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Un colon dans la Maison Royale [PV]

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Capitaine
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Journal de bord
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MessageSujet: Un colon dans la Maison Royale [PV] Sam 13 Aoû - 16:22


Arrivé devant la maison, Ensun hésita longuement entre entrer par la porte de devant et ainsi prendre le risque de se faire repérer avec sa charge, ou bien aider Cécilia à rejoindre le toit pour qu’il puisse la faire entrer directement dans sa chambre, et ainsi assurer sa complète sécurité. Après réflexion, la question ne se posait même pas. Cependant, le jeune Prince espéra que Cécilia était une bonne acrobate. L’arbre dont l’épaisse branche mène au toit se trouve être très facilement accessible, grand et solide. Mais si l’on fait preuve de maladresse, la chute peut occasionner des blessures, voire la mort si la nuque ou le dos sont touchés. Tout d’abord, il fallait la convaincre de faire des efforts. Il fallait qu’elle accepte son aide, son soutien. Doucement il la fit glisser de son dos, puis la saisit par les bras pour s’assurer qu’elle tenait debout. Méthode peu pratique et délicate, mais s’il avait tenté de faire la même chose au niveau des reins, il aurait sûrement pris une claque de plus. Il l’entraîna ensuite jusqu’à l’arbre en question, puis la poussa à grimper en s’aidant des branches. Il la suivit, assurant sa chute si elle ratait une prise. Elle se débrouillait plutôt bien, bien que ses gestes soient peu assurés. Lorsqu’enfin ils furent sur le toit, Ensun lui prit doucement la main et l’entraîna vers la fenêtre de sa chambre, lui signalant qu’elle devait absolument se taire pour qu’ils ne se fassent pas remarquer, d’un simple signe de la main : le doigt sur la bouche.

Lorsqu’Ensun fut enfin dans la chambre, il crut revivre. Il ferma sa fenêtre silencieusement, puis s’assit sur le lit pour reprendre son souffle. Il était tellement anxieux et perturbé depuis sa rencontre avec cette étrangère qu’il respirait très mal, et perdait son souffle rapidement. Les risques qu’il prenait étaient inconsidérables, autant pour les habitants du village, que pour elle et lui. Personne n’était à l’abri d’une catastrophe. La pire chose qui pourrait arriver, c’est l’invasion des colons dans le simple but de récupérer cette fille. Si elle était simple villageoise, ils ne risquaient rien si ce n’est la colère des parents. Par contre, si elle était Princesse, les choses se compliqueraient bien vite. Il la déshabilla du regard. L’état de la tenue de la jeune fille ne lui permettait pas de déduire son rang social.

- C’est ma chambre. Ma maison, tenta-t-il de lui faire comprendre par quelques gestes. Viens par ici.

Il se saisit de sa main, puis la tira vers le fond de la chambre, là où il cachait des choses qui restaient secrètes, même aux yeux de ses propres parents. Il désigna un coffre de bois, où étaient posées de multiples affaires pour dissuader un visiteur de la famille de venir y mettre son nez. Il ouvrit le coffre, et laissa à Cécilia le droit de voir ce qu’il renfermait. Il y avait de multiples choses : des animaux taillés dans le bois, des colliers donc les perles également en bois étaient gravées soigneusement et avec précision. On y trouvait de petites statues, des planches, des gravures, toutes en bois également. Il tenait à lui offre quelque chose. Un bien qu’elle garderait pour toujours, en souvenir des Naakti, en souvenir de lui. Il hésitait entre lui laisser le choix parmi toutes ces babioles, ou bien lui imposer quelque chose. N’étant pas sûr qu’ils se comprennent tous les deux, et ainsi qu’elle sache qu’il lui fallait se saisir d’un objet, il fouilla longuement dans le coffre, à la recherche de celui qui lui irait le mieux. Il trouva un joli pendentif, où était gravé un loup hurlant à la lune. Pas très féminin, mais en accord avec l’impression que donne la couleur de ses cheveux. Doucement, il passa la main dans ses cheveux pour les soulever. Mais il arrêta son geste, et recula doucement, comme craintif. Il serra le bijou dans ses mains. Il ne voulait pas lui faire de tort. La dernière fois qu’il l’avait touché, elle l’avait frappé. Alors il se contenta de lui tendre le bijou, et l’abandonna là, dans la chambre, seule.

Il sortit de la chambre, en faisant le plus de bruit possible, comme pour signaler sa présence. Il descendit les escaliers, rejoignit la cuisine et n’y trouva personne. Il supposa alors que la famille était au lit, et au complet. A moins que sa mère et Elissa ne soient pas encore rentrées. Inquiet, il prit rapidement quelques fruits frais, les mit dans sa sacoche et remonta à l’étage. Là il ouvrit doucement la porte de la chambre parentale, et il y trouva ses deux parents, profondément endormis.

*Je suis en train de lamentablement les trahir. Ensun, quelle bêtise as-tu fait en ramenant cette fille ici ?*

Un léger sanglot d’angoisse lui échappa, et il quitta la chambre en claquant malencontreusement la porte dans sa précipitation. Il rejoignit la jeune femme, et lui tendit un fruit. Il s’agissait d’une toute petite mûre. Il posa sa besace au sol, l’ouvrit, et lui présenta le reste. Noisettes, mûres, noix, grenade, bananes. Il y avait de tout, surtout pour un ventre vide. Il la fixa silencieusement, mort d’inquiétude à l’idée qu’elle fasse la tête et devienne bruyante. La culpabilité l’emplit. Il détourna le regard, prit son bâton, et commença à refaire des gravures sur ce dernier. Sa main tremblait, ses gestes étaient peu sûrs. En plus d’avoir mal à cause de ses récentes blessures, il était mort de trouille. Avec violence il le jeta plus loin. Qu’aurait-il fait ! Il n’aurait jamais eu le courage de l’abandonner à son sort de toute manière !
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Vigie
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Lun 15 Aoû - 20:07

Cécilia n'en pouvait plus d'attendre et d'angoisser. Elle tremblait maintenant depuis des heures de peur, de froid et de fatigue. Cette dernière était d'ailleurs telle qu'elle commençait à sombrer dans un pessimiste alarmant. Elle n'avait plus la force de combattre, elle voulait que tout cela s'arrête. Elle sécha tout de même un peu ses larmes du revers de sa manche et renifla discrètement. Et c'est à ce moment exact qu'Ensun décida de l'emporter vers la ville. Elle se laissa faire car encore une fois c'était sa seule chance de survie. Elle était heureuse de voir qu'il la portait tout du long, car elle ne se serait pas sentie capable de marcher. Elle se laissa un peu aller en posant la tête sur le haut du dos de l'indigène, afin de reprendre un peu de forces.

Elle somnolait légèrement lorsqu'il s'arrêta et la posa à terre. Pourquoi étaient-ils là ? Elle ne le savait pas du tout, aussi elle détailla tout ce qui se trouvait autour d'elle. Et il y en avait des choses à admirer, et ce malgré l'obscurité de la nuit. Elle distinguait les ombres des maisons. Certaines étaient allumées. Elles étaient toutes, semblait-il, en terre cuite et finement décorées d'inscriptions qu'elle ne pouvait déchiffrer, même en plein jour sûrement. Elle dut stopper ses analyses et observations quand le jeune Ensun lui demanda de grimper à un arbre. Elle aurait du, en temps normal, être surprise par cette demande mais elle était trop fatiguée pour réfléchir. Elle hésita tout de même car elle ne comprenait pas pourquoi il l'amenait ici ni quelles étaient ses intentions. En réfléchissant, s'il avait voulu lui faire du mal, cela serait déjà fait depuis longtemps. Il aurait déjà pu s'en prendre à elle dans la forêt, là où personne ne pouvait l'entendre crier. Mais il ne l'avait pas fait.

Elle grimpa tant bien que mal à l'arbre et rejoignit un toit. Puis elle suivit le garçon à l'intérieur d'une maison de son peuple. Elle comprit bien vite qu'elle était chez lui et plus particulièrement dans ce qui lui servait de ... chambre. Elle ne savait pas si le terme était adapté au mode de vie de cette ethnie, car elle ignorait quel usage il faisait de cet endroit. Cependant, d'après ce qu'elle voyait, il devait dormir ici. Comme il lui avait demandé de ne pas faire de bruit par un signe bien explicite elle ne parla pas. Au moins il avait compris que pour se faire entendre d'elle il devait utiliser des gestes simples qui accompagnaient ses paroles.

Elle le suivit jusqu'au coffre et attendit qu'il finisse de trouver ce qu'il cherchait. En même temps elle dévorait des yeux tout ce qui l'entourait, n'oubliant aucun détail et gravant tout dans son esprit. Lorsqu'enfin il y arriva il lui tendit un bijou. Elle ne vit pas le geste qu'il tenta de faire : la lenteur de ses réactions était effrayante à voir et elle ne reprit ses esprits que trop tardivement pour tout comprendre. Elle fut agréablement surprise de voir le pendentif. Les loups lui faisaient un peu peur mais le geste la toucha.

Elle se retrouva seule dans la chambre en quelques secondes. Ne sachant pas pour combien de temps elle devrait rester là elle alla s'adosser au pied du lit. Elle observa un moment la petite gravure et décida qu'elle allait prendre des notes sur ce qu'elle avait vu jusque là. Si elle survivait, elle voulait se souvenir de chaque détail qu'elle avait observés. Depuis qu'elle avait commencé sa nouvelle vie de diplomate, Cécilia tenait un petit journal. Elle y consignait tout ce qui lui passait en tête. Tout ce que son père lui avait appris et les consignes qu'elle devait respecter désormais, ainsi que tout ce qui lui servait en escrime, en tir et en équitation. Elle avait également raconté tout son voyage. Non seulement pour en garder un souvenir solide mais aussi pour pouvoir faire un excellent rapport au gouverneur quant à la mission qu'il lui avait confiée. Elle sortit son petit carnet et son morceau de plombagine protégé de métal gravé de sa besace, et y rangea en même temps le loup en bois. Elle se mit à écrire rapidement et oublia un peu le temps qui passa.

Elle était bien concentrée malgré la fatigue et fit un bond grotesque quand la porte s'ouvrit. Elle se dépêcha de cacher son petit carnet. Ensun lui rapportait des fruits et c'est à ce moment qu'elle se rendit compte de sa propre faim. Elle mangea un fruit qu'elle ne connaissait pas mais qui lui semblait appétissant. Son éducation lui interdisait de se goinfrer et elle fit des efforts considérables pour contrer ses pulsions voraces, tout en observant bien ce que son sauveur était en train de manigancer. Le voyant lui aussi appliqué à sa tâche préférée, elle décida de ressortir le carnet et recommença son récit, avant de finalement s'endormir pitoyablement sur celui-ci.
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Vigie
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Mar 16 Aoû - 17:17

Le soleil n'était pas encore levé, mais les oiseaux commençaient à piailler. L'aurore couvrait le ciel de son voile de douceur. L'air était frais et pur, la pluie avait cessée. La terre regorgeait d'eau et il s'exhalait d'elle mille senteurs caressantes, fraîches, rassérénantes.
Le roi avait dormi d'un profond sommeil. L'arrivée de sa femme dans le lit conjugal ne l'avait pas troublé. Tout juste son inconscience l'avait amené à l'enlacer de ses bras. Il se réveilla donc le nez dans les cheveux de soie de la reine son corps blotti contre le sien.
Il tenta de se détacher sans réveiller Sheelah et se dirigea vers les réserves de nourriture.
Assez égoïstement, il aimait à prendre son premier repas en solitaire. Quelques fois, il partait même avec Amilcar en forêt. Là il se sentait enfin en paix, loin de toutes ses charges. Mais il ne pourrait pas le faire pendant quelques temps, du moins pas seul.

A ce propos.. où était Ensun ? Était-il déjà sur le terrain d'entrainement ? Amilcar l'aurait suivi comme bien souvent. Alors... dormait-il encore ? Il siffla doucement et le tigre apparu soudain. Le roi caressa la tête fière de l'animal fidèle.

- Viens, chuchota-t-il. Allons réveiller ce jeune homme !

Suivi de près par le félin, il monta agilement jusqu'à la porte de son fils. L'âge de ce dernier imposait que son père respecte son intimité, aussi frappa-t-il. Aucune réponse n'arriva et le roi entrebailla la porte. L'atmosphère avait rendu le tigre tendu et il comprit d'instinct que sa journée n'allait pas être douce et reposante.

Une jeune fille était allongée sur le lit d'Ensun, lequel s'était effondré non loin du lit comme protecteur. Fakhar se figea et observa la scène. Sheelah dormait et Elissa également : elles étaient rentrées bien tardivement. Elles n'étaient pas les seules... semblait-il. Ce qui interrogeait le plus Fakhar, était la mystérieuse présence d'une jeune fille... qui n'était pas une Naakti ! Si un tel enfant était né, il n'aurait pas manqué de le savoir.
La colère cherchait à atteindre le roi. Elle aurait été juste, car son fils lui avait encore désobéis. Mais l'énervement, l'agacement, l'angoisse des conséquences, étaient bien plus fort. Punir son fils n'était pas la priorité. Une jeune fille venant des colonies était au sein du peuple Naakti. Cela était d'une réelle gravité.

Le roi se laissa un instant aller contre l'encadrement de la porte. Un long soupir fatigué tentait de s'exprimer. Il ferma les yeux et s'en remit aux Esprits protecteurs de son peuple. Il était roi, il devait s'occuper de cette affaire. Il était père, il devait répondre à son fils.

- Et bien Amilcar, réveillons-le avant la demoiselle...

Il s'agenouilla près d'Ensun et lui souleva le buste, en prenant soin de l'empêcher de parler. Son regard était intense. Le roi était réveillé, le père tentait d'agir avec calme.

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Angelo Añada . Fakhar Alkahin
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Mar 16 Aoû - 20:54

Ensun ne saisit pas dans l’instant que quelqu’un tentait de l’extraire de son sommeil. Les yeux clos, l’esprit vide de tout sentiment désagréable, il était plongé dans un rêve fort appréciable. Dans ce rêve, il était exactement dans la même pièce. Allongé dans son lit, il tenait dans ses bras la jeune fille qu’il avait recueillie dans la forêt hier. Etonnamment, elle était vêtue de la même manière que les femmes du village. Ses cheveux étaient détachés, son souffle chaud lui chatouillait le cou. Une étonnante lueur blanche illuminait son corps, aussi faiblement que les rayons de la lune. Elle lui sourit, puis déposa un baiser sur ses lèvres. Il n’était pas aussi fougueux que celui d’Enis, ni aussi maladroit que les baisers de Senja, fille d’un chasseur à la réputation connue dans le village entier. En fait, ce baiser était parfait. Mais soudainement, il se sentit étouffer. Son souffle devint court, l’air lui manquait.

Il ouvrit les yeux aussi brusquement que s’il se réveillait d’un cauchemar. C’est par le nez qu’il tenta de reprendre une respiration normale, la main de son père l’empêchant de respirer par la bouche, et surtout de crier. Effectivement, un profond sentiment de terreur emplit son cœur lorsqu’il comprit enfin que Fakhar ne l’avait pas réveillé dans l’unique but de le pousser à devenir un peu plus raisonnable, et donc de commencer l’entraînement de bonne heure le matin. Les yeux d’Ensun s’ouvrirent en grand, son corps fut pris d’un violent sursaut. Brusquement il se dégagea de l’emprise de son géniteur, et se plaça entre ce dernier et sa protégée. Oh non, les choses étaient bien loin d’être aussi parfaites que les matins précédents. Quoi qu’il en soit, le jeune Prince tenta de garder son calme, et de ne surtout pas envenimer les choses, au risque d’aggraver son cas et celui de la jeune Cécilia. Sa situation était déjà assez compliquée comme ça. Il calma sa respiration et son cœur, puis osa enfin regarder son père dans les yeux, et non plus de surveiller le moindre de ses gestes. Il craignait malgré tout qu’un coup de force ne vienne lui retirer la jeune fille qu’il avait recueilli.

Il saisit alors la gravité de son choix lorsqu'il vit la lueur dans les yeux de son père. Ce fut donc pour lui un réflexe de se justifier. Il ne chercha ni à arranger les choses, ni à trouver des solutions potables pour ne pas mettre le village en danger. Il se contenta de protéger Cécilia. De défendre sa présence. De la garder ici, pour lui seul.

- Je…Père, je ne voulais pas faire à mal en l’amenant ici, commença-t-il en oubliant que la jeune fille dormait profondément derrière lui. Si je l’avais laissé en forêt, elle serait morte à l’heure qu’il est. Dévorée par les animaux sauvages, intoxiquée par une plante mortelle, ou encore morte de faim ou d’une quelconque maladie. Je voulais juste la sauver. Elle est si fragile et vulnérable…elle…elle est belle et pure. Farouche et sauvage. Je n’ai jamais retrouvé ses qualités chez une autre jeune Naakti !

Il cessa. Ses paroles n’avaient ni queue ni tête dans cette situation. Il se sentit ridicule, alors il rougit de honte et de peur. En ce moment, il avait pris la mauvaise habitude de désobéir à ses parents, bien plus qu’il ne l’avait fait depuis le début de son existence. Il était certain d’avoir raison. Que ce qu’il faisait été nécessaire et bien pour lui. Que personne ne devait s’opposer à lui, qu’il pouvait faire ce qu’il voulait, quand il voulait, bien qu’il sache parfaitement quand cela déplaisait à ses parents. Il pensait que c’était ça, prendre ses responsabilités, devenir adulte et autonome. Alors voir son père en colère et déçu l’agaçait ou l’effrayait selon la situation. Dans le cas présent, l’agacement prenait peu à peu le dessus. Il fut presque en colère d’avoir sur le dos un père qui n’acceptera probablement jamais ses choix futurs. Il tiqua. Ce n’était pas le père qui risquait de lui mettre des bâtons dans les roues, mais bien le grand Roi Naakti.

Alors par réflexe, il se saisit de son bâton, mais ne prit aucune position de combat. Son père n’avait pour le moment montré aucune mauvaise intention envers la jeune Cécilia.

*Je suis mort de trouille...j'agis comme un sombre idiot !*
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Vigie
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Mer 17 Aoû - 16:14

A mesure que son fils s'agitait, le roi s'impatientait. Ne comprenait-il donc pas que dans l'intérêt de tous, la jeune fille devait continuer à dormir ? Il fallait prendre des décisions graves avant que la nouvelle ne se répande. Il fallait anticiper, agir pour le mieux et organiser tout cela. Au lieu de garder l'esprit froid, son fils plaidait une cause dont le roi n'avait que faire pour l'heure. Que lui importait donc les raisons de son fils ? Il y avait un colon au centre du peuple Naakti. C'était cela qui nécessitait beaucoup d'attention et de sang froid.

- Vas-tu lâcher ce bâton et te taire, petit effronté ?!, chuchota durement Fakhar. Elle ne doit pas tout de suite se réveiller ; il y a beaucoup de choses à régler auparavant. Montre-toi raisonnable et suis-moi en silence en-bas. Je ne veux pas que ta mère et Elissa s'en mêlent.

Après un regard appuyé à son fils, il se releva avec son agilité habituelle et sortit sans un bruit. Le tigre aux pattes de velours suivit son maître qu'il retrouva planté devant l'autel des Ancêtres. C'était là qu'on les entendrait le moins, mais ils pourraient surveiller les bruits et les mouvements de la maison : une place stratégique !
La réaction d'Ensun à son réveil n'avait pas plu au roi qui sentait son sang s'échauffer. Le calme était pourtant de mise. Quand bien même son fils aurait agis avec humanité, il restait le fils d'un roi. Un tel acte était insensé. Le Conseil des Anciens pourrait reprocher cela à Fakhar, puisqu'il était encore responsable des actes de son fils.
Lorsque celui-ci apparu, il lui fit signe de le rejoindre, tentant d'imposer le calme à son esprit.

- Viens ! et raconte-moi ! Ne fais l'impasse sur rien, mais ne cherche pas d'excuses maintenant. Je n'ai pas encore à juger ta conduite. ... Et prends garde à ne pas élever la voix.

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Angelo Añada . Fakhar Alkahin
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Mer 17 Aoû - 21:52

-Après notre débat politique, j’ai quitté la chambre en tentant de ne pas me faire remarquer. Je suis passé par le toit, mais je ne suis pas descendu au niveau de la fenêtre de votre chambre. Je ne souhaitais pas vous informer d’une sortie si tardive, surtout que vous deviez certainement vous inquiéter du retard de mère et Elissa. Je voulais seulement prendre l’air, et chasser des créatures qu’on ne déloge pas facilement le jour. Sans le savoir, en m’enfonçant dans cette forêt, je m’approchais de plus en plus de cette fille. Elle a crié, alors j’ai accouru, croyant qu’une femme du village s’était égarée et rencontrait des problèmes. Lorsque je suis tombée sur la femme colon, elle était terrorisée, ne savait plus où elle était. Elle était trempée jusqu’aux os, et j’ai supposé qu’elle était tombée dans l’eau de la rivière bien avant que je n’arrive. Je n’ai pas à vous faire de détails sur ce que renferment ces eaux, vous connaissez mieux que quiconque cette forêt et ses secrets. Elle allait mourir si je la laissais seule ! J’ai tenté de communiquer avec elle, mais je ne comprenais rien à son langage. La seule solution pour moi fut donc de l’emmener au village, de l’aider à se rétablir physiquement et moralement. Je l’ai porté sur mon dos jusqu’ici, l’ai nourri, lui ai off…euh…elle s’est endormie sur son…cette sorte de parchemin, et moi de même une ou deux heures plus tard.

Un silence se fit, puis Ensun monta de nouveau sur ses grands chevaux, en veillant cependant à modérer sa voix comme on le lui avait ordonné.

- Où est le mal, père ? Je l’aurais regretté toute ma vie si je l’avais laissé mourir ! Vous n’allez quand même pas la renvoyer dans cette forêt juste pour protéger le village de ce soi-disant intrus ?! Elle est bien moins dangereuse d’un chaton venant de naître !

Ensun se souvint que Fakhar lui avait défendu de se justifier en début de conversation, alors il se tut. Il tenta cependant de soutenir le regard de son père, en vain. Le cœur battant, il essayait d’anticiper les propres et actions de son paternel, et bien qu’il le fréquente depuis maintenant dix-sept longues années, il ne parvint à rien. Ses mains posées sur ses genoux tremblaient. Il se mordait les lèvres, suait comme si les températures étaient extrêmes. C’était presque effrayant de ne rien connaître de la suite des évènements, et étant donné les propos de son père dans la chambre, Ensun était en droit de s’inquiéter de son avenir : jamais, au combien jamais, il ne lui avait parlé de cette façon. « Petit effronté ». Ce mot raisonnait sans cesse dans sa tête.
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Jeu 18 Aoû - 15:49

Le récit de son fils était clair et concis, il s'en réjouit. Il fut soulagé de connaître un peu mieux les circonstances de leur rencontre. Elle était seule, pas de colons à proximité. Ce pouvait être rassurant, mais ne les protégeait pas forcément de la folie de ses hommes d'au-delà-la-grande-mer. Ils pourraient venir chercher cette enfant perdu... et leur sort serait pire encore !
Ses réflexions s'arrêtèrent là : Ensun tentait de nouveau de se justifier. Etait-ce le regard noir du roi qui l'arrêta ?

- Quand cesseras-tu de te justifier quand on ne t'y invite pas ? J'ai des soucis plus pressant. D'après ce que tu me dis, elle était seule. Pas d'hommes à l'horizon ? Pas de présence d'étranger ? N'avait-elle donc pas un animal ?

Le roi respira profondément, il devait se calmer. S'énerver contre son fils n'allait pas arranger la situation.

- Ecoute, pour t'apaiser, ce que tu m'as raconté pour le moment, me semble justifier ton acte. Nous règlerons plus tard les détails... tu sais assez bien que tu n'avais aucune raison de t'absenter en forêt.
Mais ce n'est pas de cela dont je souhaite parler. Je te demande de chercher une solution. Oublies-tu qui tu es ? Le Conseil des Anciens ne sera pas tendre. Hier, tu me posais des questions sur les colons. Je t'ai dit de ne pas les approcher, car leur présence n'est pas souhaitée ici
.

Il soupira et s'assit sur un petit siège de prière.

- Cet ordre ne venait pas de ton père, Ensun. C'est le roi qui connaît la peur des Naaktis qui te parlait. Les Anciens, les guerriers, n'acceptent pas ces colons. Tout le monde n'a pas un regard ouvert sur le monde extérieur. Et ! Tu ne peux pas les juger pour cela. Tu n'étais pas né que eux, protégeaient notre territoire contre les armes de feu de ses hommes venant d'Au-delà-la-grande-mer.
Pour l'heure, j'aimerais que tu la gardes enfermée, que tu fasses en sorte qu'elle ne s'enfuit pas. Et surtout, j'ai besoin que tu communiques avec elle. Est-elle une simple habitante ? A-t-elle fuguée ? Est-elle de sang noble ? Tente de lui faire comprendre que tu es fils de roi.
Obtiens toutes les informations que tu peux. J'ai une dure journée aujourd'hui, mais je viendrais te voir régulièrement. Au réveil de ta mère et de ta soeur, dis-leur de me rejoindre. Je vais travailler dans la salle du Conseil.


Il se releva pour chercher de quoi manger. L'eau était chaude et il fit infuser des feuilles de thé.

- Ensun, mon fils, montre-moi que tu es responsable.

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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Jeu 18 Aoû - 16:58

- Ecoutez. Je veux bien tenter de mieux la connaître, mais sa langue est terriblement complexe. Nous avons du mal à nous comprendre, même par des gestes. De moi, elle n’a retenu que l’ordre du silence et la demande d’une identité. Rien d’autre. D’elle je ne connais que son prénom. Ses vêtements sont tellement souillés qu’on ne peut en deviner la provenance ! Ses manières sont à la fois nobles et…sauvages. Et si je n’arri…Quoi que, j’ai peut-être ma petite idée.

De sa sacoche Ensun sortit une plaque de bois à la fois légère et solide. Lorsqu’il la retourna, on pouvait visualiser une gravure représentant la maison dans laquelle il était né, avait grandi, et vivait encore aujourd’hui. Il l’avait taillé avec un fin couteau, ainsi qu’avec des outils qu’avait accepté de lui prêter un sculpteur du village. La taille était maladroite, mais le dessin travaillé avec sérieux, pendant plusieurs longues heures probablement. Le jeune Prince aimait graver lorsqu’il trouvait du temps libre, à l’abri des regards indiscrets. Malheureusement, cette activité prenait sur son temps d’entraînement. Manie qu’il allait devoir abandonner au plus vite s’il voulait devenir Roi Naakti un jour.

- Si les gestes et les mots ne nous rapprochent pas, alors j’utiliserai l’art. Je peux toujours lui apprendre à graver le bois, en s’inspirant de quelques unes de mes œuvres. De ses gravures, je pourrai obtenir sa condition sociale, l’identité de sa famille. Par exemple, si je lui présente la gravure suivante, continua-t-il en pointant du doigt la planche de bois, peut-être me dessinera-t-elle sa maison. Si chez eux la taille de la demeure dépend de la condition sociale également, nous aurons une bâtisse de taille. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire qu’elle soit douée en la matière. Et si vraiment elle ne s’en sort pas, j’emprunterai quelques parchemins à Elissa. Je veux juste qu’elle ne se méfie pas de cette activité que je lui propose. Elle sait que j’en ai fait l’une de mes occupations, je lui ai donné un pendentif en forme de loup. Contrairement au dessin sur feuille.

Le jeune Prince détourna le regard, prit sa planche et la remit rapidement dans sa sacoche. Ni ses parents ni Elissa n’avait su jusqu’à maintenant qu’il était capable de graver le bois. Du moins, il l’espérait. Elissa, depuis toute petite, s’était toujours amusée à l’espionner lorsqu’il s’y attendait le moins. Ses parents, il n’en savait strictement rien. C’est donc au lieu d’aller à l’entraînement qu’il avait gravé ou taillé le bois, s’attirant les foudres du Maître d’Armes dès la fin de soirée, et celles de son père lorsque ce dernier était mis au courant.

- Je ferai de mon mieux, tant que sa vie ne sera pas en danger. Elle ne sortira pas de ma chambre, je vous le promets. Mais j’espère qu’elle n’aura pas besoin de prendre l’air, être enfermé dans une pièce plusieurs jours n’est jamais très plaisant. Quant à garder un oeil sur elle chaque heure de la journée ! Je doute que mon professeur d'arme apprécie de me savoir absent, finit-il sur un ton presque ironique.

Cette dernière phrase sonnait faux. C'était bien la première fois qu'il redoutait de louper l'entraînement.
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Vigie
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Jeu 18 Aoû - 20:56

Cécilia se réveilla seule dans la petite pièce où dormait habituellement le jeune indigène. Elle regarda autour d'elle, la bouche pâteuse à cause de la chaleur qui dévorait déjà l'air ambiant malgré l'heure précoce. Elle ne vit pas Ensun. Son petit journal était posé près d'elle sur le lit. D'ailleurs quand avait-elle atterri sur celui-ci ? Elle ne s'en souvenait plus. La fatigue l'avait emportée sans prévenir. Le jeune homme avait du la déposer ici, pour qu'elle dorme plus confortablement. Décidément il ne lui voulait que du bien, mais pouvait-elle pour autant lui faire totalement confiance ? Elle lut ses dernières notes et rangea le carnet. L'écriture était assez soignée bien que moins bien calligraphiée qu'à son habitude. Ses notes disaient :


Cela était sa pensée de la veille. Le doute s'était vraiment emparé d'elle, cependant une lueur d'espoir imprégnait ces mots. Elle ne voulait pas faire d'idiotie et s'en prendre malencontreusement à l'un des membres de ce peuple qui ne lui avait rien fait, et qui plus est, lui avait sauvé la vie. Ces gens envahis par les colons avaient raison de se méfier d'elle. Elle leur montrerait à quel point tous les colons n'étaient pas de vils sanguinaires. Elle leur montrerait la compassion et l'amour ! Oui ! Cela était décidé, elle en ferait sa nouvelle doctrine et essaierait de sympathiser avec eux. C'est dans cet esprit qu'elle se leva et décida d'aller retrouver son sauveur. Il ne devait pas être bien loin. Elle sortit de la chambre et se retrouva non loin d'Ensun et d'un homme prestigieux qu'elle ne connaissait pas encore. Elle s'approcha respectueusement d'eux et tendit au plus âgé des hommes son sabre et son mousquet. Elle gardait sa dague mais voulait leur montrer qu'elle n'était pas ici pour offenser qui que ce soit.
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Sam 20 Aoû - 15:17

Ensun semblait être devenu raisonnable : il comprenait bien la difficulté de la situation. Cela apaisa le roi qui cacha du mieux possible son étonnement en apprenant brutalement, l'amour de son fils pour le travail du bois. en d'autres circonstances, il l'aurait s'en doute sermonné sur son silence. Mais ça n'était pas à l'ordre du jour.
Fakhar allait prendre congé de son fils, quand la jeune fille se présenta devant eux. La colère submergea l'esprit du roi. Sa raison cédait place à son plus grand défaut : la colère et l'emportement. Par son âge et ses fonctions, il avait certes appris à les brider, mais il s'en fallait de peu pour qu'il n'explose tout à fait. Sa mâchoire, ses poings était serrés et tout son corps trahissait sa tension.

L'étrangère lui tendait ses armes, assez courageusement. Quelle témérité ! Quelle audace ! La voir ainsi devant lui sans qu'elle n'y ait été invitée.... il se contenait pour ne pas la tancer. Il se savait trop fort pour une aussi frêle personne, qui était tout de même du sexe faible ! Il ne pouvait mal agir.
Un goût de sang lui fit reprendre ses esprits et conscience de son propre corps. Il eut un instant le souvenir de l'homme à l'étrange cheval dans la forêt et ne put retenir une réelle grimace de dégoût.

- Ensun, occupe toi bien de ce petit animal ! dit-il sans quitter la jeune fille du regard. Qu'elle se fasse comprendre et vite ! J'ai perdu ma patience... il semblerait.

Prenant vivement les armes, il sortit de la grande pièce principale. Après avoir caché les armes de feu sous une pile de vêtements lui appartenant, il sortit à grands pas de la maison familiale. Cette femelle avait tout gâché ! Il avait enfin réussis à.... La peste était des femmes ! L'esprit du roi bouillonnait encore, et incapable de se calmer, il s'orienta vers la forêt suivi comme toujours par Amilcar.

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Les images utilisées ont été réalisées par Alice Picard.

Angelo Añada . Fakhar Alkahin
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Lun 22 Aoû - 17:18

La réaction d’Ensun à la colère de son père fut immédiate : il attrapa Cécilia dans ses bras, et monta avec elle à l’étage en courant. Lorsqu’enfin il fut dans sa chambre, il entendit son père quitter le domicile avec Amilcar, qui avait tendance à le suivre où qu’il aille. En agissant rapidement, il avait probablement préservé la jeune femme du danger que représentait le Roi. Avec délicatesse il la déposa au sol, puis recula d’un ou deux pas pour laisser un peu de distance entre eux deux. Il hésita à la réprimander pour être sortie de la chambre, puis finalement il se ravisa. Il s’installa à même le plancher, sortit deux planches de bois –dont une qu’il disposa devant Cécilia puis l’autre devant lui-, ainsi que des outils nécessaires à la gravure. Légèrement troublé par la mission qu’il devait accomplir pour son père, il offrit un sourire à la jeune femme puis commença à graver son propre dessin dans le bois. Il espérait silencieusement qu’elle comprenne qu’elle était parfaitement en droit d’entamer la même activité que lui. Il dessina sa propre maison pendant près d’une heure.

Puis il tiqua lorsqu’il commença les finitions. Quelqu’un qui n’avait jamais gravé, ne pouvait pas deviner comment procéder d’un simple regard. Alors il se leva, se plaça derrière la jeune fille non sans cacher son plaisir, puis la poussa à se saisir de l’instrument. Il le positionna entre ses doigts, avec douceur cependant pour ne point la brusquer. Le parfum qu’elle dégageait était enivrant, il faillit perdre le contrôle de son corps. Alors il lâcha doucement sa main en tremblant. Il tint son propre poignet pour calmer les tremblements, mais encouragea Cécilia à commencer son œuvre. Il désigna d’un simple signe de la tête le début de sa propre gravure, pour qu’elle s’en inspire pour dessiner sa propre maison. Il pria tout de même pour qu’elle n’entame pas une simple copie de son travail. Il se leva, et s’installa non plus derrière elle, mais plutôt à ses côtés.

- Je suis le fils du Roi, dit-il en désignant la porte.

Il pensait pouvoir lui parler pendant qu’elle réalisait son œuvre. Mais certain qu’elle ne le comprendrait pas, il dessina vulgairement deux bonhommes portant la couronne avec une craie, l’un plus petit que l’autre, sur une nouvelle pièce de bois qu’il montra à Cécilia.

- Roi et Prince. Moi je suis le Prince, tenta-t-il de nouveau en se désignant, puis en désignant l’homme le plus petit sur le dessin.

Oui, c’était peut-être ça, le meilleur moyen pour communiquer avec la jeune demoiselle.
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Mer 24 Aoû - 15:59

La colère de l'autre homme indigène terrifia littéralement le jeune fille. Naïve comme elle était, elle n'avait pas mesuré toute la haine que ce peuple ressentait pour les colons. Chose toute à fait compréhensible lorsqu'on se remémorait les massacres qui eurent lieu là où se dressaient actuellement la colonie. Les hommes blanc de peau avaient été plus qu'odieux, violents et sans pitié avec les peuples autochtones. Et les bourgeois marchands ne comprenaient pas cette arrivée massive de hors-la-loi et de pirates sanguinaires ? Lorsqu'on bâtit l'histoire d'un peuple sur la violence, celle-ci y reste accrochée infiniment. Elle comprenait aussi mieux pourquoi son sauveur avait refusé qu'elle aille toute seule au milieu de leur ville. Si les autres indigènes étaient tous aussi hostiles que cet homme, elle avait failli finir sur une broche. Elle devint soudain consciente de tout cela et devenait irrévocablement reconnaissante envers Ensun. Elle l'avait mal jugé, et il faudrait surement qu'elle le remercie... plus tard, quand elle se serait remise de cette rencontre.

Elle était tellement pétrifiée qu'elle resta un moment là, le regard dans le vide toute tremblante, même après le départ de l'imposant personnage. C'est Ensun qui en la portant la sortit violemment de son immobilité effrayante. Il la ramena à l'étage et l'assit au sol, comme une gamine. Ce n'était pas parce qu'elle avait eu peur qu'elle ne pouvait pas s'assoir elle même ! Malgré la gêne et ce sentiment d'humiliation qu'elle ressentit elle observa ce qu'il lui montrait car, enfin, il semblait décidé à communiquer avec elle. Elle le vit graver une maison semblait-il, avec application. La gravure fut longue et elle se demanda pourquoi il l'obligeait à le regarder faire ça. Elle allait sortir son carnet pour écrire quand il se plaça soudain derrière elle. Elle faillit bondir de peur et se mit encore à trembler comme une feuille quand 'il s'approcha encore plus d'elle et lui tint la main pour lui montrer comment procéder à son activité favorite. Elle ne dit rien, ne fit rien, mais intérieurement elle bouillait et elle hurlait. A cause de la peur encore une fois, elle ne parvint pas à comprendre ce qu'il attendait d'elle. Pourtant cela était bien explicite et son esprit s'illumina - après plusieurs minutes à rester bouche bée comme une idiote - lorsque Ensun lui montra d'autres gravures.

Il montrait deux indigènes, l'un plus petit que l'autre. Le plus grand portait une sorte de couronne en cuir. Elle se remémora sa rencontre avec le deuxième indigène quelques instants plus tôt et tilta. Il devait être son père, logique puisqu'ils vivaient sous le même toit - d'où la gravure de la maison. Et de plus il devait être un membre important de ce peuple, la couronne étant un signe surement distinctif. Mais de la à parler de roi peut-être pas, ils ne fonctionnaient surement de façon bien moins complexe.

Voulait-il qu'elle lui montre à son tour sa famille et sa maison ? Elle regarda le bout de bois qu'il lui avait donné ainsi que le petit outil et tenta quelque chose. Elle abandonna bien vite cette besogne car il était clair qu'elle n'était pas faite pour cela. Elle posa le tout par terre et attrapa son calepin. Avec son morceau de graphite, elle dessina sur une feuille vierge. Elle n'était pas faite non plus pour le dessin, cependant la tâche s'avérait beaucoup moins laborieuse. Elle entreprit de lui montrer sa ville, le palais et son père. Les deux premiers éléments étaient faciles à représenter. Un port près de la mer et un bâtiment plus grand que les autres en hauteur. Elle déchira la feuille et la lui donna. Puis elle dessina sur une autre feuille un grand homme imposant qui levait une épée vers des bateaux comme s'il les commandait et elle se dessina à côté. Elle tendit ensuite la deuxième feuille. Elle lui reprit son premier ouvrage et le plaça à côté de celui d'Ensun qui représentait une maison. Enfin, elle plaça le deuxième à côté de son autre gravure, celle avec la couronne et les deux indigènes.

"Ça, c'est ma maison, dit-elle en montrant le grand bâtiment au dessus de la ville. Et ça, mon père, il est gouverneur et dirige des navires et des soldats. "

Elle ne savait pas s'il comprendrait, mais il fallait tout de même essayer.
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Mer 24 Aoû - 18:34

Le soleil était levé depuis quelques heures déjà lorsque Elissa ouvrit les yeux. Elle observa quelques secondes le plafond, se remémorant la journée de la veille. Sa mère et elle s'étaient rendues chez le tanneur afin de le soigner, et elles étaient rentrées tard. Cela expliquait le réveil tardif de l'adolescente, qui avait besoin de sommeil. Sortant brutalement de ses pensées, Elissa se leva d'un bond, se vêtit d'une simple tunique et tenta de discipliner sa crinière à l'aide d'un peigne : Sans grand succès. Elle finit par abandonner, et sortit de sa chambre à la recherche d'un membre de sa famille, père, mère ou frère. Curieusement, la maison était silencieuse et calme. Peut-être était-elle vide? Ses parents avaient des devoirs, et cela lui rappela qu'elle en avait aussi. Elle ne devait pas trop traîner, car les dieux n'attendent pas.

Passant devant la chambre de ses parents, Elissa jeta un coup d'oeil à l'intérieur : Vide. Elle se dirigea ensuite vers celle de son frère, ne sachant pas vraiment s'il s'y trouvait. Ensun ne se serait pas pressé pour aller s'entraîner, mais il aurait pu aller faire un tour en ville ou en forêt. Collant son oreille contre la porte, la princesse tenta de percevoir le moindre bruit, mais elle n'entendit rien. Soit il était concentré sur une tâche quelconque, soit il n'était pas la. La jeune fille opta pour la deuxième option, et elle ouvrit la porte, oubliant comme à son habitude de frapper. Ce qu'elle vit dans la chambre de son frère la laissa sans voix.

Ensun était bel et bien dans sa chambre, et chose surprenante, il n'était pas seul. La vision de la jeune fille qui lui tenait compagnie pétrifia quelques secondes Elissa. Peau blanche, cheveux clairs, il n'y avait aucun doute : Elle n'était pas du peuple naakti. Un colon ? Comment pouvait-elle être encore en vie alors qu'elle avait approché des indigènes, et surtout, que faisait-elle dans la chambre d'Ensun ? Le choc laissa rapidement place à la curiosité, et sans doute à une pointe d'énervement et de panique, car Elissa n'ignorait pas que les colons n'étaient pas bien perçus ici. Elle-même n'en avait jamais vus, et n'avait guère confiance en ces derniers. La présence de la jeune fille au sein de leur peuple et de la maison du roi serait lourde de conséquences, si quelqu'un venait à la découvrir.

Visiblement trop concentrés sur des bouts de papiers et de bois posés au sol, les deux jeunes gens ne l'avaient pas entendus entrer. Elissa ne les observa que quelques secondes avant de s'avancer vers son frère et de lui poser une main sur l'épaule, son regard reflétant l'incompréhension et le semblant de colère qui l'habitait. Jetant un bref coup d'oeil à la jeune fille se trouvant près de son frère, Elissa planta ses yeux dans ceux de ce dernier.

- Ensun? A quoi tu joues? Qui est-elle? Comment est-elle arrivée la, dans notre maison? Explique moi.

La princesse bombardait son frère de questions, sans même lui laisser le temps de répondre. Cette situation était tant inattendue qu'Elissa ne se rendit même pas compte qu'elle n'était pas loin de perdre son sang froid. Tout ce qu'elle voulait, c'était des réponses, une simple explication qui pourrait rendre la situation moins grave, et pousser la jeune fille à faire une fois de plus confiance à son frère.

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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Mer 24 Aoû - 22:05

Cécilia lui montra enfin son dessin. A sa vue, Ensun se retint vainement de pousser un cri d’horreur. Les choses étaient bien plus graves qu’il ne l’avait imaginé. Mais au moment où il allait poser plus de questions à sa jeune interlocutrice, Elissa entra en trombe dans la chambre…comme à son habitude. « Décidemment, elle ne changera jamais », se dit-il. Sa petite sœur avait toujours été la meilleure lorsqu’il s’agissait d’arriver aux moments les plus inattendus. Et bien souvent, il avait été obligé de se confier à elle pour ne pas avoir d’ennuis avec ses parents. Après deux ans de petites crises de colère mettant en cause l’extrême curiosité de la petite fille, Ensun avait appris à tout lui dire, que ce soit sur ses conquêtes amoureuses ou encore sur les chansons qu’il chantait lorsqu’il se lavait par exemple. Et elle, elle avait fait de même. Mais plus il grandissait, moins il supportait ses intrusions dans sa chambre. Comment aurait-il réagi si elle était entrée alors qu’il…Il secoua nerveusement la tête. Finalement, il valait mieux ne pas précipiter les choses. Grandir trop vite ne lui attirerait que de gros ennuis.

Et enfin elle le sermonna ! Il eut l’impression d’avoir son père en face de lui, et s’en était beaucoup trop pour une journée. Continuant à analyser les dessins de Cécilia, tout en surveillant du coin de l’œil les réactions de cette dernière, Ensun ignora royalement sa petite sœur, lui laissant largement le temps de se déchainer à sa guise et de terminer son monologue. Lorsqu’enfin le silence inonda la pièce, le Prince redonna les croquis à sa propriétaire, se levant tout en dégageant la main d’Elissa de son épaule.

- Respire ma grande, tu vas perdre ta jolie voix à ce rythme.

Il se saisit de la main de cette dernière, et la tira légèrement à l’écart, de manière à protéger Cécilia d’un coup éventuel. Elissa avait beau être une femme, elle n’en restait pas moins farouche voire dangereuse lorsqu’elle se mettait en colère. Rien à voir avec leur mère, Sheelah, qui était la douceur incarnée. Si les femmes avaient pu devenir chefs de guerre, Ensun aurait eu une sérieuse rivale à éliminer.

- Père est au courant de sa présence. Il m’a demandé de te transmettre le message suivant : « Demande-lui de me rejoindre à la Salle du Conseil avec sa mère ». Je crois que mère est déjà partie, alors file avant qu’il ne s’impatiente et commence à croire que tu te plais à faire la grasse matinée !

Conscient de sa sévérité et de sa froideur malgré le ton ironique qu’il employait, Ensun se saisit des deux mains de sa petite sœur et se mit à parler sur le ton qu’il utilisait le plus souvent avec elle lorsque les choses n'allaient pas bon train : doux et protecteur.

- Excuse-moi. Mais je tiens beaucoup à cette fille, et je ne cherchais qu’à la protéger. Je l’ai trouvé en forêt la veille. Elle mourait de froid et de faim, je ne pouvais la laisser là-bas. Mais elle vient des terres situées au-delà de la forêt, et Père ne voit pas sa présence en ces lieux d’un très bon œil. Le conseil sera très furieux si jamais il est mis au courant. Père semble vouloir régler ce souci avec vous. Alors s’il-te-plait. Fais-moi confiance, et va le rejoindre au plus vite.

Il reprit son souffle, puis finit sur ces quelques mots :

- Et ...fais lui passer le message suivant pour moi : elle est la fille d'un chef de guerre.
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Mer 24 Aoû - 23:49

Le fait qu'Ensun ignore dans un premier temps ses questions n'améliora pas l'humeur d'Elissa, qui trépignait. Elle détestait tout simplement que le prince, son propre frère, lui cache quoi que ce soit, et il en avait toujours été ainsi. Cela lui avait d'ailleurs valu de nombreuses remontrances et parfois quelques disputes, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Le fait qu'Ensun veuille préserver sa vie privée lui échappait, tout comme le fait qu'il puisse grandir et se détacher lentement d'elle. Malgré tout, la princesse attendit tant bien que mal que son frère lui accorde une quelconque attention.

Lorsqu'enfin il le fit, ce fut pour l'éloigner de l'étrangère, ce qui agaça Elissa. Certes, la présence de cette jeune fille au sein de leur peuple ne lui plaisait pas, et l'ignorance qu'elle avait quant à ses intentions et ses origines la poussait à se méfier d'elle, mais elle n'allait tout de même pas se jeter sur elle pour la réduire en miette. D'autres Naakti l'auraient fait, sans aucun doute, mais pas elle, pour plusieurs raisons. La première était qu'elle n'avait de toute manière pas assez de force pour faire quoi que ce soit à l'étrangère, et la deuxième, la plus importante, le fait qu'Ensun ait une attitude si protectrice à son égard. Elle ne comprenait pas cette attitude, elle n'aimait pas cette attitude, mais la confiance qu'elle avait toujours eu en son frère prédominait pour l'instant.

- Père est au courant de sa présence. Il m’a demandé de te transmettre le message suivant : « Demande-lui de me rejoindre à la Salle du Conseil avec sa mère ». Je crois que mère est déjà partie, alors file avant qu’il ne s’impatiente et commence à croire que tu te plais à faire la grasse matinée !

A ces quelques mots, une pointe de soulagement envahit Elissa. Leur père était au courant, et s'il y avait bien quelqu'un qui pouvait faire quelque chose dans cette histoire, c'était lui. Elle ne manqua cependant pas de remarquer le ton désagréable qu'usait Ensun pour lui parler, et faillit répliquer, mais il ne lui en laissa pas le temps et se saisit de ses mains avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit.

- Excuse-moi. Mais je tiens beaucoup à cette fille, et je ne cherchais qu’à la protéger. Je l’ai trouvé en forêt la veille. Elle mourait de froid et de faim, je ne pouvais la laisser là-bas. Mais elle vient des terres situées au-delà de la forêt, et Père ne voit pas sa présence en ces lieux d’un très bon œil. Le conseil sera très furieux si jamais il est mis au courant. Père semble vouloir régler ce souci avec vous. Alors s’il-te-plait. Fais-moi confiance, et va le rejoindre au plus vite.

A ces mots, Elissa haussa un sourcil. Il tenait beaucoup à cette fille ? Une quasi inconnue rencontrée la veille ? Difficile à croire. La princesse jeta un regard courroucé à la demoiselle aux cheveux clairs et à la peau pâle. En seulement quelques heures, son apparition avait réussi à semer la zizanie. Au fond d'elle, Elissa espérait qu'Ensun exagérait, et qu'il était seulement bouleversé par les évènements. Elle espérait que cette affaire serait vite résolue, et que l'étrangère rentrerait chez elle pour ne jamais revenir.

- Ce n'est pas étonnant que Père ne soit pas ravi de la voir ici. Elle n'a rien à faire la ... Tes intentions vis à vis d'elle sont nobles, mais les conséquences pourraient être fâcheuses.

"Fais-moi confiance". La dernière phrase que prononça Ensun la marqua plus que les autres. Au fil du temps, la princesse avait appris à avoir une confiance presque aveugle en son frère, mais la situation était différente de toutes celles qu'ils avaient déjà rencontrés. Elle en était même très éloignée, car ils n'étaient plus les seuls impliqués dans cette affaire, loin de la. Lâchant un soupir bruyant, Elissa se résigna à tourner les talons et s'apprêta à rejoindre ses parents dans la salle du conseil. Cependant, quelques mots prononcés par Ensun l'arrêtèrent.

- Et ...fais lui passer le message suivant pour moi : elle est la fille d'un chef de guerre.

Cette nouvelle glaça le sang de la princesse, même plus, elle la pétrifia. Même si elle était jeune, Elissa pouvait largement comprendre ce qu'allait pouvoir engendrer la situation. Le père de cette jeune fille voudrait la récupérer, c'était inévitable. Et il n'hésiterait pas à faire couler du sang pour y parvenir. Du sang Naakti. L'âge d'Elissa lui donnait peut-être une tendance à exagérer, et une imagination débordante, mais même s'ils n'en venaient pas la, l'affaire était grave. Ensun ne le réalisait peut-être pas, mais ses actes risquaient de mettre tout leur peuple en danger, et pas seulement l'honneur de leur famille. Pendant quelques instants, la panique se fit plus forte que tout autre émotion dans l'esprit de la princesse, et elle fixa la jeune fille puis Ensun d'un regard glacial. Elle se décida finalement à aller annoncer la nouvelle au Roi, mais ne manqua pas d'adresser quelques mots à son frère avant de sortir.

- J'espère que tu sais ce que tu fais, Ensun.

Sur ces paroles, Elissa quitta la pièce.

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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Jeu 25 Aoû - 9:42

- Bien sûr…bien sûr Elissa que je sais ce que je fais, répondit-il en se tournant vers sa jeune protégée.

Les choses tournaient courts. En acceptant de confier à son père que cette jeune fille était l’enfant d’un chef de guerre, Ensun avait par la même occasion renoncé à la garder plus longtemps ici. Envahi par le remord, le jeune Prince s’installa aux côtés de la demoiselle pour à nouveau regarder ses dessins. Mais ses yeux étaient vides. Il ne voyait plus rien. Son cœur souffrait terriblement de cette nouvelle. Partagé entre son peuple et cette fille, il ne savait que faire pour protéger l’un, et garder l’autre à ses côtés pour le restant de son existence. Alors il se raisonna et tenta vainement de calmer son cœur de jeune homme. Il valait mieux se convaincre de son prochain départ, que de souffrir lorsqu’on la lui retirera. Il n’était pas dupe ni aveugle : il tenait énormément à elle. Il savait cependant qu’il n’en était pas totalement amoureux, et que son attirance pour elle était surtout physique et spirituel. Il devait profiter de cela pour parvenir à se détacher d’elle. Sinon, il sera trop tard.

Lassé, il poussa un long soupir et se tourna complètement vers sa jeune amie. Il se saisit de ses deux mains dans le but de la tenir rassurée et confiante. Elle ne devait pas se laisser aller. Visiblement, elle était forte. Mais les prochains évènements allaient probablement la secouer plus qu’elle ne l’avait jamais été.

- Tu vas bientôt rentrer chez toi, lui annonça-t-il en désignant d’un signe de la tête le dessin qu’elle avait fait. Oui…tu retrouveras ta « maison »…

« Maison ». Ensun l’avait prononcé dans la langue de la jeune fille. Il en sourit presque, car au début il était bien le premier à avoir refusé de faire le moindre effort pour la comprendre. De son contact avec elle, il avait au moins appris quelques mots appartenant à la langue d’un peuple différent de celui des Naakti. Il se souvenait également de « père », « gouverneur », « soldats » et enfin « navire ». La seule erreur qu’il faisait, c’était au niveau de la traduction du mot « gouverneur ». Sa traduction à lui était : « Grand Chef de Guerre, Roi ». Ce n’était en vérité pas tout à fait ça, car bien au dessus du gouverneur, il y existait des personnes à la puissance encore bien plus terrible et menaçante.

- Je suis désolé…je suis vraiment désolé de t’avoir entraîné dans tout ça. Je te promets de te protéger jusqu’à ce que tu aies quitté ces terres. Je t’en fais la promesse, lui dit-il en lui caressant délicatement la joue. Pardonne-moi…

Il ne put se retenir plus longtemps. Se saisissant de ses deux poignets avec fermeté puis la plaquant délicatement au sol, le jeune homme vola les lèvres de sa belle. Son baiser était à la fois doux et fougueux.Cécilia avait toujours eu peur des gestes trop entreprenants et il venait probablement de mettre son jeune cœur à rude épreuve en l’embrassant ainsi.
Bon sang, qu’il était contradictoire ! A certains moments il parvenait à se convaincre de rester distant pour plus facilement s’en détacher, et à d’autres, il ne contrôlait plus aucune de ses pulsions. Comment son père réagissait-il par le passé lorsqu’il devenait un homme trop intéressé par le sexe opposé ?

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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Jeu 25 Aoû - 22:01

Cecilia ne vit qu'au dernier moment la jeune indigène dans la pièce. Elle ressemblait légèrement à Ensun, ils avaient quelques ressemblances. Cependant sa parenté avec leur père était beaucoup plus flagrante. Elle était donc surement sa sœur. Elle les laissa discuter tous les deux. En attendant, elle observa d'un eu plus près la gravure de la maison. Le travail était soigné et agréable à regarder. Cet homme était vraiment doué dans cette discipline et devait la pratiquer depuis fort longtemps. Elle le vit revenir vers elle en silence, il semblait réfléchir. La réaction qu'il avait eu en voyant le dessin du gouverneur ne lui avait pas échappée. Il avait du comprendre son rang. Aurait-elle du le lui cacher ? Autant jouer la franchise, c'est surement pour cela qu'elle avait choisi un dessin explicite.

Elle se retourna vivement pour le regarder lorsqu'elle entendit le mot "maison", prononcé dans sa langue. De plus il montrait son dessin, avec sa maison à lui ! Finalement, il faisait beaucoup d'effort pour la comprendre, alors qu'elle n'avait retenu que son nom. D'ailleurs elle ne compris pas la suite de ses paroles. Il semblait triste. Pourquoi ? Elle ne savais pas. En tout cas, tout semblait à croire qu'il l'aiderait à rentrer chez elle. Elle sourit. Ce jeune homme était vraiment bon. Elle aurait pu le qualifier de gentleman, si on oubliait ses manières un peu brutales.

A peine quelque seconde après avoir pensé cela qu'il sauta littéralement sur elle. Elle se retrouva clouée au sol et sentit même ses lèvres posées sur les siennes. D'abord complétement ahurie elle ne réagit pas. Une fraction de seconde cela lui sembla quelque peu agréable. Mais bien vite elle gémit en se demandant s'il serait capable de la forcer. Malgré la panique, elle réussit à sortir sa dague et la pointer juste en dessous du menton de l'insouciant et odieux personnage, le forçant ainsi à reculer légèrement. Elle planta un regard haineux et intense dans le sien. Jamais elle n'avait ressenti une telle colère. D'ailleurs, elle ne se souvenait pas avoir déjà été en colère dans sa vie, la peur ayant été toujours la plus forte de ses émotions. Et là, elle en était sûre, ce n'était plus de la peur qu'elle ressentait.

"Ne me touche pas, dit-elle simplement."

Elle n'avait pas crié, sa voix tremblait légèrement. Elle voulait certes rester en vie, mais elle préférait mourir plutôt que subir une telle dépravation. De plus, le léger instant de plénitude qu'elle avait ressentit l'empli de honte. Elle se savait impuissante et terriblement faible face à un homme indigène musclé et entraîné. Ainsi, comme pour montrer à quel point elle se sentait humiliée et qu'elle ne voulait pas subir cela de force elle déplaça la lame vers sa propre gorge, priant Dieu de l'accueillir en son sein bien qu'elle fusse sans doute à l'origine de l'attirance qu'éprouvait cet homme pour elle.

"Plutôt mourir, chuchota-t-elle."
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MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Ven 26 Aoû - 8:25

Cécilia plaça le petit couteau sous sa propre gorge, dans un geste de désespoir peut-être. Alors, et seulement alors, le jeune Prince sentit son cœur s’emplir d’une sombre terreur. Il faillit crier et se jeter sur elle pour l’empêcher de commettre l’irréparable. Mais à attendre, il fit bien. Effectivement, elle semblait juste vouloir lui faire comprendre que si jamais il la touchait plus qu’il ne l’avait déjà fait, elle mettrait fin à ses jours. Et il eut mal. Très mal. Il ne savait guère où. Quoi qu’il en soit, il se sentit mal à l’aise, perdit toute en confiance en lui. Même ses yeux s’emplirent de larmes, sans pour autant qu’elles coulent sur ses joues rosies par la honte. Alors pour la rassurer il leva les deux mains et recula, la tête basse. Décidemment, les femmes colons n’avaient rien à voir avec les jeunes filles du village Naakti. Sauvages, insoumises, complexes. Où peut-être s’agissait-il uniquement de cette femme ? Ses yeux se portèrent sur la curieuse chevelure. Il pensait alors avoir visé juste. Elle était aussi unique que les Dieux eux-mêmes. Et ce bien lui était inaccessible, à lui qui est né mortel.

- Baisse cette arme Cécilia, lui ordonna-t-il tout en mimant le geste. Je ne…je ne te voulais pas de mal. Alors ne fais pas une bêtise qui attristerait tes proches ! Les membres de ta famille !

Après tout, pourquoi insister ? Il fallait une bonne dose de courage pour se donner la mort, même avec une foi inébranlable. Il savait qu’elle ne le possédait pas. Du moins, il l’espérait de tout son cœur. Vexé, il s’assit par terre en s’adossant à son propre lit. Sa tête finit dans le creux de ses genoux. Tss. Il venait de prendre un sacré coup au moral, et ne parlons pas de sa précieuse fierté. Encore, si elle lui avait juste dit non ! Mais non, il avait fallu qu’elle le menace, puis menace sa propre vie à elle ! Ce don des Dieux. Le plus précieux parmi tous. Quelle idiote cette fille ! Mais une magnifique idiote à qui il ne pourrait probablement jamais rien reprocher. La rancune, un mot tabou concernant cette rencontre exceptionnelle.

- C’est bon, tu as gagné…je ne recommencerai plus, lui promit-il sur un ton boudeur.

Il avait une mine d’enfant. Celle que l’on voit peinte sur une bouille innocente lorsqu’on a refusé à l’enfant de manger une friandise à son goût avant le repas. Puis il tiqua. Plus elle allait rester enfermée, plus elle risquait de s’énerver, et les choses finiront par tourner mal. Ensun se redressa alors et s’approcha avec une délicatesse toute recherchée. Il baissa doucement le couteau, sans pour autant le lui confisquer. Ensuite, elle lui prit la main et la tira en dehors de la chambre en essayant de ne pas trop la brusquer.
Une petite visite des lieux ne lui ferait pas de mal, au contraire. Il lui présenta la cuisine, les chambres, le salon, la salle de repas, et enfin lorsqu’il arriva au recoin des ancêtres, il fut assez fier de la laisser regarder. Ce lieu était étroit. Dans le fond de la pièce étaient disposées de lourdes pierres taillées, en l’honneur des ancêtres de la famille. Peu étaient ceux qui accédaient à cet endroit parmi les personnes n’appartenant pas à la famille Alkahin.

- Dis...étais-tu autorisée à venir dans la forêt ? tenta-t-il tout en sachant qu'elle ne le comprendrait pas.
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Vigie
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP: Libre
En couple: Oui
MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Sam 8 Oct - 7:33

La jeune fille bien que maintenant en sécurité, n'était pas soulagée. La peur, la crainte de ce monde inconnu était encore bien là. Elle n'était pas au palais bien au chaud dans sa chambre. Quelques mois plus tôt, elle n'aurait surement pas survécu à une telle épreuve. L'émotion était forte et intense. Son cœur battait la chamade. Ce jeune homme agissait bizarrement. Normal après tout ils n'étaient pas du même monde.

Elle le suivit tout de même dans toute la maison. Son regard était à la fois lointain et porté sur toutes les curiosités à observer. La dernière fut de petites tablettes gravées. Aux gestes d'Ensun, elle comprit bien vite que cela avait beaucoup de valeur pour lui. Elle porta instinctivement une main sur le chapelet qu'elle gardait maintenant autour du cou. Elle s'imagina un instant devant l'hôtel de la cathédrale d'Assécia et fit une prière silencieuse. Elle demanda protection ainsi qu'un retour sans dommage auprès de son père qui devait être fou d'inquiétude. Elle aimait cet endroit : il était calme et apaisant. En ouvrant les yeux elle se rendit compte que l'indigène devait la regarder et elle détourna les yeux. Il était bel homme, mais pourquoi voulait-il tant l'embrasser ? S'il avait été plus loin dans cette chambre, jamais elle n'aurait pu vivre en ayant commis un tel péché. A savoir étreintes et union corporelle sans être unie avec cet homme devant Dieu. Elle savait déjà que ce serait son père qui choisirait son époux et qu'elle n'aurait rien à redire à sa décision. Mais Ensun était loin d'être l'homme que lui choisirait le gouverneur, elle en était sûre. Elle devrait obéissance, soumission et amour à un seul homme et elle ne regretta pas de l'avoir repoussé. Étrangement elle rougit et se sentit quelque peu troublée en repensant à ce baiser.

Elle secoua la tête pour retrouver ces esprits et s'avança vers les statuettes. C'est à ce moment qu'elle vit que quelque chose dépassait du mur juste derrière les petites effigies. Elle tendit la main et attrapa le bout de papier. Elle le déplia et retint un cri de surprise. C'était une carte écrite dans sa langue. Elle regarda Ensun, perplexe.
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Capitaine
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Situation RP: Libre
En couple: Non
MessageSujet: Re: Un colon dans la Maison Royale [PV] Dim 13 Nov - 10:33

N’obtenant pas de réponses à ses questions, Ensun était sur le point de renoncer à en apprendre plus sur la jeune femme aux cheveux de Lune. Depuis maintenant plusieurs heures il essayait en vain de mieux la comprendre, elle et son peuple. Il en allait de la survie de la tribu Naakti, qu’il avait mise en danger en prenant l’initiative de ramener cette fille avec lui. A chaque fois qu’il faisait de son mieux pour poser des questions précises et pour le moins faciles, aucune réponse concluante ne lui était apportée, si ce n’est grâce aux dessins qu’elle acceptait de lui faire sans rechigner, mais en surveillant ses arrières. Malheureusement, ils ne pouvaient passer leur temps le crayon à la main. Elle risquait fort de s’impatienter et de s’ennuyer, ce qui pourrait se révéler dangereux. Le Roi, son père, lui avait confié l’importante mission de veiller sur elle pour ne pas qu’elle apparaisse aux yeux du reste du peuple Naakti. Si elle venait à être effrayée, elle pourrait prendre l’initiative de s’enfuir pour rentrer chez elle. Et là les choses deviendraient bien plus compliquées qu’elles ne le sont à l’heure actuelle, Cécilia n’ayant aucune idée du chemin à emprunter. Cette imprudente serait bien capable de se diriger au centre du village plutôt qu’en direction de la forêt. Il sourit. Quelle différence ? Au village elle se ferait capturée puis serait jugée. En forêt elle serait dévorée par des fauves affamés suite aux dernières pluies. Cette maison était son unique refuge. Le seul où personne n’entre sans s’annoncer.

Inquiet malgré tout, il ferma les yeux après s’être adossé au mur de la pièce. Il ne voulait pas songer à ce que le Conseil pourrait lui infliger si elle venait à être capturée. L’idée qu’elle puisse perdre la vie ou souffrir le hantait. Il la connaissait peu, mais il se refusait à ce qu’elle verse des larmes à cause de lui. Il sera l’unique responsable des évènements à venir, qu’ils lui soient bénéfiques ou non.

Alors qu’il allait réengager une conversation pour combler le blanc qui venait de s’installer, Ensun surprit Cécilia en train de tirer quelque chose venant de derrière les effigies de prière. Ses sourcils se froncèrent subitement et ses poings se posèrent sur ses hanches. Il ouvrit la bouche pour la réprimander, mais aucun mot ne fut prononcé. Il ne fallait pas qu’il lui fasse peur. Cependant, Fakhar et Shelaah, ses parents, tenaient énormément à ces pierres de prière. Dès lors, il était logique aux yeux d’Ensun qu’on évite d’y toucher. Pouvait-elle le comprendre, elle qui venait d’un autre monde ? Avait-elle les mêmes habitudes, les mêmes politesses ? Probablement pas, et elle venait de le lui prouver. Le jeune Prince faillit rire à l’idée que les colons manquent d’intelligence. Il les imagina ressemblant à des singes, poilus, en train de pousser des cris pour exiger un peu de nourriture.
Il toussa. Cécilia était loin de ressembler à un singe. Heureusement qu’elle n’était pas capable de lire dans ses pensées, sinon il serait actuellement dans un autre monde. Cette fille avait un sacré caractère, mais elle avait tout d’une gamine faible et sans défense. Bien qu’elle frappe, n’importe quel homme de ce village pourrait la soumettre à sa volonté.

Afin qu’elle ne se doute de rien et n’imagine pas une nouvelle agression, comme le baiser de tout à l’heure avait pu l’être, il s’approcha d’elle en douceur, en profitant pour jeter un coup d’œil sur le morceau de papier qu’elle avait trouvé. Sa réaction ne se fit pas attendre : il arracha brusquement des mains de Cécilia ce qui lui revenait de droit, vu que le parchemin avait été découvert dans sa maison. Sa colère n’était probablement pas justifiée aux yeux de la jeune femme. Mais Ensun avait toutes les bonnes raisons de paniquer et de chercher à éviter tout autre problème, que ce soit à sa famille ou à lui-même. Il lui saisit fermement le poignet, dans l'espoir qu'elle ne pose désormais ses mains que sur elle-même.

- Tu n’as pas à mettre ton nez partout. Je te fais visiter cette maison, mais ce n’est pas pour que tu touches à tout ! Père n’apprécierait pas vraiment ton comportement. Crois-moi, je suis bien gentil avec toi, à côté de lui.

Pourquoi ne pouvait-il pas lire les inscriptions sur la carte ? Il était faible en combat, et aujourd’hui il apprenait qu’il n’avait rien dans la tête. N’était-il qu’un incapable ? Avait-il réellement un avenir au sein des Naakti ? Lâchant la jeune femme, il chiffonna la carte dans ses mains pour évacuer sa frustration. Comment un vulgaire morceau de papier pouvait le mettre dans cet état ?

Fakhar. Roi des Naakti. Père de deux enfants au sang chaud, dont la discipline laisse à désirer malgré toute la sévérité dont il sait faire preuve. Un père absent, occupé par les affaires du village. Un père capable de prononcer un jugement, mais aussi obligé de se soumettre à celui du Conseil s’ils votent à la majorité. Il ne pourra rien faire pour Cécilia si jamais elle venait à tomber entre de mauvaises mains, Ensun le savait. De plus, il risquait d’avoir de gros ennuis, comme tout bon roi ayant pris des initiatives sans consulter le Conseil avant d’agir. Ensun sourit.
Mais lui n’était tenu par rien. Lui ne s’imaginait aucun avenir, si ce n’est celui d’un éternel feignant, qui aime chasser et dormir sur les plus hautes branches des arbres. Bien décidé à résoudre le problème seul, il se saisit prestement d’une cape lui appartenant puis tendit la main vers Cécilia. Lorsqu’elle la lui attrapa, il lui fit enfiler le tissu, bien trop grand pour elle, mais recouvrant l’intégralité de son corps. Avant de sortir, il lui demanda de retirer ses chausses et de mettre l’une des paires d’Elissa. La prudence l’exigeait. Elle devait les trouver bien inconfortables, la belle colombe !

Il la tira enfin dehors, réfléchissant au meilleur moyen de passer inaperçu. Il la ramènerait chez elle et sans y impliquer sa famille ! Avant de partir cependant, il s’employa à faire une chose avec laquelle la jeune Cécilia n’allait probablement pas être d’accord. Il s’accroupit, saisit de la boue bien fraiche du bout des doigts puis s’employa à lui salir le visage. Masquer sa peau anormalement blanchâtre était la meilleure des solutions pour que les regards ne se posent pas sur elle, si elle venait à perdre son capuchon. Il ne put résister à lui poser un baiser sur le bout du nez en souriant, le lui salissant dans l’instant pour qu’elle ne trouve pas le temps de réagir. Il comptait bien l’embrasser lorsque le cœur lui en dira. Qu’elle soit d’accord ou non. Bon sang, était-il répugnant au point qu’elle veuille se donner la mort pour un tendre baiser sur les lèvres ?! Il n’osait même plus les lui voler, se satisfaisant désormais du bout de son nez !

- Viens ma belle…

Il entoura ses épaules d’un bras protecteur, lui fit baisser la tête puis se dirigea vers les champs, qui à cette heure du repas devaient être vides. Il lui fallait cependant marcher plusieurs longues minutes et ils savaient qu'elles allaient être les plus longues de son existence. De tout son coeur, il espérait ne pas tomber sur l’un des guerriers du village.

Sa plus grande erreur fut sans doute d’oublier ses armes au logis.
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Vigie
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP: Libre
En couple: Oui
MessageSujet: Un colon dans la Maison Royale [PV] Lun 21 Nov - 9:17

Une grande frustration l'envahit lorsque la carte lui fut arrachée des mains. Le méfait s' accomplit alors qu'elle venait à peine de comprendre ce que ce bout de papier signifiait. La carte représentait de façon très schématique le village où elle se trouvait. Au dessus de la maison où ils se trouvaient tous les deux était dessinée une couronne, ce qui confirmait à Cécilia que l'homme qu'ils avaient croisé, le père d'Ensun, était le chef de ce peuple. Les inscriptions bien qu'à moitié effacées indiquaient des lieux "repères", comme la place du marché, le temple, une grotte... Et puis il y avait une croix. Montrant certainement l'emplacement de quelque chose de très important... Mais quoi ? C'était pendant qu'elle y réfléchissait que ce sauvage s'était montré brutal en lui arrachant la carte.

Folle de rage à l'idée que l'on puisse l'empêcher de lire et de comprendre quoique ce soit - notez qu'il s'agit certainement là de son seul "talent" : lire, comprendre et analyser des documents - elle voulut sauter à la gorge du jeune indigène effronté pour reprendre son dû. Malheureusement, la jeune fille ayant dans les bras - et dans tout le reste du corps - la force d'une petite fille en carence nutritive, elle eut à peine le temps d'effectuer le bon mouvement. Elle se rendit compte qu'Ensun lui prenait le bras qu'ils se retrouvaient déjà hors de la pièce. Et, cerise sur le gâteau, elle se retrouva en quelques minutes affublée d'une cape puante avec de la boue sur tout le visage. Certes la boue était un bon moyen de rendre la peau plus belle et lisse mais quand même ! Une autre protestation se préparait à sortir de sa bouche mais cette fois-ci ce fut un baiser sur le nez qui la cloua sur place. Ses joues devinrent tellement rouges et chaudes, de colère et de honte, que la boue aurait pu y fondre. Elle était tellement faible physiquement qu'elle ne pouvait rien faire pour se défendre.

Elle ne se rendit pas compte de ce qui l'attendait et elle fulminait intérieurement malgré elle.
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