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Petites emplettes entre filles. Ou presque. [Ouvert]

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Matelot
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MessageSujet: Petites emplettes entre filles. Ou presque. [Ouvert] Sam 18 Fév - 13:08

Le soleil brille, les mouettes braillent, les marins aussi.
Quelle belle journée !
Quelques nuages traînaient par ci par là sur la toile bleu du ciel mais rien ne pouvait assombrir l'humeur de Dagda aujourd'hui. D'un beau bleu d'ailleurs, ce ciel, il allait essayer de trouver une tunique ou une robe de cette couleur, ça irait bien avec ses cheveux et sa garde robe manquait cruellement bleu. Et puis il était là pour ça. Oui, si il était aussi joyeux, flânant le long des rues, un sourire béat collé aux lèvres, c'est parce qu'il venait de recevoir sa paye et un petit extra de la part de Gabby accompagnant la lettre qu'il lui avait envoyée. Il allait passer sa mâtinée, voire sa journée, dans un excès d'inconscience financière, peut-être, à acheter de nouvelles étoffes et se faire confectionner des tuniques neuves. Comment ne pas être pleinement satisfait aujourd'hui ? Il était investi d'un mission de la plus haute importance: trouver un accessoire ou un vêtement bleu. Il fronça légèrement les sourcil à la pensée d'une telle lacune dans sa penderie. Pourquoi n'avait il rien de bleu ? Il avait des vêtement roses, rouges, verts et blancs, c'était là c'est couleur favorites. Jaunes aussi, plusieurs, les couleurs solaires attiraient l'attention et lui faisaient un joli teint. Mauve, pourpre, ambre, crème, vermillon, anis, or, poussin, perle, anthracite...Sa garde robe foisonnait de couleurs et de motifs, comment avait-il pu vivre aussi longtemps sans bleu ? Il s'était même acheté une tunique brodée brune assez récemment, pourtant ce n'était vraiment pas une couleur qui lui ressemblait...
Peut-être n'avait-il pas de bleu parce qu'il n'aimait pas ça, tout simplement. Entre le ciel et la mer, ça ne manquait pas ici non plus. Alors, il l'allait l'acheter cette robe bleue, ou pas ? Allait-il mettre l'extra de Gabby dans un vêtement qu'il ne mettrait peut-être jamais alors qu'il avait cruellement besoin de nouvelles tenues ? C'était bien d'habiter face à la mer mais bon, le sel et le soleil, ça ternissait ses étoles très vite. Un tel dilemme méritait médiation et c'est plus rêveusement qu'il parcouru ce qui lui restait à faire de chemin jusqu'à la rue réservée aux tailleurs. Large, élégante, grouillante de monde en cette journée ensoleillée, elle était telle qu'il l'aimait. Il faudrait attendre plus longtemps, certes, mais ça le déculpabilisait de dépenser presque toute la paye que lui versait la marine de voir d'autres personne mettre encore plus d'argent que lui dans leurs achats vestimentaires.

La démarche sautillante et l'oeil brillant voletant d'un étal bariolé à l'autre, Dagda se félicitait d'avance de ses achats quand un évènement majeur vint bousculer ses pensées encore abstraites. Il n'aurait pas pu ne pas le remarquer, là, le petit vendeur qui avait installé une planche au coin de la rue en guise d'étal. Ce pauvre type ridé comme une vielle pomme. Sur son présentoir de fortune, il avait déplié tout un éventail de longues robes aux larges manches brodées de d'exotiques motifs floraux entrelacés. De toutes les couleurs, les robes, mais la plus belle, c'était la bleue. A bien y regarder, ce n'était pas vraiment des robes comme il avait l'habitude d'en voir, mais un mélange entre la robe droite à ceinture et un manteau très léger, fermé sur toute la longueur par une rangée de petits boutons en os ou en ivoire. Les motifs tranchaient efficacement avec le tissu des vêtements sans heurt aucun, déclinant leurs arabesques compliquées dans des camaïeux roses et rouges. Elles étaient toutes très belles, oh oui, très très belles. Mais la bleue...! D'où les sortait-il ce type ? Même dans les boutiques fréquentées par la haute société, on voyait pas des trucs comme ça. Certes, ça n'y aurait peut-être pas eu sa place, c'était pas la soie la plus fine ni des broderies dorées, mais quand même ! Il n'avait qu'une envie: plonger ses doigts dans les plis de la robe comme dans les cheveux de l'une de ses conquêtes et respirer son parfum inconnu en rêvant au lieu où elle avait été conçue. La porter, seul chez lui d'abord, pieds nus, tout nu, devant son miroir en pied. Juste pour sentir les fibres sur sa peau, les plis se faire et se défaire en suivant tendrement le moindre de ses mouvements. Et la toile qui se tendrait derrière lui comme une voile céleste quand il courrait sur le sol de bois, le suivrait toujours pour le serrer entre ses larges pans, tendre amant bruissant et murmurant doucement pour lui et pour lui seul. Et l'envie qu'il lirait dans le regard des passant quand il sortirait, tout enveloppé de ces odeurs et ces caresses soyeuses. Oui, pour lui, lui tout seul. Elle était pour lui. En un mot comme en cent: il lui fallait cette robe.

Mais le destin plaça un nouvel obstacle sur son chemin. Un obstacle d'à peine un mètre cinquante. Le vieux pépé était pas si croulante que ça et sa cataracte ne l'empêchait pas de lorgner les jolies femmes. Fille en l’occurrence. Plutôt mignonne, c'est vrai, très mignonne même, mais une rivale ! Voilà que le papi remuait, il voulait un baiser ? Le petit vieux s'était mis en branle et avec des gestes lents saccadés, il présentait la robe bleue -oui la sienne à lui !- à la jeune fille qui s'était arrêtée devant son étal. N'écoutant que son courage devant un adversaire de cette trempe, Dagda bouscula brutalement la demoiselle et arracha le vêtement des sales mains qui le présentait à quelqu'un d'autre que lui.

_Touchez pas à ça ! C'est à moi !

Il n'avait pas voulu couiner comme une jeune vierge effarouchée à qui on fait une proposition indécente, mais c'était sorti tout seul. Il aurait cette robe quel qu'en soit le prix, même si sa dignité devait y passer et que tout le monde devait le considérer comme une...non rien. En plus le papi il voyait les femmes mais il était vraiment pas doué pour voir ce qui allait aux gens, cette robe n'irait pas du tout à cette fille, ça sautait aux yeux ! Avec toute la mauvaise foi du monde , il soupira d'exaspération devant un choix aussi peu judicieux en matière d'harmonie des couleurs. Une robe bleue ne peut pas pas aller à une jolie jeune fille qui a les yeux bleus, c'est évident.

_Je suis vraiment navré de vous apprendre ça mademoiselle, mais cette robe ne vous irait pas du tout, et d'ailleurs elle serait beaucoup trop longue pour vous, vous allez devoir me la laisser !

Personne ne menaçait de lui reprendre, mais bon. On n'est jamais trop prudent.

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Pouêt
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Naufragé


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MessageSujet: Re: Petites emplettes entre filles. Ou presque. [Ouvert] Dim 19 Fév - 21:46

À peine sortie de la boutique de son bien-aimé grand frère Julyan et les poches pleines d'écus sonnants et trébuchants, Akane avait filé au port payer - de très mauvaise grâce il faut le reconnaître - le Capitaine du navire sur lequel elle était venue. Cette déplaisante formalité accomplie, elle compta soigneusement la somme qui lui restait et décida qu'elle avait bien mérité de s'octroyer une récompense pour toutes les bonnes actions accomplies ce jour-là. Notamment l'attendrissement de la petite amie de Julyan qui ne tarderait pas à disparaître du tableau, et l'acceptation de son arrivée par ledit Julyan qui allait donc la prendre en charge. Enfin... Ce point n'était pas encore très clair pour son frère manifestement, mais il était évident dans sa petite tête charmante qu'elle n'allait pas travailler ou accomplir d'autres tâches dégradantes. Ravie et ravissante donc, elle partit à la découverte de la cité d'Assécia, s'orientant aisément et d'instinct dans les rues et les avenues jusqu'à trouver les beaux quartiers. Son instinct en effet, était infaillible concernant la recherche d'objets de luxe en particulier les vêtements qu'elle affectionnait avec la démesure propre à son jeune âge. Elle avait du renoncer à bien des belles étoffes pour venir jusqu'à Assécia car il avait fallu voyager léger pour ne pas devoir de supplément au transporteur. Mais aujourd'hui tout allait changer et bientôt elle serait la reine incontestée de ce royaume, la plus belle et la plus choyée des femmes en tout cas.

Chaloupant gracieusement entre les étals, elle délaissa rapidement les étoffes de qualité médiocre et les objets pas assez clinquants à son goût, pour se diriger vers un étal un peu à l'écart. Orientale et formée - bien qu'avec peu de succès - à la couture, elle avait reconnu du premier coup d’œil un assortiment de robes crées à partir d'une soie de la plus belle eau. Frôlant les vêtements drapés du bout des doigts, elle eut un sourire rêveur. Oh oui ! Des soieries magnifique ! Et dont le propriétaire n'avait de toute évidence aucune idée quant à leur valeur inestimable à ses yeux. L'air bovin de son regard perdu au milieu d'un tout petit visage fripé lui donna envie de rire mais elle s'abstint prudemment et afficha une expression d'ennui et d'indifférence tandis que le marchand lui présentant l'une des pièces. Une ravissante robe d'un bleu si profond qu'elle avait l'impression de plonger au fond de l'océan rien qu'en la regardant. Elle avait d'ores et déjà jeté son dévolu sur une autre robe dont l'étoffe d'un vert entre le mousse et l'amande, s'ornait de délicates arabesques moirées et d'une ganse de fourrure brune et soyeuse. Avant qu'elle ait eu une chance de dire quoi que ce soit, une paire de mains avide saisit la robe bleue alors qu'un couinement effarouché et grinçant résonnait à ses oreilles. Irritée d'avoir été bousculée par le fâcheux, elle s'apprêtait à répliquer vertement lorsque lui vint à l'esprit le parti qu'elle pourrait tirer d'une telle situation.

Ses beaux yeux aux reflets d'acier s'emplirent donc de larmes de crocodile et ses lèvres roses se mirent à trembler tandis que ses mains fines et élégantes se joignaient au niveau de son cœur pour s'étreindre avec désespoir. Habile comédienne qui tentait d'attendrir sa toute nouvelle proie tout en l'examinant minutieusement. Bel homme sans être à tomber à la renverse, il avait quelque chose dans le regard d'inexplicablement frivole et un peu fou. Pas du tout le genre d'homme qu'elle s'attendait à croiser en ville. Réprimant un sanglot factice, elle baissa les yeux modestement et laissa échapper un petit hoquet de détresse avant de lui adresser une supplique d'une petite voix misérable.

- Je vous demande pardon, monsieur... J'avais tellement espéré cette robe... Elle aurait si bien convenu aux circonstances malheureuses dans lesquelles je voulais l'arborer... Ooh...

Plaquant sa main sur sa bouche comme si elle allait se fondre en larmes, elle se détourna pour ne plus offrir à sa vue que ses épaules tressautant sous l'effet de sanglots imaginaires. Si elle œuvrait bien et si le trublion répondait correctement à ce spectacle, elle obtiendrait rapidement la ravissante robe verte qu'elle désirait ardemment. Qu'il garde donc sa loque bleue ! Elle devait bien reconnaître en son for intérieur cela dit, que la couleur lui siérait bien plus à lui qu'à elle. Elle réalisa soudain l'incongruité de cette pensée. Un homme n'achète pas une robe pour lui voyons ! Si étrange qu'il puisse avoir l'air, il devait sans doute faire des emplettes pour une femme.

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Matelot
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MessageSujet: Re: Petites emplettes entre filles. Ou presque. [Ouvert] Mar 28 Fév - 20:11

Oh la garce ! Elle l'avait eu. Serrant précieusement la robe contre lui, il ouvrit la bouche deux ou trois fois en hésitant sur la conduite à adopter. Il était complètement hors de question qu'il paye quoi que ce soit à cette jeune fi...gamine. Mais avec le bruit et l'agitation qu'il avait causé dans sa plongée-maîtrisée-sur occasion-en-or, il avait une bonne douzaine de regards braqués sur lui et un silence monacal s'était soudainement abattue sur le minuscule coin de rue où il se trouvait. Pas assez minuscule à son gout d'ailleurs, il se serait bien enfui avec son bien, quitte à être traité de voleur, plutôt que de rester là à être dévisagé par le passant moyen qui ne comprenait rien à la situation et le prenait sûrement pour un espèce de travesti hystérique. Aucun d'eux ne comprenait la nécessité d'obtenir ce morceau de tissus, la primordialité complètement primordiale de ses achats primordiaux. Tous ces stupides personnages ne pouvaient pas comprendre, vêtus toute l'année ou presque avec les même guenilles, c'était normal, ils n'avaient pas les moyens ni même l'idée de s'habiller décemment, les pauvres. Il leur pardonnait. Mais qu'ils ne le regardent pas avec ces airs sévères comme si ils avaient à lui apprendre quelque chose. Il savait très bien que sa cause était juste, que c'est cette voleuse qui était dans son tort. C'était faux ! Impossible ! Les "malheureuses circonstances", tu parles ! Elle simulait la garce, il était assez bon comédien pour le savoir. Mais la plèbe est stupide en plus d'être grossière dans cette satanée ville.

Heureusement qu'il ne portait pas de robe aujourd'hui, de quoi aurait-il eu l'air, franchement ? Bon, sa tunique était peut-être un peu trop longue et trop colorée pour lui assurer une grande crédibilité si il tentait de se justifier. Cela sautait aux yeux qu'il voulait garder cette robe pour lui, peut-être que si il avait riposté en disant qu'il comptait faire un cadeau de cette robe à une jeune veuve éplorée pour la consoler, il aurait réussi à se tirer de cette situation délicate. La foule ignare marche très bien quand il s'agit d'histoires pathétiques. Et cette morpionne l'avait bien compris. Ah ! La garce ! Et son apparence ne jouait vraiment pas en sa faveur sur ce coup là. Bon, alors, quelles options s'offraient à lui ? Garder la robe et se moquer de ses éventuelles "malheureuses circonstances" au risque de s'attirer tout le mécontentement de la populace présente, lui laisser la robe ou lui offrir un dédommagement un échange ? Oh et puis, quitte à ce qu'on le prenne pour une putain, autant aller jusqu'au bout.

_C'est malheureux pour vous mais je n'ai absolument rien à faire de vos problèmes. Cette robe est à moi, fin de l'histoire. Je vous l'ai dit, elle m'ira bien mieux qu'à vous.

Ne pouvant s'en empêcher, il lança tout de même une petite remarque aimable à la petite.

_Et si vous êtes une femme de bon gout, vous êtes d'accord avec moi. N'est ce pas ?

Allait-il pousser le vice jusqu'à lui demander de lui parler de ses pseudos malheurs ? La confondre devant un tel public laverait son image à lui et révélerait l'imposture de la demoiselle à tout le monde. Oh oui, c'était tentant. mais non, il n'était pas mauvais à ce point, et la petite était mignonne. Il se flattait d'avoir compris son jeu, jusqu'à ce qu'il doute de la comédie de la jeune fille. Et si elle ne mentait pas ? Il passerait pour un beau salaud. Quoi que, c'était déjà fait après tout, qu'est ce qu'il avait à perdre ? Il paya la robe au petit vieux qui n'avait visiblement pas tout suivi et s’apprêtait à partir quand quelque chose le retint. Quelque chose de bien plus intéressant que les malheurs d'une jeune fille ou même qu'une robe hors du commun, c'était dire.

_Dites...vous ne seriez pas brimée dans vos achats intempestifs par un homme qui tient les comptes et est particulièrement près de ses sous ?

Un Gabby quoi. Et lui, pauvre jeune homme ébloui qu'il était, qui le traînait toujours chez les tailleurs, s'imaginant vêtu des plus beaux atours et l'autre qui toujours les lui refusait. Ouais, elle était mignonne la gamine, et elle lui rappelait sa petite personne à son âge ou presque. Comme c'était émouvant. Il écrasa une fausse larme et s'approcha d'elle, les bras grands ouverts, la robe dans une main, et l'enlaça comme si elle était une cousine qu'il retrouvait après des années et des années de séparation.

_Je comprends ce que tu ressens ma chérie. Mais tonton Dagda va t'aider à t'affranchir du joug du teneur de finances radins qui te fait des misères. D'accord ?

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Naufragé


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MessageSujet: Re: Petites emplettes entre filles. Ou presque. [Ouvert] Dim 25 Mar - 10:34

Redoublant de sanglots déchirants alors que le trouble-fête payait la robe sans penser un seul instant à elle, Akane l'écoutait à peine et envisageait très sérieusement de prendre à témoin la foule assemblée qui ne manquerait pas de faire payer à cet insolent le prix de son égoïsme. Une remarque, ou plutôt une question qu'il lui posa, la retint toutefois et piqua sa curiosité. Lui aussi était empêché d'acheter ce qu'il voulait par un homme radin ? Ça alors ! C'était certainement la dernière chose à laquelle elle se serait attendue !

Reniflant misérablement et se mouchant dans un minuscule carré de batiste immaculé, elle se retourna face à l'étrange homme-femme et se retrouva instantanément prise dans l'étau de ses bras, consolée et câlinée comme une gamine. Oh le vil ! Le salaud ! L'infâme ! Il en profitait pour se donner le beau rôle ! Elle devait néanmoins reconnaître qu'il avait admirablement renversé la situation à son avantage en apparaissant comme son sauveur alors qu'elle l'avait fait passer pour son tortionnaire. Au fond d'elle, elle devait bien s'avouer qu'elle avait trouvé un adversaire à sa mesure, et peut-être un acolyte digne de ce nom dans ses facéties qui plus est.

Retenant un éclat de rire joyeux et incrédule, elle renifla encore bruyamment contre l'épaule de son comparse paternaliste, lui laissant croire à dessein qu'elle avait souillé sa ravissante tunique alors qu'il n'en était rien, puis se recula légèrement pour hocher la tête de son air le plus pathétique et angélique. Oh que oui elle avait besoin d'aide ! Mais surtout pour obtenir enfin la robe verte qu'elle convoitait depuis le début. Levant un visage ruisselant de larmes vers le sien, elle lui offrit un imperceptible sourire complice avant de gémir à nouveau.

- C'est vraiment injuste de nous empêcher d'obtenir ce que nous désirons... C'est méchant... Ce ne serait que justice que j'ai une robe moi aussi puisque vous avez eu la vôtre...

Glissant les bras autour de la taille de son nouvel et infortuné ami, elle le serra pour enfouir à nouveau son visage dans les plis de sa tunique - et ainsi dissimuler l'éclat calculateur de ses yeux gris - en hoquetant de plus belle.

- Peut-être que si j'arrivais à avoir cette jolie robe vert jade, j'oublierais que je voulais la bleue au départ...

Quant à la manière dont il pouvait l'aider à "s'affranchir du joug du teneur de finances radin qui lui faisait des misères" comme il disait, elle était curieuse de savoir de quelle manière il comptait s'y prendre. Elle restait une fille et mineure de surcroît, donc la seule manière de devenir indépendante financièrement était de travailler comme apprentie couturière et il n'en était pas question ! La seule autre possibilité qu'elle voyait lui répugnait tout autant : malgré ce qu'elle avait dit à Julyan en guise de menaces, elle n'avait aucune intention de vendre son corps pour de l'argent. Elle savait trop bien quelle valeur avait une jeune fille aussi belle et encore vierge.

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MessageSujet: Re: Petites emplettes entre filles. Ou presque. [Ouvert] Sam 28 Avr - 10:21

Comment ça que c'était justice qu'ils aient chacun la robe qu'ils voulaient ?
Non non non, ma mignonne, ce n'est pas comme ça que ça marche. Si tu veux t'affranchir du joug du radin tu dois gagner ta pitance à la sueur de ton front, ou d'ailleurs, ou qu'importe, mais tu dois gagner ton propre argent. Il ne peut en être autrement. Ce n'est pourtant pas si compliqué à comprendre, en plus tu es jeune, belle à croquer et tu as 'air plutôt maligne, tu pourrais, comme moi, exercer la noble profession d...OUAAAAAARG !
Non, il ne rêvait pas là...Elle s'était bien mouchée sur lui, la traînée ! Sa belle tunique...il ne restait plus qu'à lui rendre les derniers hommages et à l'enterrer loin, très loin, comme les traces d'un crime horrible...Détruite ! Souillée ! Perdue à tout jamais ! Il venait pour acquérir de nouvelles tenues et il y perdait la sienne. Ô crime impardonnable ! Ô trahison d'une compagne d'achats. La fourbe !

_Arrière infâme femme ! Tu n'auras rien de moi, bougresse, traîtresse, tu as souillé mon habit !

La repoussant d'un geste brusque, il retira sa tunique pour prendre mesure de l'étendue du désastre et comprit trop tard la feinte. Mince alors, il se retrouvait torse-nu devant un parterre de badauds essentiellement composé de jeunes filles en fleur. Et il était bel homme, peut-être même le plus beau de toute la ville, en toute mesure et modestie. Le danger était grand à voir tous ces yeux pas si innocents braqués sur lui. Était-ce pire ou mieux que les regards de reproche qui l'avaient écrasé tout à l'heure ? Pas sûr, mais au moins les derniers, il savait comment s'en dépêtrer. Attrapant dans sa bourse de quoi payer une autre robe et ce sans lâcher les passant-e-s des yeux -ce qui ne se révéla que moyennement efficace et précis- il abandonna le fruit de cette pèche hasardeuse sur l'étal du commerçant et jeta la robe verte sur son épaule où elle alla tenir compagnie à la tunique et sa compagne bleue.
Allait-il laisser la petite se faire écrabouiller pour des pucelles en chaleur ? Cette idée lui caressa délicieusement l'esprit mais la robe verte semblait un peu étriquée pour lui et il ne voulait pas l'avoir achetée pour rien. Une alliée ne serait pas de trop, en plus elle était bonne comédienne. L'attraper aussi, donc. Il saisit le poignet de la jeune fille et se mit à courir loin des yeux lubriques des ces femelles frustrées, vers le bout de la rue où se trouvait son artisan préféré. Celui qui confectionnait des peignes, boutons, épingles et bijoux en ivoire. Et en corne aussi, mais cela l'intéressait beaucoup moins.

_Excusez moi de cette interruption mais je tiens à conserver mon intégrité physique voyez-vous...

Pour plus de sécurité, il entra dans la boutique où des centaines d'objets de toilette blanc crème et brun était alignés sur toutes les surfaces disponibles. Une véritable caverne au trésor, mais pour obtenir des trésors aussi simplement qu'en pensant le seuil d'une boutique, il fallait y mettre le prix. Son coeur se serra à la pensée du coup que prendrait sa paye si il s'aventurait à acheter quoi que ce soit ici. Quoi que ce soit qui en vaille la peine, il n'était pas comme ces petites dames là bas qui se contentait des accessoires bon marché pour pouvoir en acquérir plus. Non, lui n'achetait que des produits à sa mesure.
Revenant à sa préoccupation première, il fourra sans trop de délicatesse la robe verte entre les mains de la jeune fille et planta son visage si près du sien qu'il touchait presque son nez.

_C'est bon, vous avez oublié ?

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MessageSujet: Re: Petites emplettes entre filles. Ou presque. [Ouvert] Jeu 3 Mai - 21:48

Akane ouvrit des yeux ronds en contemplant la réaction absolument disproportionnée de son nouveau camarade de jeux. Elle qui avait simplement espéré le taquiner en lui laissant croire qu'elle avait outrageusement souillé sa tunique se trouvait à présent face à cette folle hystérique qui l'insultait... Et qui ne tarda par à ôter la tunique incriminée, retrouvant du même coup virilité et beauté désirable aux yeux de tous. En fin de compte, L'homme-femme était bel et bien homme derrière ses manières raffinées. Était-ce un nouveau genre ? Une attitude affectée par ceux de noble ascendance ou qui fréquentaient du beau monde ? Dans ce cas elle aurait l'air totalement arriérée et idiote si elle en était aussi stupéfaite.

Forçant les traits de son visage à s'apaiser pour revenir à leur habituel masque de poupée de porcelaine, elle n'eut que le temps d'esquisser un mince sourire comme son acolyte achetait la robe verte tant convoitée qu'elle se retrouva bien malgré elle tirée, trainée et poussée vers une échoppe dans laquelle ils furent bientôt abrités. Mais de quoi au juste ? Elle n'avait vu autour d'eux que quelques jeunes filles plutôt bien élevées qui avaient rougi à la vue d'un homme à demi nu et détourné prudemment les yeux. Le reste des badauds l'avait à peine regardé, sans doute habitués à des spectacles bien moins décents dans une ville portuaire comme Assécia. Il lui avait même semblé surprendre le regard moqueur d'un homme bâti comme une sculpture, mais ça, pas question de le dire à son nouvel ami.

La nouvelle boutique acheva de la distraire de ces pensées et elle battit des cils en ouvrant de grands yeux émerveillés et brillants de convoitise. Bon sang, il fallait à tout prix qu'elle trouve un moyen de convaincre Julyan de lui ouvrir un compte ici. Ou qu'il lui alloue une somme plus confortable. Ce n'était pas avec les quelques misérables pierres restantes qu'elle pourrait satisfaire son immense appétit de luxe et de jolis objets. Un froissement soyeux et le délicieux contact frais d'une étoffe d'une rare finesse entre ses mains lui fit baisser les yeux pour découvrir dans son giron la magnifique robe de jade qu'elle désirait ardemment depuis le début. En relevant les paupières, elle tomba littéralement nez-à-nez avec son charmant tortionnaire et un sourire rayonnant étira lentement ses lèvres pleines et roses.

- Oublié quoi, très cher ?

Mutine, malicieuse, taquine, elle ne perdait pas une occasion de lui démontrer la finesse et la vivacité de son esprit froidement calculateur et terriblement manipulateur, en particulier chez une fille aussi jeune. Son petit nez délicatement et très légèrement retroussé frôla son gracieux jumeau empreint de caractère et elle s'osa même à effleurer ses lèvres d'un baiser prétendument involontaire tout en tournant vivement les talons, le fouettant de ses cheveux si doux et longs ce qui ne manqua pas de l'envelopper de son parfum léger et fleuri.

- Quelle ravissante échoppe est-ce là ? Allez-vous m'y faire un autre présent de crainte que je ne vous fasse battre par la foule ?

Un coup d'oeil coquin par dessus son épaule qu'elle haussa négligemment et un éclat de rire cristallin vint ponctuer ses paroles, lui signifiant sans l'ombre d'un doute qu'elle plaisantait. Elle déploya la sublime soierie verte devant elle et tournoya avec en riant aux éclats avant de revenir sur son comparse à qui elle adressa le plus franc des sourires qu'elle avait en réserve.

- Soyez béni, monsieur. Vous avez toute ma gratitude pour ce merveilleux présent...

C'est alors qu'elle se rendit compte qu'au cours de cette rencontre peu conventionnelle, ils n'avaient pas eu l'occasion de se donner leur nom, encore moins de se saluer convenablement. Joignant donc les mains à plat devant sa poitrine, elle s'inclina courtoisement en susurrant d'une voix délicieusement mélodieuse.

Je me nomme Sung Akane... Mais au point où nous en sommes, je suggère que vous m'appeliez seulement Akane...

Et de sourire de plus belle, radieuse beauté juvénile pleine d'humour et d'effronterie.

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