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Le beau, c'est l'imprévu [PV]

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Capitaine
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Journal de bord
Situation RP: Occupé
En couple: Non
MessageSujet: Le beau, c'est l'imprévu [PV] Ven 8 Mar - 22:31

Plusieurs longues semaines s’étaient écoulées depuis l’arrivée de Sigrid dans la demeure des Jaminez.

On avait mis à sa disposition une dizaine d’hommes et de femmes qualifiés, qui devaient, en un temps record, lui apprendre les bonnes manières et la danse. On lui enseigna qu’elle devait donner l’exemple et que sa vie entière allait être planifiée par les plus grands qu’elle, si elle n’était pas capable d’entrer dans leur monde, mais aussi qu’une Dame digne de ce nom devait tout connaître de sa colonie, manger proprement, ne pas traîner trop longtemps au lit, être compatissante, prudente, patiente. En somme, Sigrid devait atteindre la perfection, afin de s’assurer la totale confiance de Diego Jaminez…et des gens qu’elle allait prochainement rencontrer. La récompense était trop belle, pour que la jeune femme se permettre le moindre écart. Pourtant, ces semaines ne furent pas de tout repos, loin de là.

La future Dame menaça plus d’une fois de quitter la demeure, agacée et dépassée par la tournure que prenaient les évènements. L’homme qui lui enseignait la danse était quelqu’un d’impitoyable et de particulièrement exécrable. Plusieurs fois, elle l’avait menacé de sa lame, désirant plus que quiconque l’abattre sur le champ, tant ses méthodes l’horripilaient. Mais un beau jour, alors que la situation dégénérait de nouveau, Diego Jaminez la ramena à la raison en lui rappelant les risques qu’elle courrait si elle tentait de lui échapper. Depuis, Sigrid avait pris sur elle et faisait de gros efforts pour apprendre à supporter sa présence : mais chaque jour, chaque heure et chaque seconde était un horrible cauchemar, duquel elle ne pouvait s’extirper. Le seul point positif qu’elle finit par retirer de sa rencontre avec cet homme, était la grâce qu’elle avait acquise à ses côtés. La danse n’aurait bientôt plus aucun secret pour elle.

Sigrid passa la nuit à se tourner et se retourner dans son lit. Enfin, à l’aube, elle abandonna le combat et se dirigea vers la salle d’eau, qui n’attendait plus qu’elle. Elle y fit sa toilette avec pour seule compagnie une petite domestique bien silencieuse. A la plus grande surprise de cette dernière, Sigrid lui ordonna d’aller chercher la plus belle robe de nuit de son armoire, ce qui était inhabituel, étant donné que la journée commençait à peine.

Les cheveux relâchés, légèrement parfumée et pieds nus, elle prit la direction des appartements de Diego Jaminez, bien décidée à lui rappeler qu’elle n’était pas prompte à se faire oublier de lui dans cette demeure. Une fois devant la chambre, elle se glissa dans l’entrebâillement et referma aussitôt, pour n’être gênée par personne. Elle finit par se glisser sous les draps et poser sa tête contre la poitrine de Diego, jouant de ses longs cheveux et du calme de son visage. Son toucher est doux. Mais sa réaction, à son réveil, risque d’être moins chaleureuse.

Lasse d’attendre, elle finit par voler ses lèvres. La scène lui rappelle les contes de son enfance. Elle est le Prince, et lui la Princesse endormie.

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Matelot
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Journal de bord
Situation RP: Occupé
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MessageSujet: Re: Le beau, c'est l'imprévu [PV] Dim 10 Mar - 21:56

La nuit profonde que Diego s'était accordée, ne devait pas s'achever de la sorte. Il était parvenu à obtenir du gouverneur qu'il soit son invité aujourd'hui. Le prélat avait donc mis en oeuvre bien des choses pour que tout soit parfait. Sigrid avait été à la hauteur de ce qu'il espérait, et il regrettait de n'avoir pas pu lui accorder assez d'attention.
Il avait aussi reçu une lettre très inquiétante du père Angelo. Ce petit missionnaire, plus pieux que lui, c'était montré être un vrai atout. Bien que connaissant sa réputation, il n'avait en rien chercher à le lui reprocher ou à le mettre en défaut. Au contraire, il semblait vouloir se montrer solidaire. La mauvaise nouvelle, c'était la disparition d'un vrai capitaine de la marine marchande : Raven. Et cet homme, il le connaissait... plutôt bien. Leur première rencontre avait eu lieu de l'autre côté de l'océan. Les affaires avec les Jaminez s'étaient fort développées. Sa disparition, c'était un vrai problème.

Il s'était donc couché, épuisé, nerveux, inquiet et de bonne heure. Diego avait avalé une de ces nouvelles pastilles de couleur verte, une sorte de drogue, qui l'avait envoyé rapidement dans le pays des rêves.
Les lèvres de Sigrid firent réagir ses réflexes d'homme. Encore dans son endormissement, il serra la femme à ses côtés. Il caressa le cou, puis la poitrine et glissa sa main sous l'étoffe de soie jusqu'aux fesses. Diego ouvrit doucement ses yeux et manqua un mouvement de recul en reconnaissant le visage de son invitée. Cependant, il eut un sourire et enlaça plus fermement cette belle femme.

- Bonjour belle inconnue. Que me vaut un aussi doux réveil ?

Mais sans attendre, le jeune prélat reprenait les baisers de plus en plus enflammés qu'il déposait sur le corps de Sigrid. Il caressait avec douceur et fébrilité la nuque, les boucles des cheveux qu'elle avait parfumé, les deux coussins d'amour, le ventre doux qu'elle avait ferme. Il continuait ses pressants baiser et ses caresses vers des abysses merveilleux et le long des cuisses musclées de sa pirate emprisonnée.

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Capitaine
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Journal de bord
Situation RP: Occupé
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MessageSujet: Re: Le beau, c'est l'imprévu [PV] Lun 11 Mar - 22:17

Elle aurait dû le faire cesser. Elle n’aimait pas cet homme et ne l’avait jamais aimé, même si, pour une raison qui lui échappait encore, le dégoût qu’elle ressentait à son égard ne faisait que renforcer son attirance. Leur mépris mutuel ajoutait un élan de passion à leur relation, qui la séduisait et l’horrifiait tout à la fois ; Une attraction néfaste les poussant irrémédiablement l’un vers l’autre, en dépit des nombreuses conquêtes du jeune prélat, qui n’étaient pour Sigrid que de simples antidotes à ses pulsions. Bien loin d’imaginer retirer quoi que ce soit de bien à ce petit jeu, rien ni personne semblait être en mesure de les arrêter, pas même les nombreuses déceptions qui se profilaient à l’horizon.

En somme, elle était en train de commettre une grossière erreur en continuant de le suivre…Et pourtant, elle le faisait, parce qu’elle en mourait d’envie et que personne n’était là pour lui dicter sa conduite. Mais ses baisers étaient sauvages, presque impatients, à croire qu’il voulait la punir, lui montrer qui était le maître. Soit le Seigneur Jaminez n’avait aucune retenue, soit il avait oublié à qui il avait affaire ! Tandis que ses lèvres traçaient un chemin brûlant sur la peau de son cou, de ses seins et de ses cuisses, elle l’arrêta, une main posée sur sa poitrine. Ce n'est que lorsqu’il croisa son regard, dans la pénombre de la chambre, qu’elle se permit de partager avec lui ses véritables intentions.

-Je pensais être capable de vous blesser au-delà du supportable. De vous voir souffrir et verser des larmes, me suppliant d’épargner votre âme et de vous pardonner pour tout le mal que vous m’avez fait.

Sigrid agrippa son visage pour l’attirer à elle et l’embrasser, encore et encore.

- Je ne vous crains pas et ne crains pas vos menaces, déclara Sigrid, les yeux luisant de colère. Un jour, vous regretterez votre méchanceté envers moi et souffrirez de vos calomnies.

Désireuse de le confronter à un choix délicat, elle passa lentement ses mains dans le dos de son hôte, prenant plaisir à caresser la courbe de ses épaules et le creux de ses reins. Elle perçut son souffle chaud sur son oreille et se demanda s’il allait la chasser, ou bien maîtriser sa colère et pour la première fois, accepter de partager avec elle plus que des menaces.

- Mais entre les bras d’une femme, vous n’êtes qu’un pion sur l’échiquier, Diego Jaminez. Vous n’êtes ni Maître, ni Dominant, ni Roi. Vous n’êtes qu’un homme.
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Matelot
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MessageSujet: Re: Le beau, c'est l'imprévu [PV] Mar 12 Mar - 11:53

Le rêve fut de courte durée. Un instant Diego s'était vu enfin en trêve avec Sigrid. Il lui avait présenté le gouverneur, lui avait enseigné l'art de la cour et par dessus tout, il l'avait laissée vivre tranquille. Le prélat pensait naïvement qu'elle jouerait avec plus de classe, qu'elle aurait appris à le supporter et peut-être à le connaître. Mais elle n'avait rien de tout ça. C'était une furie que la piraterie même n'avait plus supporté. C'était un chien enragé qui ne reconnaissait pas ceux qui pouvaient l'aider. La première leçon ne serait jamais assimilée.

Qu'elle pouvait être bavarde ! Que de mots inutiles ! Et quel idiot avait-il été de croire à une amélioration. La drogue avait dû le rendre un peu trop confiant. Ces mots, ces caresses... le désir n'y était plus et Sigrid ne faisait qu'attiser la colère qui venait remplacer son appétit charnel. Et déjà des pensées pour se débarrasser d'elle émergeait dans son esprit. Ce devait être une belle journée, mais elle ne l'était déjà plus. Et sa colère empira quand elle cessa son discours matinal en croyant le dominer.

- Diable ! cracha-t-il entre ses dents serrées. Ta langue de vipère est le meilleur remède contre le désir !

Diego porta son poing au cou pour lui faire lâcher prise. Le souffle un instant coupé, Sigrid se retrouva une fraction de seconde à sa merci. Fraction de seconde pendant laquelle la colère l'emporta sur son désir d'homme. Il l'empoigna par les cheveux pour la faire basculer violemment sur le sol. Tenant toujours la chevelure d'une poigne de fer, il releva à demi le buste et lui susurra à l'oreille :

- Tu n'es plus rien maintenant. J'ai trouvé ta faiblesse.

Et laissant une seconde pour que leurs yeux se croisent, il la gifla sans retenue, inconscient de sa propre force, envahi tout entier par une colère destructrice. Le jeune prélat l'emmena de force, la bousculant et la traînant, hors de sa chambre où il la laissa avant de fermer sa porte et pousser le verrou.

- N'oublie pas qu'il y a le bal du gouverneur. Tu porteras du rouge et le collier d'or à l'énorme rubis. Tu penseras à me remercier de te laisser porter tes couleurs.

Sur ce, il passa dans son cabinet personnel par une porte dérobée.

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Capitaine
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MessageSujet: Re: Le beau, c'est l'imprévu [PV] Dim 24 Mar - 13:02

Suite à cette violente altercation, Sigrid Solta porta une attention toute particulière à son apparence. Elle enfila une robe de velours rouges, fermée sur le devant par une multitude de petits boutons d’or. Parmi les femmes du haut monde, elle se devait de paraître mince : de stature imposante, musclée et pourvue du caractère d’un animal sauvage, tout était bon pour faire d’elle l’une des Dames les plus respectables et admirées de la colonie. Une fois l’habit arrangé, on lui farda généreusement le visage de poudre blanche, avant d’attacher à son cou l’impressionnant collier dont lui parlait le Seigneur Jaminez, avant qu’il ne décide de la jeter hors de sa chambre tel un vulgaire chien de rue.

A présent, tout semblait parfait.

- Cet homme n’a donc aucune limite ?

Encore un peu et elle se serait battue avec son hôte jusqu’à ce que la mort fauche l’un d’eux. La colère la rongeait de l’intérieur.

- Mais ce qu’il ne semble pas savoir, c’est qu’il y a une limite à la souffrance d’un individu. Un jour, il paiera ses crimes, marmonna-t-elle, avant de rejoindre le salon, où un copieux petit-déjeuner l’attendait.

Son hôte n’était pas présent. Peut-être s’était-il rendormi, ou n’avait-il pas eu le temps de terminer sa toilette. Peut-être même qu’il se satisfaisait d’une domestique, ou tout du moins le lui laissait penser, croyant attiser en elle un profond sentiment de jalousie. Elle tourna en rond dans le petit salon, impatiente, agacée, lassée et hors de ses gonds. Plusieurs fois, elle proféra des jurons peu dignes du personnage dont elle avait le rôle.

Une douleur sourde à la mâchoire, là où le Seigneur Jaminez l’avait frappé, la calma rapidement. Sigrid lui avait une nouvelle fois résistée, dépassant les limites imposées, et il n’avait pu se contenir longtemps. En repensant au regard de cet homme, elle s’estima heureuse d’être encore en vie, car il aurait très bien pu la tuer sur le champ. Elle regretta de ne pas l’avoir satisfait et d’avoir voulu affronter plus fort qu’elle. Elle n’était pas encore prête pour le faire plier, et avait pris d’énormes risques. La patience n’était pas l’une de ses plus brillantes qualités.

- Apportez plus de thé, une tasse ne me suffira pas.

- Bien, ma Dame.


Le domestique quitta la pièce et Sigrid se retrouva seule. C’était un grand jour pour elle. Le bal donné par le Gouverneur Winston était une occasion en or pour l’assassiner. Diego Jaminez n’était pas au courant de ses véritables intentions vis-à-vis du Gouverneur et ne semblait pas particulièrement si intéresser. Cette négligence, la seule commise depuis les dernières semaines par son hôte, allait lui permettre d’agir à sa guise.

Elle pouvait glisser du poison dans son thé. Le pousser dans les escaliers alors que la foule la dissimule était une solution aussi envisageable que la précédente.
Elle pouvait le séduire, l’attirer dans son lit dès ce soir et l’assassiner froidement en transperçant sa gorge de sa lame.
Cette dernière option était probablement la meilleure : un entraînement plutôt intéressant, car elle rêvait de voir Diego Jaminez mourir de la même manière, de voir son visage crispé par le plaisir porter, une première et dernière fois, la marque de la terreur.
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