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Vers l'horizon [PV]

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Prédéfini


Journal de bord
Situation RP: Libre
En couple: Oui
MessageSujet: Vers l'horizon [PV] Jeu 7 Mar - 22:02

Ladreï regarda la frégate depuis le quai. Elle avait une nouvelle fois subi des réparations. Fort heureusement, le grand mât était de nouveau bien en place et nul ne pouvait se douter qu'ils avaient démâté deux semaines plus tôt. Le lion de la figure de proue était en train d'être astiquée. Il avança sur la passerelle qui lui permettait de monter à bord tout en observant la coque vieillissante. Sur le pont, des matelots fourmillaient afin que tout soit prêt pour le départ. Bien. Le soleil se levait à peine. La lumière du matin était magnifique. Elle dispersait dans le ciel des couleurs rougeoyantes teintées de bleu, une vraie invitation au voyage. Mais il n'avait pas le temps de s'émerveiller devant un simple lever de soleil. Il s'empressa de rejoindre sa cabine. Il déplia sur son bureau la carte maritime. Il avait déjà vérifié maintes fois la trajectoire qui lui permettrait de rallier Assecia, leur prochaine destination. Il le faisait de nouveau, juste pour être sûr qu'il n'avait rien oublié, que tous les paramètres avaient été pris en compte. La traversée durerait deux mois environ. Ses parents avaient pris de l'avance et devaient être à mi-chemin. Ils étaient montés à bord du nouveau navire privé de son père et il savait que sa frégate irait plus vite. Aussi, espérait-il leur faire la surprise d'arriver plus tôt que prévu. Le gouverneur lui avait fait comprendre qu'il ne devait pas trainer en chemin, il avait besoin de lui à Fändir.

Le niveau de la mer était encore au plus bas et la prochaine marée haute était prévue pour la mi-journée. Il restait encore quelques heures avant le départ et il était très en avance. Cela avait été prémédité. Il aimait que tout soit fait en temps et en heure afin d'être prêt quand il le fallait, où il le fallait. Aussi il avait prévu d'inspecter de fond en comble le navire, pour s'assurer que tout soit en ordre. Et tout était bien en ordre, il le savait déjà, même avant de commencer son inspection. Car quiconque aurait eu le malheur d'aller à l'encontre de ses plans subirait un châtiment, d'après les règles en vigueur sur ce navire. La cuisine était propre, les cales étaient remplies de vivres, les munitions et les armes étaient en place, les canons aussi, la batterie prête à l'usage, le pont avait été lavé avec soin, bref, tout allait pour le mieux. La plupart de ses hommes étaient déjà présents. Certains étaient en train de dire au revoir à leur famille sur le quai. Celles-ci les rejoindraient avec le prochain convoi, celui prévu pour les civils. En regardant avec plus d'attention, Ladreï su qui manquait à l'appel. Certes, l'heure de convocation qu'il avait donné à son bras droit n'était pas encore passée. Cependant, le capitaine ne comprenait pas que ce dernier ne fasse pas l'effort d'arriver un peu plus tôt.

- Polok ! Delbrich ! Allez me chercher O'Géileis ! Il doit encore s'être perdu en route. Cherchez en priorité dans l'auberge la plus proche. Je suis sûr qu'il doit s'y trouver. Soyez de retour dans deux heures !

- Tout de suite mon capitaine ! Répondit Delbrich.

Il sourit intérieurement. Le lieutenant n'aimera certainement pas être sorti du lit aussi tôt. Finalement, il alla s'appuyer au bastingage et regarda l'horizon. Une nouvelle vie l'attendait de l'autre côté de l'océan. Il n'avait pas peur, bien sûr, il était seulement impatient de savoir à quelles batailles il allait participer.

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Dernière édition par Ladreï Baranov le Sam 9 Mar - 20:31, édité 1 fois
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Matelot
Premier personnage


Journal de bord
Situation RP: Libre
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MessageSujet: Re: Vers l'horizon [PV] Ven 8 Mar - 15:57

J’entendais le remous des vagues qui frappaient la coque avec énergie. L'odeur de la mer emplissait mes poumons. Je pris une profonde inspiration. Le soleil et le vent caressaient mon visage. C'était si agréable. Je me retournai pour inspecter le pont. Les matelots étaient à leur poste. Excepté un.

- Lieutenant ! Appelai-je avant de voir Ladreï Baranov débouler à mes côtés.

- Oui mon capitaine ? Répondit celui-ci.

- Allez vérifier la cuisine, que tout soit en place pour le repas de ce soir.

- Bien sûr mon capitaine.

- Et, au passage, rapportez-moi de la bière.

- Tout de suite.

- Et une jolie fille

- Je vous rapporte tout ça.

Je souris. Quel bonheur que de donner des ordres, de faire ce que bon vous semble. Etre le capitaine, ne pas recevoir d'ordre, avoir les plus belles demoiselles du royaume à vos pieds, manger avec les plus influents. Soudain, j'entendis des coups qu'on donnait à la porte de ma cabine. N'étais-je pas sur le pont quelques instants plus tôt ? On frappait. On m'appelait. On s’énervait. C'était la voix de Polok.

- Lieutenant O'Géileis ! Le capitaine Baranov vous attend.

Je me levai en sursaut. Ce n'était qu'un rêve. Evidemment. C'était moi le chien de garde de Ladreï Baranov, et non l'inverse. Et puis depuis quand trouvait-on des jolies filles et de la bière sur un navire ? Quel imbécile ! Bien que j'aurais adoré me retrouver dans cette situation. Mais elle était tout simplement irréalisable. Soudain, je pris peur. Avais-je oublié l'heure ? Étais-je en retard pour le départ du Patriote ? Mon coeur se mit à battre de plus en plus fort. Je l'entendais clairement. Je me mis à la fenêtre pour regarder le ciel. C'était le petit matin. Je n'étais pas du tout en retard.

- Lieutenant O'Géileis ?

- Oui je suis réveillé ! Allez dire au capitaine que son cher lieutenant arrive ! Ouste !

- Très bien Lieutenant. Mais ne tardez pas trop. Le capitaine semble très impatient. Enfin... plus que d'habitude.

- Merci du conseil.

Ma tête tourna. Je m'étais levé trop vite. Enfin, j'avais surtout trop bu et je me payais là une bonne gueule de bois. Je me rassis sur le lit avec lourdeur et pris ma tête entre mes mains. Le mal de crâne ne partait pas. J'avais l'impression qu'il allait se fissurer. J'essayais de rassembler mes esprits tout en réfléchissant aux évènements qui m'avaient conduits jusque là. J'avais décidé de profiter de ma dernière journée au pays. Aussi, j'étais venu dans cette auberge la veille au soir où la bière, les jeux de dés et les femmes étaient réputés. Deux soldats de mon unité m'avait accompagné. Où était-ils passés d'ailleurs ? J'haussai les épaules. Ils ne devaient pas être bien loin.

Je remis mon uniforme tout en allant me passer de l'eau sur le visage. Je soufflai. La nuit avait été longue et mon sommeil trop court. Pourquoi diable le capitaine voulait-il me voir si tôt ? Je sortis de la chambre et alla au comptoir pour payer ma nuit. Une serveuse me croisa. Je voulu la saluer, car sa tête me rappelait quelque chose, mais elle en profita pour me gifler. Qu'avais-je fait pour l'avoir autant agacé ? Un vieux pochtron au comptoir gloussa en levant son verre. Je sortis en l'ignorant. L'air vif du matin finit de me réveiller. Pas assez à mon goût. J'avais l'impression que le monde tournait autour de moi. Étais-je encore en train de tituber ? Si j'arrivais dans cet état devant le capitaine, j'allais recevoir la raclée de ma vie. J'étais sur la place située juste devant l'auberge. Je vis sa fontaine, son eau était très tentante. Il y avait peu de monde dans les rues à cette heure. Je mis ma tête sous le jet glacé. Quel bonheur. Je restai là pendant plusieurs minutes puis me retirai. Mes cheveux étaient trempés. Alors que j'étais en train de les essorer, je me rendis compte qu'on me regardait.

- Ce n'est rien ! Dis-je. Juste un petit coup sur la tête.

Certains se mirent à rire. Ils n'étaient pas dupes. J'étais un peu trop connu dans le coin. Quelle honte. Heureusement pour moi, j'allais, dans quelques heures, quitter pour toujours ce pays. C'était là une excellente occasion de refaire ma réputation. Tu rêves mon vieux ! Il fallait que je me dépêche de retourner sur le Patriote. Je remis mon chapeau et fila vers les quais.

Là, je vis mes deux compagnons de la veille. Ils me gratifièrent d'une bonne tape sur l'épaule et m’accompagnèrent à bord. Le capitaine me reprochait souvent d'être trop proche des matelots sous mes ordres. Moi, je ne le voyais pas ainsi. Je m'arrêtai devant la cabine de mon supérieur et frappai à la porte.

- Vous m'avez appelé capitaine ?

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Prédéfini


Journal de bord
Situation RP: Libre
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MessageSujet: Re: Vers l'horizon [PV] Sam 9 Mar - 11:17

Les deux soldats envoyés par ses soins revinrent moins d'une heure plus tard. Ils avaient trouvé et sorti du lit le lieutenant. Ce dernier ne devait plus tarder. Bien. Ladreï retourna dans sa cabine et se mit à lire des documents qu'on lui avait récemment envoyer. Il s'agissait d'informations importantes concernant la colonie qu'ils allaient investir, lui et son père : historiques, rapports de soldats, journaux d'officier et d’anciens gouverneur, note de plusieurs naturalistes etc. Il était fondamental pour lui de savoir où il allait mettre les pieds. Ainsi, il pourrait anticiper toutes les futures difficultés qu'il rencontrerait. Car cela était certain, il allait forcément en rencontrer. Il était en train de lire le rapport d'un soldat qui avait, avec quelque uns de ses compagnons d'armes, survécu à une attaque pirate quand son bras droit frappa à la porte.

- Vous m'avez appelé capitaine ?


- Entrez !

Il ne leva pas les yeux du document et invita Aodhàn à s’assoir d'un petit geste de la main. Lorsqu'il eut finit de lire le rapport, il le jeta sur sa pile de documents et le regarda enfin. Le jeune sous-officier n'avait pas bougé, il attendait sagement sur sa chaise et lui rendit son regard.

- Vous avez l'air fatigué, lieutenant.

Il ne répondit pas, il devait d'ores et déjà savoir que son capitaine n'attendez pas de réponse. De toute façon, il lui avait bien demandé explicitement une permission pour hier soir et le commodore avait accepté. Aodhàn n'avait donc rien à se reprocher. Ladreï s'enfonça dans sa chaise et croisa les mains sur son bureau. Il avait appelé le lieutenant, il fallait maintenant qu'il lui dise pourquoi, qu'il lui donne ses ordres.

- J'ai plusieurs documents ici concernant notre prochaine destination. Seulement, il m'en manque quelques uns. Dont une carte. Aldrich a du les égarer quelques part. Allez le voir et demandez-lui de les chercher. Dans tout le port s'il le faut. Il me les faut absolument. Il fit une courte pause et réfléchit à ce dont il avait encore besoin. Ha ! Et aussi, demandez au cuisinier de se dépêcher. Je lui ai demandé expressément un petit déjeuner et il se fait attendre.

Il attendit que le lieutenant sorte de sa cabine pour se remettre à son étude. Après tout, il avait bien quelques heures à tuer avant le départ. De plus, ces documents étaient d'une extrême richesse et très intéressants. Il se demanda alors s'il aurait assez de lecture pour toute la traversée.

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Matelot
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Journal de bord
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MessageSujet: Re: Vers l'horizon [PV] Sam 9 Mar - 14:55

- A vos ordres capiatine !

Je ne me fis pas prier. Je me levai et sortis sans attendre. Dans l'étroit couloir qui desservait toutes les cabines des officiers, sous-officiers et invités d’honneur, je pris une profonde inspiration. Le capitaine avait bien raison, je n'étais pas dans une très grande forme. J'avais du lutter pour ne pas dégobiller sur son bureau. J'hésitai à rejoindre ma cabine, j'aurai pu en profiter pour piquer un petit somme. Cependant, la vision des coups de fouet que je recevrais si je faisait ça me fit vite oublier cette idée grotesque. De toute façon, ma cabine était minuscule, je n'y aurais pas été mieux. Mais je l'avais choisie, cette cabine. Celle qu'on m'avait attribuée au départ était bien trop grande et luxueuse à mon goût. Aussi, j'avais préféré prendre la cabine de l'ancien cuisinier du navire, située à côté de la cuisine et de la salle à manger. Le cuisinier actuel dormait avec les marins, sur le pont inférieur.

Je mis donc une petite gifle à mon subconscient et passai à côté sans m'y arrêter. De tout façon, je n'avais besoin de rien qui était à l'intérieur. En passant devant la cuisine, je pressai le cuisinier d'apporter le petit déjeuner au capitaine. Il me répondit qu'il avait bientôt fini et qu'en plus, cela ne faisait que quelques minutes qu'on lui avait passé la commande. Je ne fus pas étonné. La capitaine n'était pas des plus patient, surtout quand il s'agissait de manger, et surtout aujourd'hui, alors qu'on partait dans quelques heures. Je sentais moi-même que l'excitation me gagnait. Je pris un pain à la volée et sortis sur le pont supérieur tout en me goinfrant. Je cherchai Aldrich des yeux. Comme je le voyais pas, je demandai au premier gaillard qui passa par là.

- Hey toi ! Tu sais où est Aldrich ? Dis-je en crachant une miette de pain.

- Il est en bas, sur le quai, il dit au-revoir à sa famille.

C'était bien ma veine. Je partis m'appuyer sur le bastingage pour jeter un coup d'oeil sur le quai. On avait une belle vue de là haut. Je vis enfin celui que je cherchais, il était bien en train de faire ses adieux à ses proches. Ces derniers pleuraient. Je finis mon petit casse-croûte en attendant qu'il finisse et regardai la ville. Je me mis à penser à ma famille. Je ne savais même pas si mes parents, mes frères et mes soeurs étaient encore en vie. Finalement, j'avais de la chance, je n'étais pas obligé de subir les larmes d'une femme ou d'un enfant. Ni à me demander s'ils allaient bien quand j'étais en mer. Comme ce bon vieux Aldrich traînait un peu en longueur, je le sifflai.

- Aldrich ! Ramènes tes fesses ! On a besoin de toit ici.

Je du subir le regard noir de sa femme ainsi que ceux de plusieurs marins qui étaient sur le pont. Je souris et m'avançai vers Aldrich qui ravalait sa colère au plus profond de lui même.

- Où sont les autres documents que le capitaine t'avais demandé de lui apporté ?

- Ils sont tous sur sont bureau, je les ai déposé là hier soir.

- Il en manque. Et le capitaine les veut tout de suite. Je te conseille vivement de les retrouver avant le départ. Je peux t'aider si tu veux, si tu me dis où chercher.

- Je... je ne sais pas. Je les avait déposé chez moi avant de venir ici. Je vais y retourner. S'ils ne sont pas sur le bureau du capitaine ils doivent surement là bas.

- Alors dépêche toi, on part à la prochaine marée haute. Donne-moi ton sac, je vais le ranger pour toi. Allez ouste !

Il jeta son paquet à mes pieds et fila sur le quai. Il passa devant sa femme en courant. Celle-ci lui demanda ce qu'il se passait, il lui répondit en hâte et se remis à courir de plus belle. Pauvre Aldrich. Ce n'était pas son jour. Mais quand on avait pas de tête, il fallait avoir des jambes. Je confiai ses affaires à un compagnon que je savais proche de lui et me mis à inspecter le pont et à recenser les présents. Malgré les apparences, je tenai à mon poste - et surtout à mes fesses. Aussi, je fis en sorte de vérifier que tout était en ordre pour le départ.

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Prédéfini


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MessageSujet: Re: Vers l'horizon [PV] Sam 9 Mar - 20:41

- Voilà ce que vous avez demandé monsieur.

- Merci ! Répondit Ladreï sans lever les yeux de ses précieux documents.

Quand il eut fini la page du journal qu'il était en train de lire, il marqua la page, le mit sur le côté et approcha l’assiette qui lui avait été apportée. C'était quelque chose de simple mais fait avec des ingrédients frais, qu'il ne risquait pas de revoir de si tôt : du pain, du fromage, du lard et quelques pâtisseries. Il mangea sans se presser, appréciant ce petit moment de répit. Bientôt, ils seraient en mer, ils devraient se contenter de patates, de biscuits secs et de viande séchée. De plus, les aliments que l'on trouvait à Fändir étaient très différents de ceux présents ici. Il ne savait donc pas s'il aurait encore l'occasion d'en manger comme ceux là. Il poussa son assiette et continua ses lectures. Au bout d'une heure, il s'arrêta. La matinée devait se terminer, aussi, était-ce le bon moment pour aller sur le pont. Il commença à sortir et prit son chapeau sur la commode. En dessous, il vit les papiers qu'il avait prestement demandé au lieutenant de rechercher. Il grogna et se rua à l'extérieur.

- Lieutenant ! Appela-t-il avant de le voir sortir du pont inférieur. Dites à Aldrich d'arrêter de chercher les documents, ils étaient sur la commode de mon bureau. Ne me demandez pas comment ils sont arrivées là, ils n'avaient rien à y faire. Je monte vers la barre. Allez-y !

Arrivé à la hauteur de la barre, il s'appuya au bastingage pour inspecter le pont. Tout avait l'air d'être en ordre. Les chargements étaient finis, tous les soldats semblaient présents, les matelots s'activaient ça et là. Un magnifique spectacle. Il adorait les départs. Il sentait son sang bouillir dans ses veines. C'était comme une adiction. Oui. On pouvait le dire. Il adorait les sensations que lui procurait cette adrénaline. Il inspira l'air marin et profita pleinement de ce moment.

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Matelot
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MessageSujet: Re: Vers l'horizon [PV] Dim 10 Mar - 13:48

Je soupirai. Evidemment, ce ne serait jamais de la faute du capitaine. Et c'était à moi maintenant de réparer le mal. Pourquoi donc Aldrich avait posé ces foutus papiers sur sa commode au lieu de les mettre avec les autres. Je sifflai Delbrich et Polok qui semblaient déjà s'ennuyer et leur demandai de m'accompagner. Ce pauvre gaillard n'était toujours pas revenu, il devait encore être chez lui, à chercher partout. Il devait même retourner la maison de fond en comble à cette heure ci. C'était madame Aldrich qui allait être contente. En plus de devoir s'occuper du départ du reste de la famille vers Fändir, elle devrait tout remettre en ordre. En même temps, cela allait surement les aider à mieux trier leurs affaires avant le déménagement, ils commençaient juste le travail un peu plus tôt que prévu.

Heureusement, le soldat vivait tout près des quais, aussi, nous y fûmes en très peu de temps. Polok frappa à la porte mais personne ne répondit. C'était ouvert. Nous entrâmes et découvrîmes ce cher compagnon d'arme, en train de fouiller dans sa cuisine - pourquoi dans la cuisine, ça je n'en savait rien. Sa femme semblait être en train de lui passer un sacré savon. Je me raclai la gorge pour leur indiquer notre présence. Ils se retournèrent.

- Madame, dis-je en retirant mon chapeau, Polok et Delbrich m’imitèrent. Toutes nos excuses mais, le Patriote va bientôt partir. Nous avons besoin que votre mari revienne sur le navire maintenant. Tant pis pour les documents.

- Bien sûr ! Et tant que vous y êtes, vous direz à votre cher capitaine, que ces précieux dossiers, il peut les chercher lui-même ! Non mais regardez dans quel état vous avez mis mon mari.

- Je lui dirai.

Un clin d'oeil de ma part suffit pour décompresser un peu ce vieux Aldrich. Il était déjà bien rouge quand nous étions arrivés, il avait maintenant tiré au violet, comme s'il ne respirait plus. Il savait très bien que sa femme avait eu un geste plus que déplacé à mon encontre. Par ce signe, je lui faisait comprendre que tout était arrangé et que le capitaine n'en tiendrait pas rigueur.

- Bien, je vous laisse dire au revoir à votre mari. Nous allons l'attendre dehors.

Nous sortîmes et il nous rejoignit quelques minutes plus tard. Il semblait avoir encore du mal à respirer, aussi, je demandai aux deux autres de bien le surveiller et même de le porter un peu si nécessaire. Une fois de retour su le pont j'allai à l'avant du bâtiment pour regarder la marée. Nous pourrions partir dans quelques dizaines de minutes. Je rejoignis donc le capitaine qui était près du barreur.

- Capitaine, le niveau de l'eau est assez haut. Dois-je annoncer le départ ?

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Prédéfini


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MessageSujet: Re: Vers l'horizon [PV] Dim 17 Mar - 21:25

Le lieutenant était revenu avec ses hommes peu avant la mi-journée. Ils étaient partis moins d'une demi heure. Tant mieux. Cet épisode ne risquait donc pas de les retarder encore plus. Il vit son bras droit venir vers lui pour lui parler.

- Capitaine, le niveau de l'eau est assez haut. Dois-je annoncer le départ ?

En effet, en y regardant de plus près, la marée leur permettrait bientôt de quitter le port. Après avoir effectué toutes les manœuvres nécessaires pour que le navire puisse appareiller, le niveau serait largement suffisant. Le tirant d'eau du Patriote était assez faible et ils n'auraient pas besoin de plus. Autant partir dès qu'ils le pourraient.

- Annoncez le départ. Répondit-il en acquiesçant de la tête.

Il le vit s'installer au milieu du pont pour crier ses ordres. Le branle-bas était donné. Tous les matelots rejoignirent leur poste. Les gabiers escaladèrent les haubans, le cabestan fut encerclé, les amarres furent virées, le pavillon de la flotte royale fut hissé. La plupart des soldats allèrent saluer leur famille restées sur les quais depuis le bastingage. Une fois la jetée du port passée, les voiles furent libérées et le bâtiment commença à prendre de la vitesse. Le vent était favorable. Ladreï déplia sa carte et indiqua au barreur la direction à prendre. Ils mirent le cap plein ouest.

Il vit Aodhàn se poster près de lui, prêt à recevoir des ordres. Mais des ordres à donner, il n'en avait plus. En tout cas plus pour le moment. Il profita de cet instant. Les départs en mer, il adorait ça. Il pensa à ses parents, et surtout à Vladislava, sa belle mère. Ils devaient encore être en route pour Fändir, ils ne devaient arriver que le mois prochain. Deux mois en mer, cela était long. Surtout pour une grande dame qui n'avait pratiquement jamais voyagé de la sorte. Allait-elle bien ? Supportait-elle le voyage ? Avait-elle le mal de la mer ? Surement. Dans tout les cas, il aurait leur récit complet à son arrivée. Il eut soudain un pincement au cœur. Et si le navire de ses parents avait été le témoin d'une attaque pirate ? Il secoua la tête pour en sortir cette idée. Mieux valait ne pas penser à de telles choses. Et puis, le navire d'Ivor Baranov était l'un des plus armé et tout un bataillon l'accompagnait. Non, vraiment, il ne fallait pas s'en faire. Il laissa ses pensées vagabonder un instant, puis, après avoir vérifié une énième fois leur trajet et la direction qu'ils prenaient, il alla rejoindre sa cabine. Le lieutenant superviserait lui même la suite sur le pont. Il se servit un verre d'alcool et retourna à ses lectures.


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