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L'heure est aux songes [FERME]

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Mousse
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Journal de bord
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MessageSujet: L'heure est aux songes [FERME] Mar 20 Mar - 17:14

    Sombre et profonde est cette forêt d’Elawyr, propriété du peuple des Naakti et tombeau de tous les étrangers qui s’y aventurent. Tous ou presque… la plupart des colons qui y tentent leur chance rebroussent chemin quand ceux-ci sentent un danger bien présent en ces lieux.
    Les dangers ici sont multiples. Entre les animaux et la mort naturelle que peut offrir cette vaste forêt, il faut aussi compter les guerriers Naakti comme Ahame qui s’y perdent afin de guetter le moindre danger environnant.
    Mais pour notre jeune guerrier, cette vaste forêt ne représente pas qu’un simple terrain de chasse. La forêt est pour lui tout aussi importante que ses frères ou sœurs qui vivent au sein de son clan et ce même s’il ne connait que peu de monde pour le moment.

    Rien que le fait de voir tous ces arbres, si haut, empêchant le soleil de traverser jusqu’en dessous des arbres, ces nombreux animaux qui vivent encore pleinement et savourent une liberté qui leur est propre, tout ceci rassemblé fait que les Naakti semblent encore en sécurité à ce moment précis.
    Les anciens racontent pourtant qu’un homme blanc a déjà réussit à trouver son peuple et aurait même vécu à ses cotés pendant une certaine période. L’on raconte même qu’après cela, il serait même retourné de là où il venait.
    Ahame lui n’aime pas cette idée, leur présence n’est désormais plus un secret, c’est ce qu’il pense au plus profond de lui-même et il sait pertinemment qu’un jour viendra où les colons tenteront le tout pour le tout dans l’espoir de réduire le peuple Naakti à l’esclavage.

    C’est donc comme tous les jours, peu après son repas du milieu de la journée que Ahame s’est équipé de son arc, de son carquois remplit de flèches ainsi que d’une lance joliment ornée de plumes d’oiseaux que l’on peut trouver dans les environs.
    Très discret comme à son habitude, il n’aura pas perdu un seul instant à parler avec d’autres villageois, un simple signe de salutation lu suffit.
    Dans le village, personne ou presque ne semble vouloir lui parler mais c’est ainsi et la solitude est un fait auquel il est désormais habitué depuis que ses parents sont décédés. Mais il préfère ne voir que le bon coté de la chose.
    Vivre comme bon lui semble, protéger les siens ainsi que son village, repousser les colons si jamais ceux-ci se présentent, voici ce qui occupe ses journées…

    Quittant donc peu à peu les sentiers de terre causés par les nombreux passages des habitants, le voilà qu’il s’engouffre enfin à l’intérieur même de cette épaisse forêt.
    Calme par moment, recrachant quelque fois des hurlements d’animaux qui se battent entre eux, parfois le vent fait bouger les arbres provoquant ainsi une douce mélodie criée par ces nombreux feuillages.
    Son regard semble une nouvelle fois attiré par un volatile qui passe, rien de grave car celui-ci ne semble pas apeuré par quoi que ce soit.
    Aucun félin, rien qui pourrait ne fait qu’une bouchée de lui, l’occasion rêvée pour se poser quelques instants au calme et continuer de guetter encore et encore. Parfois, Ahame profite de ce calme pour s’entrainer, seul, là où il sent qu’il ne sera une nouvelle fois pas dérangé par les animaux qui rôdent sans cesse.
    Mais pour l’heure, il se décida à prendre place sur un tronc d’arbre mort, posé à même le sol. Préférant la discrétion, il finit même par se poser au sol, contre ce même tronc d’arbre. Tenant sa lance bien droite face à lui, son regard balaya tout l’espace face à lui.

    Le temps semblait passer lentement et alors que rien ni personne n’était déjà vu perturber cet instant de plaisir pour ainsi dire, il fronça les sourcils quand à la venue d’un nouveau bruit qui arrive jusqu’à ses oreilles.
    Quelqu’un approche… sans doute pas un animal, le bruit de leurs pattes sur le sol ne rejettent pas cette sensation de lourdeur, comme si l’on balançait une pierre au sol.
    Ne bougeant pas d’un poil, il se tenait dors et déjà prêt à se battre s’il le devait et s’il s’agissait d’un colon alors il n’aurait aucune pitié. Leur village est trop proche et il serait trop dangereux pour eux que des colons viennent ainsi les espionner.
    Il l’assommerait en réalité avant de le bâillonner pour ensuite le conduire à l’homme qui est le plus puissant de tous les Naakti qu’il connaisse…

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Mousse
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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Mar 20 Mar - 18:35

'Nouchka fit un dernier signe à la flopée de gamins s'éparpillant à l'orée du village puis redevint Anouck. Elle effaça du revers de la main la moustache tracée à l'aide de baies rouges sur sa lèvre supérieure, retira les fleurs de balisier accrochées à sa tignasse rousse et prit soin de les ranger, avec le collier de fuchsias qu'on lui avait offert, dans sa besace d'herboriste.
Les rayons du soleil perçaient au travers de la canopée, et leur direction peu inclinée indiquait que la journée était à son apogée. Le quartier des tisserands au bord duquel elle se trouvait ne résonnait pas encore du bruit si particulier des métiers à tisser. L'heure était au repos, et elle aimait tout particulièrement le silence en ces instants car il était empli d'une tension palpable et somme toute justifiée, celle du travailleur sur le point de reprendre sa besogne.

Au lieu de prendre la direction du temple et d'aller adresser une prière aux Dieux comme l'auraient voulu ses obligations de prêtresse, elle prit le chemin inverse. Le sentier de terre longeait un bref moment les champs naatkis avant de s'enfoncer dans la forêt. Son oreille attentive perçut les murmures sur son passage mais avec l'habitude elle avait appris à ne plus y prêter attention. Encore enivrée par la joie espiègle des enfants, elle osa même tourner la tête et adresser un sourire ironique aux groupes d'agriculteurs qui la regardaient passer d'un oeil sombre. Mais le sourire ne dura pas et elle s'enfonça dans la forêt avec un soulagement certain.

Dans les circonvolutions d'un arbre fromager, elle récupéra l'arc dont elle ne se séparait jamais lorsqu'elle s'aventurait dans la forêt. Elle ne rentrait jamais au village avec, car les villageois et spécialement les guerriers n'appréciaient pas que les femmes portent des armes; même la reine devait se satisfaire d'un simple couteau. Aux yeux d'Anouck, cette coutume était abusive. Sans arc et bien que celui-ci ne lui ait servi qu'une seule et unique fois, l'herboriste n'aurait put se permettre de si nombreuses escapades. Et quémander l'escorte d'un guerrier l'aurait mise plus mal à l'aise qu'autre chose, non seulement parce que la solitude était son bien le plus précieux mais aussi parce qu'elle privait les villageois d'un défenseur dont elle-même n'avait pas besoin...
Elle accrocha le carquois sur son épaule, et quitta le sentier pour rejoindre le sous-bois.

Dans l'épaisseur sylvestre, l'atmosphère se faisait plus lourde. La brise était inexistante et la chaleur presque étouffante. C'était ce qui plaisait à Anouck. Elle s'y sentait comme dans un cocon, bercée par le chant des oiseaux, effleurée de toute part par une végétation qui recelait encore de nombreux secrets. Ses pieds nus foulaient un tapis de mousses et de lichens plus doux au toucher que la plus soyeuse des tentures. Ses mèches écarlates collaient à sa nuque et à son front, la sueur perlait dans son cou. Si elle avait un jour eut la chance d'avoir une mère, elle aurait aimé que la chaleur de ses bras soit comparable à celle de la forêt. Elle aurait aimé retrouver ce même parfum et ces mêmes battements de coeur.

L'oeil aiguisé de l'herboriste repéra le feuillage vert brillant au revers plus clair d'une "Griffe de Chat". Des bourgeons précoces s'étaient formés, mais les fleurs ne dévoileraient leurs corolles jaune d'or que plus tard dans la saison.
Anouck sortit un canif de sa sacoche et incisa la terre avec la dextérité propre à son métier. D'un mouvement rapide du poignet, elle inclina le manche vers le sol, et la racine de la plante apparut à regret. La jeune femme sourit, ravie de ne pas s'y être reprise à plusieurs fois, et glissa la trouvaille dans sa besace. Elle répéta l'opération à deux reprises puis se releva.
La reine lui avait appris qu'il fallait respecter le cycle naturel et ne pas dépouiller le sol de ses bienfaits. L'année prochaine, ou à l'été suivant, elle reviendrait et pourrait à nouveau récupérer des racines sans peur d'abîmer la plante ou de la tuer.

Sa gourde était presque vide lorsqu'elle la porta à ses lèvres. La source n'était plus loin et elle versa l'eau restante sur sa nuque engourdie et sa tunique fatiguée pour tempérer la chaleur de son corps.
Dans cent mètres, après avoir contourner le tronc d'un arbre mort et continuer encore sur la même distance, elle trouverait la source. L'eau y serait fraîche, et ce simple fait lui fit hâter le pas. Elle courait presque lorsque son regard fut happé par un autre, doré, qui n'avait rien d'animal. Son pied se prit dans une racine, elle bascula en avant, d'une main voulut se rattraper à une liane qui pendait là, mais celle-ci cassa sous son poids et la jeune femme finit par terre, le nez dans la mousse, un goût de sang dans la bouche car elle s'était mordue la langue.
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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Mar 20 Mar - 19:08

    Les pas ne se font pas discrets, si c’est un ennemi des Naakti, celui-ci n’a encore pas remarqué la présence du jeune guerrier en ces lieux. Et puis, quel ennemi pourrait bien venir du village, Ahame n’en connait aucun.
    Peut-être un enfant qui s’est égaré ou encore un chasseur qui cherche du gibier pour le soir venant mais il préféra ainsi rester à même le sol. Ne pas déranger les autres et s’ils ne le voient pas alors tant mieux. Néanmoins, il resta tout de même sur ses gardes, empoignant fermement sa lance, il attendit sagement dans son coin.
    Ce bruit de pas faisait désormais l’objet de toute son attention, il n’entendait que ça car ce même bruit se rapprochait de plus en plus et entrait désormais dans cette zone à partir de laquelle on se sent en sécurité ou non. Bientôt, une silhouette se profile, celle d’une femme.
    Voilà une attitude peu recommandable que de venir se perdre ainsi dans la forêt, sans être accompagné, surtout que Ahame ne reconnaissait pas cette même femme qui avait tout l’air d’être également une Naakti. Celle-ci contourna le tronc d’arbre et passa devant lui sans même le remarquer.
    A croire que notre jeune guerrier était devenu transparent avec le temps mais il savait au fond de lui qu’il s’était fait assez discret pour ne pas se faire voir.
    La discrétion d’un guerrier fait tout aussi bien partit de ses armes, ainsi, ils peuvent opérer sans précipitation et même avoir une longueur d’avance sur leurs cibles. C’est également le cas pour le chasse, rien ne sert de prendre un animal de front, celui-ci fuira, comme tout le monde de censé en réalité.

    Un sourire se dessina légèrement sur ses lèvres alors que la femme continua sa route mais il disparu aussitôt à la vue de son pied qui vint se glisser sous une racine bien encrée à même le sol.
    En réalité, ce geste inattentif fut causé par Ahame lui-même qui fut désormais à découvert.
    La chute fut inévitable et c’est ce qui arriva car en quelques courtes secondes, le corps tout entier de la jeune femme s’écroula par terre dans un léger pouffement. Simple réflexe, plus humain qu’autre chose et déjà, Ahame se redressa à l’aide de sa lance qui lui servit d’appui.
    Regard circulaire autour de lui, aucun danger environnant à ce qu’il pouvait constater et déjà, il se précipita vers la dite femme dans le simple but de lui rendre service.
    Aider, le devoir premier du guerrier Naakti. Aider les siens était un devoir auquel il se devait absolument de répondre et ce dans tous les cas de figure.
    Approchant peu à peu du corps toujours à terre de la jeune femme, il lui passa devant, juste à coté de son visage avant de s’accroupir tout en lui tendant l’une de ses mains, l’autre tenant toujours fermement sa lance qui l’aidera à les relever tous les deux.
    Maladroite était cette même femme, c’est ce qu’il pouvait en conclure, voici donc un comportement bien dangereux, surtout dans cette forêt car même les Naakti n’étaient pas à l’abri du danger qui guette sans cesse.
    Heureusement que des guerriers ont reçu l’ordre de venir surveiller les environs car sans ça, de nombreux villageois pourraient tout aussi bien perdre la vie ici. Surtout ceux qui ne sont pas habitués aux conditions qu’offre cette forêt si luxuriante mais si imprévisible à la fois.

    Cela devait bien faire des lunes que Ahame n’avait pas adressé la parole à une autre personne et maintenant, il allait pouvoir briser ce silence dans le simple but de lui faire comprendre que ses intentions n’étaient pas déplacées et qu’en plus de cela, il était lui aussi, un Naakti.
    Elle ne craignait rien avec lui, pas plus qu’avec un autre de leurs clans à tous les deux mais ça, elle le saura bien assez vite.

    - Pas trop de mal ?

    Lui demanda t-il ainsi, continuant d’insister de sa main pour l’aider à se relever. Et comme toutes les femmes Naakti, celle-ci était des plus ravissantes mais Ahame ne ferait rien, bien trop respectueux envers tous les habitants de son clan.
    Et puis il y était un peu pour quelque chose, s’il ne l’avait pas surprit, elle n’aurait sans doute pas trébuché ainsi.

    - Laissez-moi vous aider.

    Des phrases courtes, simples, faciles à comprendre par toutes et tous, ayant perdu l’habitude de prendre la parole ouvertement, Ahame avait même perdu ce besoin de devoir s’exprimer.
    Quelque chose qui le rendit légèrement moins sur de lui et qui le fit parfois se parler à lui-même…

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Mousse
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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Mar 20 Mar - 21:16

Anouck grimaça. Ce n'était pas tant la douleur que l'irresponsabilité dont elle avait fait preuve qui lui inspira cette mimique. Elle était pourtant habituée aux dangers de la forêt, habituée aussi à faire attention et à se méfier. Et justement, un bref instant, son regard s'était accroché à celui de l'inconnu alors que le reste de son corps continuait de courir vers l'avant. Ces yeux n'avaient rien à voir avec ceux qu'elle croisait dans la forêt et c'est ce qui l'avait sans doute surprise. Elle ne s'attendait pas à voir un naatki ici, si loin du village, même si elle savait que les guerriers avaient eux aussi l'habitude d'errer sous la canopée. Le regard d'une panthère, d'un singe ou d'un toucan l'aurait assurément moins surprise, et sa réaction en aurait sans doute été moins maladroite que dans le cas présent.

Elle sentit plus qu'elle ne vit -le nez toujours dans la mousse- l'homme tourné autour d'elle. Elle perçut le bruissement de ses vêtements lorsqu'il se pencha vers elle. Cette présence la rendit nerveuse, comme n'importe quelle présence humaine, ses muscles se tendirent imperceptiblement et elle ne répondit pas à la première question. A première vue, elle n'avait rien de cassé. Son nez était en un seul morceau, le tapis de mousse ayant amorti la chute. Elle passa sa langue tuméfiée sur ses lèvres, avala sa salive mais le parfum salé du sang ne disparut pas encore.

- Ça va aller, merci.

Elle se redressa sur les genoux. Le bras qui avait tenté de retenir sa chute en s'accrochant à une liane était quelque peu endolori, sans doute aurait-elle des courbatures demain, mais rien qui ne nécessite des soins. Elle passa la main sur son visage pour en essuyer la terre, et se releva complètement. Ses genoux avaient juste un peu rougis mais le pied qui s'était accroché dans la racine avait lui pris une jolie teinte violacée et un mince éclat d'écorce s'était planté dans son gros orteil.

Anouck n'en esquissa pas moins un sourire de bienséance pour ne pas mettre mal à l'aise l'inconnu s'était porté à son secours. Elle ramassa la besace qui était restée par terre et releva la tête vers le guerrier, car c'en était un.

- Le moins que l'on puisse dire c'est que vous m'avez surprise.


Son visage ne lui disait rien. Sans doute l'avait-elle déjà croisé mais elle ne s'en souvenait plus. Autant elle aurait pu décrire la moindre fossette des enfants du village, autant le faciès des adultes s'effaçait de son esprit dès l'instant où il lui tournait le dos. Elle nota qu'il portait un arc et une lance... Et ce fut tout, car lorsqu'elle se mit à bouger son pied, cela lui arracha une nouvelle grimace.
La seule pensée qui lui vint à l'esprit fut: " Manquait plus que ça! "
Elle se pencha pour palper son pied. Manifestement, il n'y avait ni fracture ni entorse sinon elle n'aurait même pas pu le poser par terre et la douleur aurait été bien pire. Mais un gros hématome s'était formée sur la partie supérieure de son pied, et l'éclat d'écorce l'empêchait de se servir de son orteil. La situation n'était pas désespérée, mais elle allait sans doute avoir besoin d'un peu d'aide.

- Excusez-moi de vous demander ça, mais un peu plus loin derrière ces arbres se trouve une source, pourriez-vous simplement m'aider à y aller? Je n'ai plus d'eau et pour soigner tout ça, il va m'en falloir.


Anouck adressa à l'inconnu un sourire maladroit; si lui n'était pas bavard, aligner autant de mots d'un coup lui coûtait aussi. Elle prenait sur elle pour garder son sang-froid, et le peu de dignité qui lui restait dans son état.
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Mousse
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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Mar 20 Mar - 21:51

    Et bien, peut-être que l’inconnue qu’il venait de rencontrer était maladroite mais elle semblait tout de même bien courageuse. Digne d’une Naakti, leurs femmes n’étaient pas du genre à se plaindre sans arrêt mais c’était dans la nature de Ahame de vérifier qu’elle aille pour le mieux.
    Et visiblement, ce n’était pas tout à fait le cas. Après un premier constat, c’est l’un de ses pieds qui semblaient le plus avoir souffert, le jeune guerrier lui ne se souvenait pas avoir eu déjà pareille blessure à cet endroit.
    En même temps, à force de marche à travers la forêt, il ne ressent plus rien, la peau de ses pieds semble aussi solide que de la pierre mais n’exagérons rien quand même.
    Restant silencieux, il en oublia presque les convenances afin de ne cesser de lui proposer de l’aide mais peu habitué à ce genre de manière, Ahame se contentera de répondre à tout ce qu’elle lui demande. C’est en quelques sortes sa façon de l’aider.
    Pour certains le terme guerrier reste encore très cadré, ils ne voient là que le combattant qui ne cesse de penser avec ses armes mais pour d’autres et là se trouve la vérité vraie, les guerriers sont avant tout formés afin de protéger et servir le peuple Naakti.
    Il ne faut bien entendu pas y voir ici un titre de majordome comme chez les colons, juste que des guerriers comme Ahame n’hésiteront pas à rendre service en cas de besoin éventuel, même s’il s’agit de réaliser une tâche des plus rudimentaires.

    Ses paroles confirment enfin ce qu’il pensait, tout était bien de sa faute à lui, s’il n’avait pas été présent en ces lieux, sa présence ne l’aurait donc pas dérangé dans sa course à travers la forêt et elle ne serait sans doute pas tombée ainsi.
    Mais voilà qu’il est trop tard pour y penser, la prochaine fois, Ahame préférera monter aussi haut qu’il le pourra dans un arbre pour y méditer et continuer de veiller sur les alentours du village Naakti.
    Baissant lentement les yeux en direction du sol et plus précisément du pied abîmé de l’inconnue, il grimaça légèrement à son tour. Ce n’était pas bien grave il le savait bien mais il fallait néanmoins qu’elle nettoie le tout pour ensuite y appliquer quelques soins.
    Et justement, voilà qu’elle prit la parole une nouvelle fois alors que lui n’avait pas décoché un seul autre mot.
    Sans doute ne savais-il pas quoi dire mais c’était toujours ainsi avec lui, même dans la salle du conseil quand il s’agissait de donner son avis. Avec le temps, il ne servait plus que de décoration et plus personne ne vint lui demander ce qu’il pensait.
    Non pas qu’il n’avait aucun avis, ce fut simplement une question de vouloir garder pour soit tout ce qu’il pensait. Ainsi, il croyait bien faire, personne hormis peut-être le Roi ne pouvait pénétrer en son esprit et en tirer ses pensées les plus profondes.

    Enfin, c’était ainsi et depuis toujours malheureusement… de l’aide, l’occasion pour lui de se faire pardonner en quelques sortes. Il connaissait bien entendu la position de cette source, quand il était jeune, il s’y baignait pour passer le temps.
    Sans un mot toujours, il se contenta de lui répondre d’un signe de la tête afin de lui faire comprendre qu’il est tout disposé à répondre à ses attentes et ce dans les plus brefs délais.

    Changeant donc sa lance de main, il invita la jeune inconnue à le suivre et lui tendit également son bras au cas où elle ne pourrait avancer sans son aide. Et puis ainsi, elle ne risquerait pas de tomber une seconde fois.
    La source n’était pas très loin de leur position actuelle et c’est après quelques arbustes passés que le lieu en question se profila totalement.
    Un endroit calme et paisible dont il faut tout de même se méfier car il est bon de savoir que de nombreux animaux et non pas des plus dociles viennent se désaltérer dans cette même source.
    Mais Ahame continuera de guetter tant qu’ils seront tous les deux présents.
    L’invitant à s’asseoir à même le sol sur un tas de feuilles mortes, le jeune guerrier s’empressa de se saisir de la gourde de la jeune femme sans même lui demander son autorisation et c’est dans le même élan d’actions qu’il s’empressa d’aller la remplir.
    C’est pendant ce bref instant qu’il remarqua son reflet dans l’eau calme et paisible de cette source mais il ne fit rien. Son visage ne lui faisait penser à rien mais en même temps, à quoi bon se porter un jugement à soit même…
    C’est ainsi qu’il se redressa délicatement avant de faire un demi-tour sur lui-même pour tendre la gourde pleine à sa propriétaire. Laissant par la même occasion sa lance à même le sol, il se débarrassa de son arc qui commençait déjà à lui compresser légèrement un poumon à cause de la corde qui était des plus tendues.

    Accroupit face à l’inconnue, il se contenta de la regarder, préférant ne pas la déranger, il attendait de voir si celle-ci avait encore besoin de lui.
    Ce qui était certain, c’est qu’il n’allait pas la laisser seule en ces lieux et encore moins avec une blessure malgré tout des plus légères au pied. Ce qu’il ne remarquait pas néanmoins, c’est cette absence de parole dont il faisait part mais le silence ne le dérangeait pas, loin de la même.
    Pourtant, Ahame était loin d’être un insociable et il le savait au plus profond de lui-même, juste que les mots ne lui venaient pas pour le moment…




[ Je me suis permis de faire quelque peu bouger ton personnage mais rien de grave je pense. Si tu y vois une objection, frappe avec le marteau et je répondrais coupable ^__^ ]

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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Mar 20 Mar - 22:26

Anouck appréciait le mutisme du guerrier tout autant que le bras qu'il lui tendait. La débauche d'effusion et d'empressement était une chose qu'elle ne comprenait pas, surtout entre adultes. Elle ne détestait pas cela, simplement ce type de réaction ne faisait pas partie de son éducation. Ni sa grand-mère, ni son père ne lui avait pas inculqué ces manières, et par conséquent, un homme empressé l'aurait mis bien plus mal à l'aise qu'elle ne l'était déjà.
Elle s'appuya sur le bras qu'on lui proposait remarquant au passage la carrure du combattant et les muscles saillant sans pour autant s'en étonner. Les Naatkis étaient un peuple racé, particulièrement habitué au travail de longue haleine, à l'endurance et au combat dans ce cas précis, et ils étaient souvent bien battis. Elle claudiqua plus qu'elle ne marcha jusqu'à la source. Elle pouvait poser sans encombre son talon au sol, mais le reste, gonflé, retenait ses mouvements d'habitude lestes et souples.

Sans même le lui demander, le guerrier prit sa gourde pour la remplir. Quelques mots économisés n'étaient pas de trop et elle lui en fut reconnaissante. D'un geste souple, elle se débarrassa de son arc, toujours en travers de sa poitrine, ainsi que de son carquois et les appuya contre un buisson. La corde tendue de l'arc avait laissé une marque légèrement rougeâtre à la base de son cou, mais ce n'était pas la première fois et certainement pas non plus la dernière que cela lui arrivait.

L'oeil attentif, la jeune femme observa l'inconnu se départir de son arc lui aussi, et lui tendre sa gourde. Une chose l'étonnait cependant dans son attitude: à aucun moment il ne lui avait fait une quelconque remarque, ni sur sa maladresse, ni sur son apparence peu commune, ni même sur le fait qu'elle porte un arc alors qu'elle n'était qu'une femme. Assurément, ce Naatki-là n'était pas comme les autres. Peut-être dans sa malchance était-elle finalement tombé sur la bonne personne, celle qui préféreraient garder ses commentaires pour lui.

- Merci.

Anouck s'assit sur la mousse et saisit la gourde qu'on lui tendait. Elle la vida d'une traite sur son pied enflé et ouvrit sa sacoche. Bien que son canif d'herboriste soit peu approprié dans cette situation, elle n'avait rien d'autre sous la main, et cela devrait faire l'affaire.
D'un geste, sans une hésitation, elle incisa son orteil avec la pointe de son couteau, comme elle l'avait fait un peu plus tôt pour déraciner la "Griffe de Chat". Du sang coula, vite dilué par l'eau qui était restée sur sa peau dorée. Sa mâchoire se crispa, et écartant la lame, elle retira, de sa main libre, l'éclat de son orteil. Cela fait, elle tourna la tête vers le guerrier.

- Rien ne vous force à assister à ce spectacle, même si vous en avez certainement vu de plus dur. Quoique attendez...

Elle plongea le bras dans sa besace une nouvelle fois, farfouilla un peu et en sortit une miche de pain fourré aux baies rouges que lui avait amené un des enfants le matin même et qu'elle posa par terre.

- Servez-vous, je vous en prie.

Puis délaissant un instant son compagnon, elle glissa vers la source et plongea son pied enflé dans la vasque naturelle qui s'était formée en dessous. L'autre pied le rejoignit, et bientôt penchée au dessus de l'eau cristalline, elle pataugeait dans l'eau, visiblement à la recherche de quelque chose... Qu'elle finit par trouver. Au creux de ses mains, rougies par l'opération sanguinolente, une sorte de lombric noir s'agitait; une sangsue.
Parmi les vagues réminiscences qu'elle possédait sur les enseignements dispensés aux guérisseuses, elle se rappelait qu'un jour la reine avait parlé des vertus de ces choses plutôt répugnantes. Aspirant le sang, elle permettait aux hématomes de se résorber plus rapidement. Dans son cas, c'était parfait.
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Mousse
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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Dim 25 Mar - 18:59

    Ahame se sentait plutôt en confiance en présence de cette jeune inconnue dont il ne connaissait absolument rien. Se contentant de la regarder faire, il jugeait la situation plus qu’intéressante si jamais il était amené lui aussi à se guérir d’une quelconque blessure.
    Sans un mot, il ne décrocha pas son regard des mains de la femme, absorbant chacun de ses gestes avec la plus grande attention qu’il puisse offrir.
    Cependant, celle-ci l’invita dors et déjà à éventuellement quitter les lieux pour retourner vaquer à ses occupations bien lui avait décidé intérieurement qu’il resterait un bon moment en cette forêt. Surprit légèrement, lui qui pensait déranger vit la jeune inconnue plonger les mains dans sa besace pour en sortir une miche de pain qu’elle posa à terre.
    Un sourire se dessina alors sur le coin de ses lèvres et elle l’invita enfin à se servir à sa convenance alors qu’elle prit le chemin du petit espace d’eau pour s’y asseoir et sans doute reprendre ses soins.
    Ahame lui, hésitant plus que jamais se saisit de la miche de pain avant d’en extraire une infime quantité qu’il porta à sa bouche.
    Un pain tout particulièrement bien réalisé, lui qui était bien souvent contraint de manger la même chose, ce fut un réel plaisir de pouvoir apporter à sa bouche d’autres saveurs tout de même bien différentes.

    Ne bougeant pas d’un poil, il la regarda faire, apercevant avec peine une espèce de créature gluante et gesticulante provenant des eaux.
    Ne comprenant pas tout à fait ce qu’elle désirait faire avec cette chose, il ne dit pas un mot, se contentant encore une fois de l’observer et qui sait, peut-être qu’il pourrait ainsi en tirer un savoir des plus utiles.
    Mais il ne pouvait pas rester sans voie face à tout ceci, bien qu’il était du genre très discret, ce n’était pas non plus un animal sauvage, solitaire et sans sentiment, loin de là même.
    Alors que son cœur se resserra l’espace de quelques secondes, il osa enfin prononcer ces quelques courts mots en espérant bien entendu avoir une réponse de la part de la jeune inconnue.

    - Merci pour le pain… je m’appelle Ahame !

    Dit-il alors qu’à cet instant présent, elle lui tournait le dos ce qui ne lui posait en réalité aucun problème réel.
    Entreprendre une conversation avec elle ? Dans quel but ? Simplement parler, c’est ce qu’il se répétait au plus profond de lui-même. Car à force de se parler à soit même, on finit vite par faire le tour et Ahame lui n’avait déjà plus grand-chose à se dire.
    Tellement de lunes passées en cette forêt, seul, à veiller sur les siens, sans même fermer l’œil une seule fois de toute la nuit.
    Le jeune guerrier connaissait bien ses lieux et il savait que s’il avait passé plus de temps à faire connaissance avec d’autres frères et sœurs de son clan, jamais il n’aurait réussit à arrêter certains intrus pour le moment n’étant que des animaux pouvant nuire au calme de son village.
    Il n’avait encore jamais vu de colons mais il savait déjà comment réagir si un se présentait face à lui.
    Mais là n’est pas la question, ainsi il reprit son silence, attendant sa réponse et éventuellement le fait de connaitre l’identité de son interlocutrice pour avoir un minimum de connaissances en ce qui la concerne.

    Reprenant une autre bouchée de pain qu’il mâcha avec discrétion, son regard fut légèrement porté sur sa droite d’où provenait un bruit de craquement avant qu’il puisse en conclure qu’il s’agissait tout bonnement d’un de ces espèces de singes qui grimpaient partout en ces lieux si reculés…

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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Dim 25 Mar - 21:44



Anouck se rassit sur le tapis de mousse de la forêt, et ramena ses genoux vers elle. D'une main presque experte, elle déposa la sangsue sur l'hématome violacé qui s'était formé sur son pied. La créature sans se faire prier plaqua sa ventouse sur la peau dorée de la jeune femme et pressa sa bouche sur la blessure pour en aspirer le sang. L'herboriste n'avait jamais fait l'expérience d'une telle technique et sentir la sangsue sucer ainsi son propre sang n'était pas une sensation des plus agréables.
Lorsque Ahame, c'était son nom, la remercia, elle hocha la tête, trop absorbée par le travail de l'espèce de lombric sur sa peau. La sangsue se remplissait de sang à vue de nez, et une âme sensible aurait pu tourner de l'oeil en un rien de temps. Mais Anouck savait qu'il valait mieux éviter cela. Manifestement, le guerrier comme tout guerrier ne connaissait sans doute pas grand chose à ses techniques de guérisseuse, et s'il avait fallu compter sur lui pour décoller la bestiole, il l'aurait probablement arrachée. La sangsue aurait régurgité le sang et d'après la reine, une sangsue régurgitant ce qu'elle vient d'avaler peu provoquer des infections sévères chez le patient.

Elle tendit l'oreille au son que fit un singe en passant dans les branchages sur sa droite, et son regard un instant se détourna de sa tâche. Elle capta le mouvement du guerrier qui avait lui aussi entendu l'animal et remarqua qu'il avait à peine entamer le pain qu'elle lui avait offert.

- Je m'appelle Anouck. N'ayez pas peur, vous pouvez manger ce pain. Il aurait sans doute fini par moisir au fond de ma besace si vous n'aviez été là.

C'était un mensonge. Les cadeaux que lui faisaient les enfants ne s'attardaient jamais bien longtemps dans sa sacoche. Mais elle ne voulait pas mettre mal à l'aise son compagnon, d'autant qu'il l'avait aidée et soutenue jusqu'à la source et qu'elle lui devait bien ça. Quoiqu'il en soit, elle n'avait pas faim, et elle mangeait peu, un pain de plus, un pain de moins, cela ne pesait pas bien lourd dans la balance en ce qui la concernait.
Elle reporta son attention sur la sangsue. Le bout de son ongle vint s'appliquer auprès de la bouche de la sangsue et le glissa doucement mais fermement jusqu'à celle-ci pour la détacher. Cette technique ne lui tombait pas du ciel; elle avait vu faire la reine. La sangsue tenta de se recoller comme elle s'y attendait mais elle la redécolla sans problème, détacha également la ventouse et jeta le lombric gorgé de sang dans l'eau de la source. L'hématome sur son pied avait dégonflé et la teinte violacée s'était estompée. La nature ferait le reste, et d'ici quelques jours voire semaines, il ne resterait qu'un peu de peau mâchée pour témoigner de sa mésaventure.

Anouck se retourna alors vers Ahame. Elle arborait le léger sourire de circonstance que la force des choses lui avait appris à porter lorsqu'elle était en société. Certains disaient qu'un sourire suffisait pour survivre au milieu des pires vautours. Même si la jeune femme ne croyait pas cette maxime, elle savait aussi que son contenu n'était pas complètement faux. Bien des fois par le passé, sourire lui avait évité des ennuis plus graves.

Le guerrier n'était pas très bavard. Elle non plus. A vrai dire, elle n'avait qu'une envie, reprendre son arc et ses flèches et s'en aller voir ailleurs si elle pouvait trouver des plantes pour remplir sa besace. Mais l'éclat d'écorce dans son pouce la gênerait dans cette tache. Elle se rapprocha d'Ahame, et prit dans sa sacoche une fiole d'une pommade kaki qu'elle appliqua sur son doigt de pied. L'odeur n'était pas des plus agréables, mais la mixture avait des vertus cicatrisantes stupéfiantes et Anouck ne comptait pas rester blessée plus de quelques jours.

- Excusez l'odeur... Je n'ai rien de moins répugnant sous la main.

L'herboriste finit par croiser les jambes devant elle en attendant que la pommade sèche et leva les yeux vers le guerrier. Le regard doré qu'elle avait croisé par mégarde un peu plus tôt était caché par les mèches de ses cheveux. Il semblait mal à l'aise en compagnie d'une femme, ou même d'un être humain. Mais elle ne pouvait sincèrement pas lui en vouloir...

- Vous avez l'air d'apprécier ce pain... C'est Ptyh, le fils d'un boulanger qui me l'a offert ce matin. Il doit être encore tiède. Les baies rouges que son père utilise sont les plus juteuses que j'ai jamais pu mangé. J'ai bien essayé de lui soutirer le lieu de ses cueillettes, mais il n'a jamais voulu me le dire. Il préfère sans doute me faire la surprise d'un pain encore chaud qui fond sous la langue.

Lorsqu'elle parlait des gamins du village, Anouck était intarissable. Elle aurait pu en parler des heures si cela avait intéressé ses interlocuteurs. Mais bien souvent, au temple, les prêtresses ne prenaient même pas la peine de lui laisser aligner trois mots. Et au village, les adultes, à la simple vue de sa tignasse rousse, rebroussait chemin. Faire l'éloge de ses petits protégés faisait pourtant partie de ses habitudes, mais l'oreille attentive qui l'écoutait d'habitude était celle de la canopée...


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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Lun 26 Mar - 16:33

    Anouck, était-ce donc le nom de cette jeune inconnue que notre guerrier n’avait encore jamais aperçu dans les environs et pourtant, il s’y rend depuis son plus jeune âge. C’est suite à sa nouvelle invitation qu’il reprit une nouvelle bouchée de pain tout en repensant à tout ceci.
    Lui qui n’avait pourtant pas l’habitude, le voilà qu’il appréciait la compagnie de cette femme, le simple fait de pouvoir partager quelques mots mais aussi d’en apprendre un peu plus sur les autres le rendait heureux. Il lui en fallait peu mais qui sait s’il aurait tenu longtemps à rester ainsi dans l’ombre et à se contraindre à un silence éternel.
    Heureusement pour lui, les dieux ont fait qu’une nouvelle rencontre allait avoir lieu en cet endroit et Ahame allait en être le premier à en bénéficier.
    Même si ceci n’est pas en habitude, il se jura au plus profond de lui-même de remercier ses dieux au moment même où il rejoindra son domicile pour y passer une nouvelle nuit en paix, loin de toute l’agitation du village.
    C’est à peine s’il a envie de rejoindre son toit, lui qui se sent si bien dans cette forêt, à quoi bon rentrer alors qu’il pourrait être tellement plus utile ici, à guetter tout ce qui s’y passe.

    Après avoir avalé cette dernière bouchée de pain, il se permit de reprendre une nouvelle fois la parole dans le simple but de ne pas la laisser sans réponse.

    - Je suis content alors de pouvoir éviter que ce pain ne moisisse.

    Ainsi, il continua de l’observer, comme à son habitude, essayant de capter le moindre de ses mouvements, essayant tant bien que mal de percevoir sa respiration car… pour un guerrier, c’était l’une des rares façons de savoir si la personne en face d’eux était à l’aise ou non.
    Certains voient dans le regard de chacun, d’autres se contente de deviner le sentiment de ceux qui les entoure mais pour Ahame, rien de mieux que de se fier à la respiration de ceux avec qui il est amené à partager quelques mots.
    C’est également très utile lors d’un éventuel duel, ceci lui permet donc de connaitre l’état d’esprit de son assaillant afin de savoir si celui-ci est plus craintif que lui.
    Un autre bruit survint alors, sur sa gauche cette fois ci et c’est presque automatiquement que le visage du guerrier se tourne vers la provenance du bruit. Personne encore une fois, un animal, de petite taille semblerait-il mais rien de plus.
    Les temps sont calmes et ce n’est pas nouveau, les colons ne semblent pas encore décidés à venir fouler ces terres sans doute beaucoup trop dangereuses pour eux qui sait.
    D’ailleurs, Ahame a déjà contribué à alimenter certaines légendes de cette forêt profonde en y introduisant de fausses pistes pouvant faire croire à tous les ignorants que de redoutables bêtes s’y cachent.

    Pour être clair, tant que les guerriers Naakti arrivaient à contenir les colons à l’extérieur de la forêt, leur village ne craignait rien car ce peuple a survécu a bien des intempéries et autres menaces naturelles par le passé.
    Anouck continua son opération consistant à désinfecter et sans doute faire en sorte que cette blessure ne s’aggrave pas. Ahame lui n’y connaissait absolument rien dans ce domaine mais il était toujours intéressant d’en apprendre d’avantage.
    Comme avec cette larve qu’elle est rejetée dans l’eau depuis quelques instants, qui a bien pu trouver une telle idée pour penser ses blessures ? Des questions auxquelles il n’aura sans doute jamais aucune réponse mais encore faut-il qu’il ose les demander, ce qui n’est pas tout à fait gagner pour le moment.
    C’est alors, qu’elle sortit une petite fiole de laquelle elle se mit à extraire une sorte de crème à l’odeur très particulière qui ne laissa pas Ahame indifférent.
    Une odeur qui lui piquait légèrement le nez mais il ne dit rien et se contenta même de sourire à sa remarque. Bien qu’il apprécie la compagnie de sa nouvelle rencontre, il ne le montrait pas forcément, ce qui pourrait bien lui causer certains ennuis.
    Car au fond de lui, il le savait très bien, il savait qu’elle pourrait ne jamais revenir échanger quelques mots avec lui, de peur de vite s’ennuyer qui sait.

    C’est alors qu’elle enchaina sur une autre discussion, cette fois ci beaucoup plus longue et qui concernait ce pain qu’il semblait tellement apprécier. Sourire sur le coin des lèvres légèrement accentué au moment où elle lui confia le fait qu’elle aimerait connaitre le lieu exact où elle pourrait cueillir ces baies rouges.
    Effectivement, Ahame connaissait certains lieux dans cette forêt où ce délicieux fruit avait pour habitude de pousser, quand il était jeune, il adorait les cueillir pour ensuite les dissimuler pour que personne ne les lui prenne.
    Malheureusement, la nuit passée, certains animaux avaient profité de l’occasion pour se délecter de ses trouvailles mais c’est ainsi. Sortit de ses rêveries, il se concentra de nouveau sur la situation présente alors qu’il fixa désormais Anouck directement droit dans les yeux.

    - Un jour viendra où je vous apporterais de ces baies rouges soyez-en certaine. Dites moi… où avez-vous appris tout ceci ?

    Dit-il tout en faisant un léger signe de sa main afin de lui faire comprendre qu’il parlait bien entendu de sa blessure et de sa façon de se soigner…

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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Lun 26 Mar - 17:24



Le regard doré du guerrier la perturba. Rares étaient les Naatkis qui daignaient la regarder ainsi, comme un être humaine, comme un des leurs. Elle apprécia, certes, mais elle baissa le regard presque aussitôt alors qu'un léger malaise l'envahissait. Seule sa grand mère la regardait vraiment lorsqu'elle parlait, et au fond de ces yeux dorés, elle retrouvait un peu de cette femme qui l'avait élevé avec douceur et fermeté à la fois.
Elle sourit à l'affirmation d'Ahame, certaine qu'il le ferait un jour, amusée qu'il lui promette ainsi quelque chose sachant qu'ils ne se reparleraient sans doute plus. Du moins c'est ainsi que les choses avaient toujours fonctionné jusqu'à présent. Si on prenait la peine de lui adresser la parole, on n'y revenait pas à deux fois, sauf si l'on y était obligé. Et Anouck n'obligeait jamais personne à discuter avec elle; elle appréciait le silence plus encore que le rire des enfants.

- Merci... Vous voulez parler des soins? Alors c'est au temple que j'ai appris comment soigner, même si ce n'est pas ma spécialité. La reine dispense régulièrement des cours, libre après à chacune d'entre nous de venir y assister ou pas, suivant nos intérêts respectifs. Ah oui... parce que je suis une prêtresse, je ne vous l'avais pas dit.

Peut-être allait-il lui faire une réflexion acerbe sur le fait que sa tenue ne cadrait pas réellement avec celle que l'on attendait d'une prêtresse, et son arc encore moins. Mais l'herboriste ne pensait pas. Elle avait toujours eu une certaine propension à observer les gens, et à les cerner sans trop d'efforts. Ahame ne semblait pas faire partie de ces Naatkis hautains et trop sûrs d'eux qui la jugeaient en un rien de temps. Au contraire... Avec un peu de temps, elle pressentait même qu'elle pourrait lui faire confiance. Un jour.

Le fait d'avoir réussi à pénétrer les rangs fermés des prêtresses n'apportait en soi aucune fierté à Anouck. D'ailleurs rien n'apportait réellement de fierté à la jeune femme. Elle était ce qu'elle était, et cela n'avait à voir qu'avec le fruit de ses efforts et non quelques contacts bien placés. Ni sa grand-mère, ni son père n'avaient été affables en éloges, et elle ne ressentait pas le besoin d'en recevoir ni d'en faire; sauf aux enfants, parfois, lorsqu'ils étaient mérités.
Au cours de la plupart des cérémonies requérant sa présence, elle s'efforçait de paraître le moins possible, ou le plus brièvement pour éviter d'attirer les regards. Elle faisait son devoir de prêtresse sans être pour autant la plus zélée ou la plus fainéante. Si la reine lui demandait quelque chose, ce qui était rare, elle exécutait sa tâche avec application et retournait à d'autres devoirs plus personnels, sous la canopée et peu nombreuses étaient les nuits qu'elle passait en compagnie de ses semblables.

Son regard fut attiré par un éclair jaune-orangée à l'angle de son champ de vision. Un toucan, gorge blanche et plumage noir la fixait de son oeil rubicond perché sur la branche basse d'un arbre à moitié mort. L'oiseau n'avait nulle peur, car l'homme n'était pas pour lui un ennemi: il ne faisait que respecter les lois naturelles. Les yeux émeraudes d'Anouck brillèrent d'un émerveillement presque enfantin qui lui fit oublier la présence de son compagnon.
Elle entrouvrit les lèvres et produisit un son rauque et sec semblable à un coassement. Ce à quoi le toucan répondit par un mouvement de la tête. Elle insista et reprit le claquement de sa langue contre son palais. L'oiseau finit par répondre par le même coassement étrange, et sauta sur un buisson plus proche. Son poids non négligeable fit ployé l'arbrisseau, mais ses branches, bien que fines ne cassèrent pas. La présence de l'étranger intimidait manifestement l'animal, c'est ce que la jeune femme percevait. Elle tendit alors la main vers le bec orangé sans geste brusque, mais avec souplesse et fermeté. Le claquement jaillit à nouveau de ses lèvres puis s'éteignit aussi rapidement.

- Kaäk. Viens. Viens. N'est pas peur, c'est un ami.

La voix profonde d'Anouck sembla apaiser l'oiseau dont les ailes cessèrent de s'agiter. Méfiant malgré tout, il balança sa tête de droite et de gauche comme s'il refusait la compagnie d'un inconnu, mais la persuasion de la jeune femme finit par avoir raison de lui. Il sautilla au sol jusqu'à elle, puis d'un mouvement bref des ailes, il bondit sur son épaule à la manière d'un chimpanzé. Le poids de l'oiseau fit ployer l'herboriste qui n'était pas bien épaisse. Mais presque aussitôt, elle se redressa et passa un doigt tendre sur la gorge blanche irisée du toucan. La tunique d'Anouck comportait un morceau de cuir épais sur l'épaule droite, à l'emplacement exact où Kaak venait de planter ses griffes. L'usure du tissu laissait à penser que ces deux-là se connaissait depuis un certain temps.
En tendant le bras, elle attrapa le pain qu'Ahame avait reposé sur sa besace, en prit un morceau et le porta jusqu'au bec long et arqué de l'oiseau. Celui-ci l'avala tout rond sans demander son reste et Anouck se mit à rire d'un rire franc et limpide.

- Je vous présente Kaäk, le gourmand invétéré. Il est encore jeune mais très, très malin. N'est-ce pas mon grand? Et lui, ce n'est pas au temple qu'on m'a appris à l'approcher!

A l'image des gamins du village, Kaäk le toucan était un peu l'un des protégés de la jeune femme dans l'épaisseur sylvestre. Bien qu'il ne soit pas un animal domestique au sens propre du terme, leurs rencontres fréquentes et les longs monologues que partageait parfois Anouck avec l'oiseau avaient semble-t-il rapprochés les deux êtres.


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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Lun 26 Mar - 20:03

    Une prêtresse… Anouck faisait donc partit de ce cercle fermé qu’était celui des femmes prêtresses du clan Naakti. Baissant un court instant les yeux vers le sol, il s’avoua alors à lui-même qu’il ne s’en sera jamais douté. Une femme qui porte un arc et qui ne ressemble en rien aux autres, jamais il n’aurait cru ceci.
    Son regard plongea alors une nouvelle fois dans celui de Anouck, sourire sur le coin des lèvres, il n’avait rien à dire à ce propos. D’autres guerriers eux auraient donné leur avis en ce qui concerne le fait qu’elle porte une arme ce qui est plutôt mal vu chez les Naakti.
    Le jeune guerrier lui n’avait que faire de tout ceci et puis si jamais elle avait à se défendre en cette forêt, cet arc lui serait plus qu’utile, il le savait bien au fond de lui-même. En y réfléchissant, Ahame aimerait acquérir un certain savoir autre que celui de savoir se défendre, se battre encore et encore.
    Pourtant, comme tout bon Naakti, Ahame possède certaines connaissances et non pas de bases à ce que certains peuvent croire. Ayant reçu un enseignement adapté de la part de certains adeptes du Roi Naakti, il n’aura jamais eu l’occasion de mettre à profit toutes ces même connaissances.
    Et puis, tout ceci ne change absolument rien pour lui, c’est une Naakti avant tout et c’est ainsi que tout doit rester, Ahame ne changera rien sur l’avis qu’il commence tout juste à fonder au sujet de Anouck.

    Le bruit provenant des quelques buissons sur sa gauche, n’avaient rien à voir avec un intrus. Un spécimen de cette vaste forêt quitta alors sa cachette pour montrer le bout de son bec.
    Visiblement, il s’agissait d’une sorte d’animal de compagnie de la jeune prêtresse, une idée qui fit légèrement sourire le guerrier mais il ne fit rien pour le moment, la laissant faire jusqu’au bout.
    L’animal sans doute très méfiant finit tout de même par s’approcher de la prêtresse, toujours aux cotés du guerrier qui se tenait le dos bien droit.
    Les yeux rivés vers l’animal, il savait qu’il n’avait rien à craindre, absolument rien pouvant venir d’une si petite chose mais se méfier tout de même car la nature réservait encore bien des surprises pour tous les imprudents.
    Et cette même petite chose semblait même avoir un prénom ce qui étonna légèrement Ahame qui le laissa s’approcher de plus en plus pour finalement prendre place sur l’une des épaules de Anouck qui peina à se redresser.
    C’est toujours avec le même étonnement que Ahame remarqua à quel point cet animal était attentif face à Anouck, elle avait réussit à dompter un animal qui à la base ne pouvait être rien d’autre qu’une espèce sauvage.
    La laissant terminer une nouvelle fois ses explications, le jeune guerrier reprit enfin, les yeux emplis de curiosité.

    - C’est un bel animal. Je dois avouer que je suis stupéfié de voir à quel point vous l’avez parfaitement éduqué.

    Ainsi, il ne dit plus un mot, observant l’animal avec attention. Ne préférant pas le toucher par simple respect car oui, les Naakti respectaient plus que tout la nature qui les entourait ainsi que tous ses habitants si nombreux soient-ils.

    - C’est un animal vraiment magnifique.

    Ajouta t-il avec sincérité et le tout accompagné d’un nouveau sourire laissant dévoiler ses premières dents de devant.
    Alors que le temps passait, le jeune guerrier ne baissait pas pour autant son attention, toujours aussi sur ses gardes, comme si le danger était toujours présent autour de lui.
    Et pourtant, c’est bien le cas, qui pourrait leur assurer que tous deux sont en sécurité optimale. Un animal des plus féroces pourrait très bien se trouver dans les environs et d’un coup de griffes, briser en deux la lance du jeune guerrier.
    Courir serait alors leur seule solution mais Ahame ne perd pas de son esprit qu’il fera en sorte de sauver la peau de Anouck avant la sienne.
    C’est son instinct de guerrier, c’est ainsi mais il ferait de même avec n’importe quel autre habitant de la tribu des Naakti…

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MessageSujet: Re: L'heure est aux songes [FERME] Mer 28 Mar - 13:44



- Je ne l'ai pas éduqué. Lui et moi partageons quelques secrets, et un langage commun...

Anouck n'en dit pas plus. Elle n'aimait pas s'attarder sur ce qui la reliait aux choses ou aux êtres vivants. Dès que la conversation glissait vers elle-même, la jeune femme faisait tout pour y échapper. Kaäk était un ami qui l'avait approché bien plus qu'elle ne l'avait fait. L'herboriste n'était pas de ceux qui tente d'amadouer les animaux, ni de ceux qui souhaitent à tout prix avoir un compagnon à quatre pattes (voire même un compagnon tout court); elle aimait la solitude. Mais l'oiseau ne s'était pas lassé. Des semaines durant, il avait tenté de l'approcher, de s’immiscer dans son quotidien, non de façon à obtenir quelque chose, plutôt avec la naïveté patente qui caractérisait le toucan. Alors si animal domestique il y avait, ça n'était certainement pas de Kaäk dont il était question, mais plutôt sa compagne Naatki.

L'oiseau entreprit de jouer avec les mèches rougeoyantes de la prêtresse. Il pinçait de son long bec leur extrémité et les tirait vers lui avec malice. C'était un de leurs jeux favoris, mais en présence du guerrier, Anouck se sentait légèrement envahie.
Elle chassa le bec joueur de Kaäk du revers de la main, ce à quoi l'oiseau boudeur répondit par un caquètement vindicatif. Et dès que la jeune femme eut renoncé, il recommença son manège avec la plus grande attention bien que son oeil rond et couleur de l'ébène ne quitta pas l'intrus.

- Vous êtes un guerrier?... Un guerrier que cela ne dérange pas de voir une femme, seule, armée au beau milieu de la forêt?

La question était plus rhétorique qu'autre chose, mais cela intriguait Anouck que d'en entendre la réponse. Elle avait été franche, mise en confiance sans doute par le calme apparent et le mutisme de l'homme assis en face d'elle. S'il avait du faire une réflexion, il l'aurait déjà faite. Cela était peu courant chez les Naatkis, souvent acerbes et peu précautionneux lorsqu'il s'agissait de réprimander quelqu'un pour la faute qu'il avait commise; et bien que cela ne soit pas un crime que de porter un acte, le geste était souvent très mal pris.

L'herboriste étendit sa jambe dorée sur le tapis de mousse de la forêt. Cette position lui donnait des crampes, et son pied abîmé la lançait encore douloureusement. Le toucan en profita pour glisser sur celle-ci, arrachant une grimace à son hôte. Puis, inconscient de son poids et de la dangerosité de ses griffes, il se mit à gambader maladroitement sur la peau à nue de la jeune femme. Chaque sautillement laissait une estafilade légèrement plus rouge sur la cuisse d'Anouck, comme celle qu'aurait laissé des fougères lors d'une course effrénée, mais le sourire amusée qui se dessinait sur ses lèvres laissait entendre que l'intéressée n'en avait cure.
Au contraire, elle reprit un morceau de pain qu'elle porte cette fois-ci jusqu'à ses lèvres. Le délicieux sirop acidulé des baies rouges fondit sur sa langue, emportant avec lui le parfum du sang qui embaumait encore son palais. La mie soyeuse caressa sa langue tandis que le reste croustillait merveilleusement. Décidément ce pain n'avait pas d'égal en territoire Naatki!


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