s'être fait berner par un artifice aussi grossier. Il se demandait combien de temps il allait encore devoir mettre la main au côté à chacun de leurs mouvements quand la chance tourna soudainement quand Sigrid s'échappa en plantant là son interlocuteur. Au moins, il n'aurait pas à s'engager dans une joute pour récupérer la jeune femme.
Il déchanta cependant rapidement quand il se rendit compte que, bien qu'elle ait quitté la piraterie et qu'elle se trouve dans une tenue très peu adaptée à la course, elle avait gardé toute son agilité et se déplaçait bien plus aisément que lui le long des rues et il la perdit même de vue quand elle passa devant une voiture sans prendre la peine de ralentir. Il la chercha des yeux quelques instants, se mordant nerveusement la lèvre. Non, elle ne pouvait pas l'avoir semer...Il la repéra très facilement lorsque les passants tournèrent tous la tête vers une furie qui vociférait des insanité sur le compte de son maître et sur lui même. Elle avait semblé vouloir semer l'officier et maintenant, elle se plantait à un carrefour pour brailler comme une poissonnière. Cette femme était vraiment...stupide. Il n'y avait pas d'autre mot adapté à la situation. S'avançant vers elle à grandes enjambées, écartant les passants interloqués avec force coups de coudes et claquements de langue agacés, il l'empoigna par le bras dès qu'il fut assez près d'elle et la força à le regarder en face. Son souffle était court, mais il s'obligea à retrouver son ton posé habituel. Hors de question de lui donner une quelconque satisfaction pour la frayeur qu'elle lui avait faite.

_Je crois que ce serait manquer de respect à mon maître que de vous enfuir comme une voleuse alors qu'il vous a si généreusement offert son hospitalité. C'est une question de décence.

Il fronça légèrement les sourcils, comme si il réfléchissait à la solution la plus adaptée à cette divergence d'opinions et de projets.

_Ne m'en voulez pas, mais vous conviendrez avec moi que si je n'emploie pas des moyens...efficaces...nous risquons de finir aux poings pour régler cette situation. Aussi...

Son autre main fut sur la nuque de Sigrid en un battement de cils et, d'une pression au bon endroit, il la poussa douloureusement dans les bras de Morphée. Voilà qui était fait. Il n'avait pas du tout, mais alors pas du tout, attiré les regards vers lui. Balançant Sigrid sur son épaule, il retint un gémissement en la sentant écraser son dos à vif et se dirigea d'une pas plus raide que digne vers la demeure de Diego en priant pour que son chargement ne se réveille pas en cours de route. mais la chance semblait avoir bel et bien tourné et il arriva sans trop d'encombre jusqu'à la résidence si l'on omettait les regards soupçonneux, le passages forcé par les ruelles peu fréquentables pour éviter les gardes et les remarques qu'il n'oserait jamais rapporter à qui que ce soit. Il était mignon, à rentrer avec Sigrid sur l'épaule alors qu'il devait se contenter de rapporter son comportement à Diego, mais cela valait mieux que de l'avoir laissée s'échapper. Il fallait absolument le mettre au courant qu'elle projetait de partir pour Glenia dès qu'il reviendrait de chez le gouverneur. En attendant, il ne devrait pas lâcher la jeune femme du regard.
Il la ramena dans sa chambre et la coucha sur le lit avec un marmonnement désolé. Il ne s'autorisait ce genre d'écart dans sa tenue que lorsqu'il était sûr d'être seul bien sûr. Il n'avait plus qu'à s'asseoir et à attendre qu'elle se réveille. La journée promettait d'être aussi longue que la précédente.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La belle et la bête [PV]

Revenir en haut Aller en bas

La belle et la bête [PV]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Une très belle peinture
» Belle étalon cherche femme...xD
» Aurore de Sova : la Belle au Bois Dormant est là~
» [UploadHero] La Belle et la Bête [DVDRiP]
» Hell Moon, une si belle jument ...[VALIDEE]
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fändir :: ASSECIA  :: Le vieux port :: La taverne du Vieux Pécheur-