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De bien piètres brigands [RP Solo]

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Capitaine
Troisième personnage


Journal de bord
Situation RP: Libre
En couple: Non
MessageSujet: De bien piètres brigands [RP Solo] Jeu 10 Mar - 20:05

Erik avait fini par se décider à rendre service aujourd’hui. Oubliant sa toux fréquente, il trouva un moine qui avait besoin de son aide, et l’aida dans sa tâche. Ce dernier avait reçu il y a quelques jours de cela une lettre qui lui annonçait l’arrivée de deux ou trois voleurs fatigués. Ces voleurs en question recherchaient d’après lui un refuge où ils pourraient dormir un peu avant de reprendre la route. Erik fronça les sourcils, une forme de méfiance venait de s’emparer de lui. Le moine Pierre ne fut pas aveugle, et remarqua l’air contrarié du jeune Erik. Un doux sourire prit place sur son visage, précédant des paroles destinées à calmer son coeur.

    -Qu’ils soient voleurs ou de bons hommes, tous ont droit à la protection et aux soins dans ce monastère, Erik.


Erik secoua négativement la tête, montrant ainsi son refus. Il savait que les voleurs allaient forcément s’intéresser aux richesses du monastère, et notamment à celles de la chapelle. L’or, bien que les moines vivent comme pauvres, était présent en abondance dans les lieux de culte. Les croix, l’autel, ou encore les murs en étaient recouverts. Cet endroit attirait les plus fous, les plus avides des brigands. Il était cependant presque inaccessible, sauf si l’on savait très bien jouer la comédie. Erik n’avait jamais entendu parler de vol, mais plutôt méfiant, il ne pouvait pas s’empêcher d’être angoissé à l’idée de laisser entrer ces types.

    -Nous garderons un œil sur eux, ne t’affole donc pas. Les mots de cette lettre renferment la peur. Ils ont réellement besoin d’aide, il me semble. Nous nous devons de leur offrir asile, pour soigner les blessés. Qui sait, peut-être vont-ils renoncer à leur métier peu respectable.

________________________________________________________________________________________

Droits sur leurs montures, trois hommes attendent depuis quelques minutes à peine que la porte du monastère d’Ulirac daigne s’ouvrir, afin qu’ils puissent y entrer et trouver ce dont ils avaient le plus besoin. La nuit ne semblait pas avoir été des plus belles pour eux, car lorsqu’Erik sortit avec le frère Pierre pour les accueillir, il vit que l’un des fameux brigands était allongé sur l’encolure de sa monture. Il semblait dormir. Le jeune moine se souvint alors des propos qu’avait tenu son frère moine, lui indiquant que ces derniers avaient été les victimes d’un clan souhaitant habiter dans les bois. Délogés d’une forêt qu’ils avaient pour refuge depuis des décennies, ils n’avaient plus rien à manger, plus rien pour se soigner, et encore moins de lieux pour y dormir. L’attaque ayant fait de nombreuses victimes, le groupe s’était divisé en petits groupes de trois. Ils étaient sûrement tous destinés à se reconvertir, ou à rejoindre un autre groupe de brigands. Erik n’aimait pas l’idée d’accueillir ses hommes dans le monastère, bien qu’il soit ouvert à tous ceux qui ont besoin d’aide et de soins. Lorsqu’il vit de plus près l’homme allongé sur le cheval, il changea d’avis : le sang coulait en abondance. A ce rythme là, il allait mourir dans les prochaines heures.

Erik laissa le frère Pierre donner les indications et les règles de vie aux voleurs, puis s’approcha du portier. Il sourit légèrement lorsqu’il vit son visage. Terrifié par ces hommes venus d’ailleurs, qui parlaient un langage rude et peu appréciable, il tremblait de tout son corps. L’apprenti moine posa une main rassurante sur l’épaule du pauvre homme, le faisant tout d’abord sursauter, puis finalement sourire. Content d’avoir pu apaiser les craintes du portier, Erik posa de nouveau son regard sur son frère moine. Ce dernier se débrouillait à merveille avec les visiteurs, parvenant à leur faire comprendre qu’ici, le respect et le silence étaient les plus grandes règles. Après leur avoir pris leurs armes, Pierre fit entrer les hommes, appelant quelques autres moines pour venir aider au transport du blessé. Lorsque ce dernier passa sous les yeux d’Eric, le jeune moine détourna les yeux des blessures. Il sentait déjà la mort à plein nez, l’odeur de sang et d’œuf pourris en était l’ultime preuve. L’enfant eut un haut le cœur, échappant tout de même à une humiliation sévère : celle de rejeter son repas de ce matin.

La mort vue de si près semblait terrifiante. La journée n’allait pas être des plus joyeuses pour le jeune moine. Soutenu par le portier qui avait vu son malaise, il rejoignit sa chambre, craignant une nouvelle poussée de fièvre. Désormais installé sur son lit, il remercia silencieusement le moine, le saluant d'un simple signe de la tête. Encore une fois, aucun mot ne parvint à ses lèvres.

Erik se laissa finalement aller au sommeil, malgré que la journée ait à peine commencé.


Dernière édition par Erik Jorgan le Ven 18 Mar - 17:55, édité 1 fois
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Capitaine
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Journal de bord
Situation RP: Libre
En couple: Non
MessageSujet: De bien piètres brigands [RP Solo] Sam 12 Mar - 7:52

L’homme aux cheveux bruns est grand, massif, et surtout particulièrement impressionnant au premier regard. Pourtant, lorsqu’on le regarde de plus près, on le voit plus comme le misérable petit fonctionnaire du gouverneur que comme un membre de la marine ou un mercenaire parmi les corsaires. Il sent le tabac à plein nez, ainsi que l’alcool et la femme. Un petit parfum de fleur se dégage de son cou et de ses lèvres. Encore une fois, il n’a pas respecté sa femme en rendant visite aux prostituées de la capitale. Ses chaussures, aussi vieilles que sa mère sûrement, crissent légèrement lorsqu’elles rencontrent le sol de la maison, provoquant la colère de la domestique qui se doit repasser derrière lui pour nettoyer les traces noires qu’il a laissé. C’est son métier, après tout. La pauvre femme doit travailler toute la nuit, à cause d’enfants boueux et d’un père de famille peu respectueux du travail des autres, en plus de l’être avec la femme qu’il a épousé il y a dix années de cela. Si l’on regarde par la fenêtre, on peut voir qu’il fait désormais nuit.

L’homme monta doucement les escaliers de sa maison, et avança sans bruit aucun vers une petite chambre située tout au fond du couloir. Lorsque la porte s’ouvrit, le grincement inquiéta le père qui se voulait pourtant discret en pénétrant dans la chambre de ses deux jeunes fils. D’un pas lent mais sûr, il s’avança jusqu’au lit, ne quittant pas des yeux les deux petits êtres endormis dans le même et unique lit. Les deux enfants ont à peine six printemps, dormant comme de véritables petits loirs. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que le prochain réveil sera le dernier qui se fera au sein même de cette maison. Un réveil brutal, et non voulu.

N’ayant guère peur du noir, les deux petits enfants n’avaient pas eu besoin de laisser la bougie allumée, laissant dans le noir une chambre petite mais confortable pour des enfants de leur âge. Le père leur disait souvent qu’ils étaient de grands garçons, et qu’ils seraient sûrement les plus courageux s’ils acceptaient de dormir dans un lit séparé. Quand il disait cela, les enfants se mettaient à pleurer, oubliant ce qui avait fait leur réputation au sein même de la capitale : une maturité étonnante. Pourtant, lorsqu’on les séparait tous les deux, ils redevenaient de vrais enfants, hurlant leur colère comme un enfant hurle pour obtenir un jouet ou une sucrerie que sa mère lui refuse. Ils tombaient malades, se blessaient, brisaient leur voix. Le père se disait alors que finalement, ils n’étaient pas encore des hommes, juste des gosses intenables et de plus en plus insupportables. Alors, malgré que tous deux dormaient, il se saisit de William. Les cris fusèrent, les larmes coulèrent. Erik ne revit plus jamais son petit frère.

Erik se réveilla au milieu de l’après-midi, en sueur. Il avait sûrement crié, car un moine frappa à la porte pour prendre de ses nouvelles. C’était Frère Pierre. Il lui indiqua que tout allait bien, et qu’il avait juste fait un mauvais rêve. Il fit ensuite sa toilette, avant de revêtir sa tenue, puis quitta sa chambre malgré son extrême fatigue. Il n’était pas prêt à retourner dans le monde des songes, aujourd’hui. Le cœur serré, une larme lui échappa et coula le long de sa joue. Il aurait voulu suivre William ce jour là, et ne jamais se retrouver ici sur ordre de son père.


Dernière édition par Erik Jorgan le Ven 18 Mar - 17:54, édité 1 fois
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